Vaccin Covid-19 : une seule dose suffit pour les personnes déjà infectées, estime la HAS

12 Fév. 2021

SOMMAIRE :

  • Faut-il se faire vacciner si on a déjà été contaminé ?
  • Vaccination : qui est prioritaire ?
  • Quelles sont les pathologies “à haut risque” et les comorbidités ?
  • Comment prendre rendez-vous pour se faire vacciner ?
  • Où se faire vacciner ?
  • Peut-on espacer le délai entre les deux doses de vaccin ?
  • Quelle est la durée de l’immunité conférée par le vaccin ?
  • Une fois vacciné, à quel moment est-on protégé ?
  • Faut-il faire un test PCR avant de se faire vacciner ?
  • Que se passe-t-il si on est contaminé entre deux injections ?
  • Efficacité : le vaccin protège-t-il de la contamination par le Covid-19 ?
  • La mutation du virus rend-elle la vaccination moins efficace ?
  • Que sait-on des effets secondaires ?
  • Les femmes enceintes sont-elles prioritaires ?
  • Faut-il continuer à porter un masque une fois vacciné ?
  • Le vaccin sera-t-il obligatoire ?
  • Les enfants peuvent-ils se faire vacciner ?

Faut-il se faire vacciner si on a déjà été contaminé ?

Au regard des dernières connaissances scientifiques, la Haute autorité de santé (HAS) a actualisé ses recommandations concernant la vaccination des personnes ayant déjà été infectées par le Covid-19. Son avis dévoilé ce 12 février, doit encore être validé par le ministère de la Santé.

Que faut-il retenir ?

-Les personnes ayant fait une infection datée par le SARS-CoV-2 (symptomatique ou non) prouvée par une PCR ou test antigénique doivent être considérées comme protégées “pendant au moins 3 mois mais plus probablement 6 mois voire plus”, contre l’infection, estime la HAS.

“Il est donc recommandé de réaliser leur vaccination au-delà de 3 mois après l’infection, de préférence avec un délai proche de 6 mois.”

Une dose suffit quel que soit le vaccin utilisé. “La réponse immunitaire conférée par une dose unique chez les personnes déjà contaminées est équivalente à celle obtenue après deux injections pour les personnes n’ayant jamais fait d’infection, explique Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations de la HAS. Ces personnes ont une mémoire immunitaire et la vaccination agit comme un rappel donc il ne nous semble pas nécessaire de faire deux injections.”

La HAS précise que l’infection doit être prouvée par le résultat d’un test PCR, que la pathologie ait été symptomatique ou non. En revanche, elle ne recommande pas de faire une sérologie pré-vaccinale dans le cas où une personne ne serait pas sure d’avoir été infectée. “Quand bien même une personne aurait été contaminée ou aurait eu des symptômes mais ne se serait pas faite tester, ce n’est pas grave d’être vacciné, ce ne sera pas délétère”, a rassuré Dr Pierre Gabach (HAS).

Par ailleurs, la HAS préconise de maintenir deux doses dans deux cas : les personnes immuno-déprimées dont la réponse immune est de moindre qualité doivent faire les deux injections. D’autre part, en cas d’infection après la 1ère dose de vaccin, la HAS recommande d’attendre au moins 6 mois pour recevoir la seconde dose.

Enfin, en cas de symptômes prolongés après Covid-19, une consultation médicale adaptée est nécessaire avant la vaccination pour juger au cas par cas de l’intérêt de celle-ci.

Quelle est la durée de l’immunité conférée par le vaccin ?

Il est trop tôt pour le dire. La durée de l’immunité à long terme après une infection par le SARS-Co-V-2 est estimée entre 6 et 8 mois, mais elle n’est actuellement pas confirmée. Par ailleurs, le nombre de cas publiés de réinfection dument documentés reste faible.

