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Vaccination Covid-19 : la 2e dose peut être espacée à 6 semaines selon la HAS

23 Jan. 2021

La France a donné le top départ de la campagne de vaccination anti-covid le 27 décembre. Mais après un démarrage très lent, justifié notamment par la nécessité de réserver un temps suffisant pour le recueil du consentement dans les Ehpad, les couacs s’enchaînent : difficulté pour prendre un rendez-vous, retard de livraison de doses et autres défaillances logistiques.

De son côté, le gouvernement a annoncé une série de mesures pour accélérer la campagne de vaccination, notamment la création de centres vaccination dans chaque département ainsi que des adaptations du calendrier vaccinal afin de vacciner plus vite les plus fragiles.

Ce 23 janvier, la HAS estime qu’il est urgent de vacciner “plus vite un plus grand nombre de personnes à risque d’hospitalisation ou de décès”. La recrudescence de l’épidémie et l’installation des variants se transmettant plus rapidement, justifient selon elle, une accélération de la vaccination “dans les plus brefs délais”, en particulier “pour les sujets les plus à risque de forme sévère de Covid-19”. L’objectif ? Accélérer la vaccination d’un plus grand nombre de personnes vulnérables afin d’épargner des vies et la saturation du système de santé. “L’âge est le premier facteur de décès”, rappelle Dominique Le Guludec, présidente de la HAS, lors d’un point presse.

La HAS souhaite modifier le schéma vaccinal. Elle préconise donc d’élargir à 6 semaines le délai entre 2 doses de vaccin à ARN messager (vaccins de Pfizer et de Moderna). L’idée est de ne pas sanctuariser les deuxièmes doses pour qu’un plus grand nombre puisse bénéficier d’une première dose. Elle précise que l’autorisation de mise sur le marché permet ce décalage. Rappelons que pour l’heure, le ministère de la Santé, qui n’est pas tenu de suivre l’avis de la HAS, recommande d’injecter la deuxième dose à 4 semaines dans les centres de vaccination et 3 semaines dans les Ehpad.  

Par ailleurs, l’OMS recommande d’administrer les deux doses dans un délai de 21 à 28 jours, avec la possibilité de “retarder l’administration de la deuxième injection de quelques semaines dans des circonstances exceptionnelles de contextes épidémiologiques et de contraintes d’approvisionnement”.

Pour justifier ce report de la deuxième dose, la HAS s’appuie sur des modélisations de l’Institut Pasteur, qui montrent que cet allongement permettrait de vacciner plus rapidement les populations les plus à risque : sur le premier mois de mise en œuvre de cette mesure, ce sont au moins 700 000 personnes supplémentaires qui seraient protégées par le vaccin. “Notre stratégie vise à augmenter le nombre de personnes recevant la première dose de vaccin pour réduire la mortalité dans ce contexte sanitaire particulier”, justifie encore la présidente de la HAS.

“Le risque de perte d’efficacité paraît limité”, selon la HAS. En effet, “les résultats des essais de phase 3 pour les vaccins à ARNm montrent une efficacité du vaccin de Pfizer BioNtech qui débute à partir du 12ème jour après la première dose et celle du vaccin de Moderna à partir du 14ème jour après la première dose”, justifie-t-elle. La deuxième dose joue en fait un rôle de “booster” explique Pr Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations (HAS), qui “prolonge l’immunité via un entraînement des cellules mémoire”.

La HAS précise enfin que cette mesure ne peut être efficace qu’à la condition d’être mise en place rapidement et que les doses de vaccins soient réservées aux populations les plus à risque de forme grave de Covid-19 ou de décès, c’est-à-dire, les personnes âgées de plus de 75 ans puis les personnes âgées de 65 à 74 ans, en commençant par celles présentant des comorbidités.