Pour l’heure on dispose d’un recul de quelques mois chez les personnes vaccinées au sein de l’essai clinique. “Ces personnes vont continuer à être suivies, de même que les personnes vaccinées en vie réelle, ainsi on disposera dans les deux ou trois mois prochains de données plus précises, explique Elisabeth Bouvier (HAS). Il n’est pas exclu de devoir renouveler la vaccination mais il est trop tôt pour le dire.”

Vaccination : qui est prioritaire ?

La France a donné le top départ de la campagne de vaccination anti-covid le 27 décembre. Actuellement, quels sont les vaccins disponibles ?

Les vaccins de Pfizer et de Moderna qui ciblent en priorité :

  • Les personnes âgées de plus de 75 ans, en commençant par les personnes les plus âgées et/ou celles présentant une ou plusieurs comorbidité(s) ;
  • Puis les personnes de 65-74 ans en commençant par celles ayant des comorbidités.

Le vaccin de AstraZeneka qui cible en priorité :

  • Les personnes à risque du fait de leur âge (50-64 ans) en commençant par celles ayant des comorbidités ;
  • Les professionnels des secteurs de la santé et du médico-social âgés de 18 à 64 ans (quel que soit le mode d’exercice)

Les vaccins et leur injection sont pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie.

Au total, au 11 février, 2 135 333 premières injections de vaccin (soit 3,2% de la population totale et 4,0% de la population majeure) et 535 775 deuxièmes injections ont été réalisées, informe le ministère de la Santé.

Le plan de vaccination définit pas la HAS doit se faire par étapes en priorisant en premier les personnes vulnérables et les plus exposées au virus (les plus âgées, les plus fragiles en raison d’une pathologie, les soignants). Il s’agit de répondre à un double objectif : réduire les hospitalisations et les décès, tout en préservant les activités essentielles du pays, particulièrement celles du système de santé.

Depuis le 6 février 2021, sont éligibles à la vaccination :

  • Les personnes âgées de 75 ans et plus ;
  • Les résidents volontaires en Ehpad et USLD, qui sont vaccinés directement dans les établissements ;
  • Les personnes âgées séjournant dans les établissements de santé et en services de soins de suites et de réadaptation ;
  • Les personnes âgées hébergées en résidences autonomie, résidences services et autres lieux de vie spécialisés, ainsi que dans les foyers de travailleurs migrants ;
  • Les personnes en situation de handicap vulnérables hébergées en maisons d’accueil spécialisées et foyers d’accueils médicalisées ;
  • Les professionnels de santé (et autres professionnels des établissements de santé et des établissements médico-sociaux intervenant auprès de personnes vulnérables), y compris les professionnels libéraux, les aides à domicile intervenant auprès de personnes âgées et handicapées vulnérables et les sapeurs-pompiers, lorsqu’ils ont plus de 18 ans , et/ ou présentent une comorbidité (voir question suivante) ;
  •  Les personnes ayant une pathologie qui les expose à un très haut risque face à la COVID-19 disposant d’une ordonnance médicale pour se faire vacciner prioritairement (voir question suivante).

[VIDEO] : Comprendre la vaccination, Pr Alain Fischer

Quelles sont les pathologies “à haut risque” et les comorbidités ?

Les professionnels de santé, les pompiers, les aides à domicile de plus de 50 ans et/ou qui ont des “comorbidités” sont prioritaires, voici quelles sont les pathologies concernées :

  • l’obésité (IMC >30) en particulier chez les plus jeunes,
  • BPCO et insuffisance respiratoire,
  • hypertension artérielle compliquée,
  • insuffisance cardiaque,
  • diabète de types 1 et 2,
  • insuffisance rénale chronique,
  • cancers récents de moins de trois ans,
  • transplantation d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques et trisomie 21

Par ailleurs, le ministère de la Santé ouvre la vaccination le 18 janvier à des patients souffrant de pathologies particulièrement à risque, quel que soit l’âge, il s’agit des personnes :

  • Atteintes de cancer et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ;
  • Atteintes de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ;
  • Transplantées d’organes solides ;
  • Transplantées par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ;
  • Atteintes de poly-pathologies chroniques, avec au moins deux insuffisances d’organes ;
  • Atteintes de certaines maladies rares (voire liste sur le site du ministère de la santé) 
  • Atteintes de trisomie 21.