SOMMAIRE :

  • Combien de personnes sont vaccinées contre le Covid en France ?
  • Calendrier de vaccination : qui est prioritaire ?
  • Quelles sont les pathologies “à haut risque” prioritaires pour la vaccination ?
  • Comment prendre rendez-vous pour se faire vacciner ?
  • Où se faire vacciner ?
  • Faut-il se faire vacciner si on a déjà été contaminé ?
  • Quelle est la durée de l’immunité conférée par le vaccin ?
  • Une fois vacciné, à quel moment est-on protégé ?
  • Faut-il faire un test PCR avant de se faire vacciner ?
  • Que se passe-t-il si on est contaminé entre deux injections ?
  • Le vaccin protège-t-il de la contamination par le Covid-19 ?
  • La mutation du virus rend-elle la vaccination moins efficace ?
  • Que sait-on des effets secondaires ?
  • Les femmes enceintes sont-elles prioritaires ?
  • Faut-il continuer à porter un masque une fois vacciné ?
  • Le vaccin sera-t-il obligatoire ?
  • Les enfants peuvent-ils se faire vacciner ?

Combien de personnes sont vaccinées contre le Covid en France ?

Au 22 janvier, 963 139 Français ont été vaccinés. Le ministère de la Santé a promis une “montée en puissance” de la vaccination dans les Ehpad. L’objectif initial du gouvernement est de vacciner 1 million de personnes en janvier, 2,4 millions d’ici la fin février et 14 millions d’ici l’été. “La totalité des Français seront vaccinés d’ici la fin août, à condition d’avoir les vaccins (..) s’ils sont validés et efficaces”, s’est même avancé Olivier Véran, jeudi lors d’une interview au JT de TF1.

Pour l’heure, 6,5 millions de Français sont prioritaires (Ehpad, soignants de plus de 50 ans et fragiles, patients à haut risque, plus de 75 ans…).

Une première livraison du vaccin Moderna a eu lieu lundi 11 janvier. Au total, plus de 50 000 doses de vaccin ont été livrées, auxquels s’ajoutent les livraisons hebdomadaires du vaccin Pfizer, qui a toutefois annoncé des retards de livraison. Les doses du Moderna bénéficient en priorité aux régions dans lesquelles l’épidémie est la plus active : Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une seconde livraison de près de 75 000 doses suivra, selon le ministère de la Santé, avant une montée en puissance sur février, “deux envois, le premier de 182 000 doses, puis un autre de 542 000 doses”.

Calendrier de vaccination : qui est prioritaire ?

Le plan de vaccination définit pas la HAS doit se faire par étapes en priorisant en premier les personnes vulnérables et les plus exposées au virus (les plus âgées, les plus fragiles en raison d’une pathologie, les soignants). Il s’agit de répondre à un double objectif : réduire les hospitalisations et les décès, tout en préservant les activités essentielles du pays, particulièrement celles du système de santé.

ETAPE 1 (EN COURS) : l’objectif est de vacciner 1 million de Français d’ici fin janvier.

  • les personnes âgées en établissements : Ehpad et unités de soins de longue durée (USLD), résidences autonomie, résidences services seniors ;
  • depuis le 4 janvier, les professionnels de santé (et autres professionnels des établissements de santé et des établissements médico-sociaux intervenant auprès de personnes vulnérables), y compris les professionnels libéraux, les aides à domicile intervenant auprès de personnes âgées et handicapées vulnérables et les sapeurs-pompiers, lorsqu’ils ont plus de 50 ans et / ou des comorbidités (voir question suivante) ;
  • les personnes handicapées hébergées dans des établissements spécialisés et leurs personnels âgés de 50 ans et plus et/ou présentant des risques ;

A partir du 18 janvier :

  • les personnes âgées de 75 ans et plus vivant à domicile ;
  • les personnes ayant une pathologie qui les expose à un très haut risque face à la Covid-19 disposant d’une ordonnance médicale pour se faire vacciner prioritairement (voir la question suivante).

ETAPE 2 (FIN FEVRIER, DEBUT MARS) : la vaccination devrait être élargie aux personnes âgées de 65 à 74 ans et aux personnes à risque en raison d’une pathologie chronique.

ETAPE 3 (DEBUT DE L’ETE) : ouverture de la vaccination à l’ensemble des Français. Avec des priorités : les personnes âgées de 50 à 64 ans en premier, les professionnels des secteurs essentiels au fonctionnement du pays en période épidémique (sécurité, éducation, alimentaire), les personnes vulnérables et précaires et les professionnels qui les prennent en charge.

Quelles sont les pathologies “à haut risque” prioritaires pour la vaccination ?

Tout d’abord, les professionnels de santé, les pompiers, les aides à domicile de plus de 50 ans et/ou qui ont des “comorbidités” sont prioritaires, voici quelles sont les pathologies concernées :

  • l’obésité (IMC >30) en particulier chez les plus jeunes,
  • BPCO et insuffisance respiratoire,
  • hypertension artérielle compliquée,
  • insuffisance cardiaque,
  • diabète de types 1 et 2,
  • insuffisance rénale chronique,
  • cancers récents de moins de trois ans,
  • transplantation d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques et trisomie 21

Par ailleurs, le ministère de la Santé ouvre la vaccination le 18 janvier à des patients souffrant de pathologies particulièrement à risque, quel que soit l’âge, il s’agit des personnes :

  • Atteintes de cancer et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ;
  • Atteintes de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ;
  • Transplantées d’organes solides ;
  • Transplantées par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ;
  • Atteintes de poly-pathologies chroniques, avec au moins deux insuffisances d’organes ;
  • Atteintes de certaines maladies rares (voire liste sur le site du ministère de la santé) 
  • Atteintes de trisomie 21.

Comment prendre rendez-vous pour se faire vacciner ?

La prise de rendez-vous dans des centres de vaccination se fera par téléphone et via internet depuis le 14 janvier 2021. Avec une procédure simplifiée : pas de consultation préalable du médecin, ni de recueillir de consentement par écrit. Un questionnaire devra néanmoins être rempli une fois sur place pour s’assurer de l’absence de contre-indications (avez-vous eu le covid, avez-vous été vacciné contre la grippe au cours des 3 dernières semaines, avez-vous des symptômes, êtes vous allergique…).

La personne éligible à la vaccination est incitée à :

  • Se renseigner localement, auprès de son médecin traitant, pharmacien, mairie, afin d’obtenir les coordonnées du centre de vaccination le plus proche de chez soi et prendre rendez-vous directement par téléphone ;
  • Effectuer sa prise de rendez-vous sur internet, en se rendant sur le site www.sante.fr : l’internaute sera dirigé vers la fiche du centre de vaccination le plus proche de chez lui, qui lui permettra d’accéder à la plateforme de rendez-vous en ligne dédiée à ce centre ;
  • Se faire accompagner dans cette démarche en ligne par ses enfants, petits-enfants, proches et aidants pour les personnes qui ne seraient pas à l’aise avec l’outil numérique ;
  • Contacter le numéro vert national 0800 009 110 (ouvert tous les jours de 6h à 22h) pour être redirigée vers le standard téléphonique du centre le plus proche de chez elle ou obtenir un accompagnement à la prise de rendez-vous.

A noter que les patients “à haut risque” également concernés par la vaccination (voir question précédente) doivent se munir d’une prescription médicale de leur médecin traitant pour bénéficier de la vaccination sans critère d’âge.

Où se faire vacciner ?

Pour l’heure, la vaccination avec les vaccins Pfizer et Moderna ne peut se faire que dans les centres de vaccination (ou vaccinodromes) répartis sur le territoire, et en phase de déploiement. L’objectif est d’en ouvrir 600, soit 6 centres par département d’ici à la fin du mois de janvier, avec un centre disponible pour 100 000 habitants.

Pour connaître le centre le plus proche de chez vous, vous pouvez demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien, ou consulter le site sante.fr ou appeler le numéro vert, le 0800 009 110.

Ces centres de vaccination sont approvisionnés par des établissements “pivots” qui disposent de congélateurs à -70°C, soit 1 par département. L’arrivée imminente du vaccin AstraZeneka, dont la logistique d’approvisionnement est plus simple, permettra de rendre disponibles des vaccins directement en pharmacie, mais pas avant la fin janvier, selon le ministère de la Santé. Les lieux de vaccination par département sont disponibles sur le site sante.fr.

Faut-il se faire vacciner si on a déjà été contaminé ?

Les personnes ayant déjà été infectées par le SARS-CoV-2 doivent-elles se faire vacciner ? “Quand on a fait une infection Covid, une ré-infection dans les 3 mois est très faible”, assure le Pr Daniel Floret, Vice-président de la commission technique des vaccinations à la Haute autorité de Santé (HAS).
Aussi, la HAS ne recommande pas la vaccination systématique pour les personnes déjà contaminées par le Covid-19 dans les trois mois après une infection. Toutefois, “ces personnes doivent pouvoir être vaccinées si elles le souhaitent à l’issue d’une décision partagée avec le médecin. Dans ce cas, il parait alors préférable de respecter un délai minimal de 3 mois à partir du début des symptômes.”

Quelle est la durée de l’immunité conférée par le vaccin ?

Il est trop tôt pour le dire. La durée de l’immunité à long terme après une infection par le SARS-Co-V-2 est estimée entre 6 et 8 mois, mais elle n’est actuellement pas confirmée. Par ailleurs, le nombre de cas publiés de réinfection dument documentés reste faible.

Pour l’heure on dispose d’un recul de quelques mois chez les personnes vaccinées au sein de l’essai clinique. “Ces personnes vont continuer à être suivies, de même que les personnes vaccinées en vie réelle, ainsi on disposera dans les deux ou trois mois prochains de données plus précises, explique Elisabeth Bouvier (HAS). Il n’est pas exclu de devoir renouveler la vaccination mais il est trop tôt pour le dire.”

Une fois vacciné, à quel moment est-on protégé ?

La protection n’est pas immédiate, elle s’exprime en théorie au bout de minimum 10 jours après l’injection. Selon les résultats des essais cliniques, elle est quasi-nulle jusqu’à 10 jours, puis grimpe rapidement pour atteindre 90% après le 12e jour pour le vaccin de Pfizer BioNtech et après le 14e jour pour celui de Moderna.

Faut-il faire un test PCR avant de se faire vacciner ?

Non, il n’est pas nécessaire de faire un test PCR avant de se faire vacciner. En cas de symptômes qui apparaîtraient avant la vaccination, il faut en revanche faire un test et s’isoler et attendre le résultat. Si on est effectivement positif, alors il n’y a pas d’indication à être vacciné.

Que se passe-t-il si on est contaminé entre deux injections ?

Le vaccin Pfizer, commercialisé sous le nom de COMIRNATY® et celui de Moderna, se font en deux injections séparées de 3 à 4 semaines. En cas de contamination entre les deux injections, il faut savoir que cela n’a pas de conséquences pour la santé de la personne vaccinée. C’est même l’inverse : la personne ayant déjà acquis une immunité, elle devrait faire une forme plus légère. La deuxième injection n’est alors pas nécessaire.

Le vaccin protège-t-il de la contamination par le Covid-19 ?

Les publications des résultats des essais cliniques des vaccins Pfizer et Moderna font état d’une efficacité de respectivement 95% et 94%. Concrètement, ces vaccins sont efficaces pour protéger les personnes vulnérables, qui risquent de faire des formes sévères, voire d’en mourir. Ils réduisent la sévérité des symptômes. Mais pour l’heure, on ne dispose pas de données pour savoir si les vaccins sont efficaces pour limiter la transmission du virus entre une personne vaccinée et un de ses proches non vacciné, donc en préventif. La stratégie est donc basée sur le bénéfice individuel, et non sur le bénéfice collectif.

La mutation du virus rend-elle la vaccination moins efficace ?

Le nouveau variant du virus identifié au Royaume-Uni compte plusieurs mutations, dont huit qui concernent la protéine “Spike”, c’est-à-dire la partie située à la surface du SARS-CoV-2, celle qui lui permet de s’accrocher à nos cellules pour y pénétrer. En somme, la mutation touche la clé qui permet au virus de nous infecter. C’est aussi, cette partie qui est justement ciblée par nos anticorps (pour empêcher le virus d’entrer dans les cellules) et par le vaccin.

Toutefois, il semble à ce jour, que ces mutations ne touchent pas l’ensemble de la clé, donc que cette dernière reste efficace. Et par ailleurs, les spécialistes s’accordent à dire que si la mutation était plus importante, on pourrait facilement adapter le vaccin pour le rendre efficace.

“Il est très probable que le vaccin conserve une efficacité contre cette nouvelle variante. Il faudrait qu’il y ait vraiment beaucoup de mutations pour que le vaccin perde son effet. Pour le moment, nous ne sommes pas très inquiets”, estime Marco Cavaleri, responsable des menaces biologiques sanitaires et de la stratégie vaccinale à l’EMA.

En revanche, le variant sud-africain, inquiète davantage les scientifiques. En effet, selon le Conseil scientifique, le virus 501Y.V2 (sud-africain, NDLR) possède une mutation additionnelle sur la protéine S (E484K) qui pourrait entrainer un échappement à la réponse immunitaire naturelle ou post-vaccinale”, est-il mentionné dans son dernier avis, remis au gouvernement le 12 janvier.

Que sait-on des effets secondaires ?

Comme pour tout médicament ou vaccin, il y a des effets indésirables. Ceux du vaccin Pfizer -fièvre, douleur au point d’injection, céphalées- sont assez fréquents mais bénins. Selon la FDA, ils durent en moyenne quelques jours et sont “légers” ou “modérés”.

En France, la pharmacovigilance est assurée par l’Agence du médicament (ANSM). Elle assure une veille des effets indésirables rapportés par les personnes vaccinées et fait des points réguliers. Selon le dernier point de situation au 22 janvier, 144 cas d’effets indésirables ont été déclarés avec le vaccin Comirnaty de Pfizer/BioNTech.

La majorité des effets correspond à “des effets indésirables attendus ou non graves, en particulier à des effets de réactogénicité comme par exemple la fièvre, les maux de tête et les nausées”, précise l’Agence du médicament.

Au total, 31 cas d’effets indésirables graves ont été analysés dont 4 cas d’épisodes de tachycardie, qui doivent faire l’objet d’investigations supplémentaires.

Parmi ces cas graves, 9 cas de décès ont été rapportés. Il s’agissait de personnes âgées résidant en EHPAD ou en résidence vieillesse qui présentaient toutes des maladies chroniques et des traitements lourds. “Au regard des éléments dont nous disposons à ce jour, rien ne permet de conclure que ces décès sont liés à la vaccination”, assure l’ANSM, mais “ces cas de décès et les données correspondantes font l’objet d’un suivi attentif dans le cadre de la surveillance du vaccin.”

Enfin, aucun cas d’effet indésirable avec le vaccin Moderna n’a été déclaré en France.

En Europe, ce sont 71 décès qui ont été signalés au total, a informé le ministère de la Santé ce 19 janvier, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Norvège et au Danemark.

Aux Etats-Unis, selon les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), seulement une personne sur environ 100 000 a manifesté une réaction allergique grave après avoir reçu une dose du vaccin de Pfizer-BioNTech contre le coronavirus. Les autorités de santé américaines soulignent que les bénéfices de la vaccination restent bien supérieurs aux risques potentiels.

Rappelons que le vaccin Pfizer et celui de Moderna sont déconseillés aux allergiques présentant des antécédents d’allergies graves de type anaphylactique ainsi que ceux allergiques à l’un des composants du vaccin, en attente de données complémentaires. La HAS recommande de surveiller attentivement les sujets vaccinés pendant au moins 15 minutes après la vaccination. Lire aussi notre article Allergiques, qui peut se faire vacciner ?

Par ailleurs, outre les réactions allergiques, quelques cas exceptionnels de paralysie faciale très rares ont été décrits. Lors des essais cliniques du vaccin de Moderna, quatre cas de paralysie de Bell ont été recensés, dont un dans le groupe placebo (qui n’a donc pas reçu le vaccin), et l’Agence américaine du médicament a recommandé une “attention particulière” sur ces cas. Selon l’ANSM, l’analyse de ces cas étrangers confirme que “ces troubles surviennent de façon extrêmement rare avec une incidence qui ne dépasse pas celle observée chaque année en période hivernale dans la population générale.”

Comment déclarer un effet indésirable ? Comme pour toute mise sur le marché de vaccin ou de médicament, la pharmacovigilance permet de suivre les effets indésirables. Les agences sanitaires des différents pays vont recenser tous les effets secondaires chez les vaccinés. En France, la procédure de pharmacovigilance est renforcée et comme pour tout médicament, chacun peut déclarer un effet indésirable sur la plateforme dédiée signalement-sante.gouv.fr.

Les femmes enceintes sont-elles prioritaires ?

La HAS n’a pas inclus les femmes enceintes dans les populations à vacciner en priorité dans ses recommandations en raison de l’absence de données sur cette population – exclue des essais cliniques. De plus les recommandations nationales étrangères (notamment anglaises) identifiées à ce stade ne recommandent pas la vaccination pendant la grossesse.

Faut-il continuer à porter un masque une fois vacciné ?

La vaccination n’est pas un gage de non-contagiosité, le vaccin (Pfizer ou Moderna) empêche les formes graves mais n’empêche pas d’être porteur du virus et de transmettre le virus. Donc les gestes barrières sont complémentaires et restent indispensables une fois vacciné. La vaccination n’empêche pas de porter le masque.

Le vaccin sera-t-il obligatoire ?

“Je veux aussi être clair : je ne rendrai pas la vaccination obligatoire”, a affirmé Emmanuel Macron. Le ministère de la Santé souligne sur son site d’information sur la vaccination que “le vaccin ne sera pas obligatoire et la preuve de vaccination ne pourra donc pas être exigée. De plus, le consentement de la personne à la vaccination devra être recueilli au préalable.”

La vaccination ne sera pas obligatoire, car le gouvernement a fait “le choix de la confiance” a également martelé Jean Castex début décembre. “Il faut que nous soyons les plus nombreux à nous faire vacciner. Se faire vacciner c’est aussi protéger les autres, c’est un acte altruiste”, a insisté le chef du gouvernement, souhaitant que l’on atteigne un niveau de protection immunitaire suffisant pour reprendre une vie normale.

Les enfants peuvent-ils se faire vacciner ?

Il n’y a pas d’autorisation de mise sur le marché des vaccins pour les moins de 16 ans pour le vaccin Pfizer et pour les moins de 18 ans pour le Moderna. De même que pour les femmes enceintes, les données cliniques concernant cette tranche d’âge ne sont pas suffisantes (profils non suffisamment inclus dans les essais cliniques).

“Il est souhaitable qu’il y ait rapidement une autorisation de mise sur le marché pour les moins de 18 ans”, a néanmoins estimé Daniel Floret, vice-président du Comité technique des vaccinations (CTV) le 30 novembre. Il faut espérer que des études soient menées rapidement car il y a certainement des enfants qui ont des comorbidités avec un risque peut-être moins important que certains adultes ou publics vulnérables, mais plus élevé que d’autres enfants.”

Sources :

  • Vaccination contre la Covid-19 : la HAS définit la stratégie d’utilisation du vaccin Comirnaty ®
  • Vaccination contre la Covid-19 : la HAS inclut le vaccin de Moderna dans la stratégie vaccinale
  • Foire aux questions : la vaccination contre la COVID-19
  • Vaccination Covid : quel calendrier ? 
  • Conseil scientifique, avis du 12 janvier 2021

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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