Comment prendre rendez-vous pour se faire vacciner ?

La prise de rendez-vous dans des centres de vaccination peut se faire par téléphone et via internet depuis le 14 janvier 2021. Avec une procédure simplifiée : pas de consultation préalable du médecin, ni de recueillir de consentement par écrit. Un questionnaire devra néanmoins être rempli une fois sur place pour s’assurer de l’absence de contre-indications (avez-vous eu le covid, avez-vous été vacciné contre la grippe au cours des 3 dernières semaines, avez-vous des symptômes, êtes vous allergique…).

La personne éligible à la vaccination est incitée à :

  • Se renseigner localement, auprès de son médecin traitant, pharmacien, mairie, afin d’obtenir les coordonnées du centre de vaccination le plus proche de chez soi et prendre rendez-vous directement par téléphone ;
  • Effectuer sa prise de rendez-vous sur internet, en se rendant sur le site www.sante.fr : l’internaute sera dirigé vers la fiche du centre de vaccination le plus proche de chez lui, qui lui permettra d’accéder à la plateforme de rendez-vous en ligne dédiée à ce centre ;
  • Se faire accompagner dans cette démarche en ligne par ses enfants, petits-enfants, proches et aidants pour les personnes qui ne seraient pas à l’aise avec l’outil numérique ;
  • Contacter le numéro vert national 0800 009 110 (ouvert tous les jours de 6h à 22h) pour être redirigée vers le standard téléphonique du centre le plus proche de chez elle ou obtenir un accompagnement à la prise de rendez-vous.

A noter que les patients “à haut risque” également concernés par la vaccination doivent se munir d’une prescription médicale de leur médecin traitant pour bénéficier de la vaccination sans critère d’âge.

Où se faire vacciner ?

Pour l’heure, en dehors des vaccinations des professionnels de santé ou des résidents des Ehpad par exemple qui peut se faire au sein de l’établissement ou de l’hébergement, la vaccination avec les vaccins Pfizer et Moderna se fait dans les centres de vaccination (ou vaccinodromes) répartis sur le territoire.

Pour connaître le centre le plus proche de chez vous, vous pouvez demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien, ou consulter le site sante.fr ou appeler le numéro vert, le 0800 009 110.

Ces centres de vaccination sont approvisionnés par des établissements “pivots” qui disposent de congélateurs à -70°C, soit 1 par département.

Peut-on espacer le délai entre les deux doses de vaccin ?

Le vaccin Pfizer s’administre en théorie selon un schéma vaccinal en 2 doses, espacées de 3 semaines, soit 21 jours. Celui de Moderna s’administre aussi en 2 doses, mais espacées de 28 jours.

Afin de vacciner un plus grand nombre de personnes, et au regard des recommandations de l’OMS, la France a espacé à 28 jours le délai entre les deux doses pour ces deux vaccins, sauf en Ehpad où le délai reste à 21 jours pour le vaccin Pfizer.

Prudent, le ministère de la Santé, rappelle que les données scientifiques ne prouvent pas que l’efficacité du vaccin serait maintenue si on décalait davantage la deuxième dose.

L’intervalle est de 9 à 12 semaines pour le vaccin Astra Zeneca.

Une fois vacciné, à quel moment est-on protégé ?

La protection n’est pas immédiate, elle s’exprime en théorie au bout de minimum 10 jours après l’injection. Selon les résultats des essais cliniques, elle est quasi-nulle jusqu’à 10 jours, puis grimpe rapidement pour atteindre 90% après le 12e jour pour le vaccin de Pfizer BioNtech et après le 14e jour pour celui de Moderna.

Faut-il faire un test PCR avant de se faire vacciner ?

Non, il n’est pas nécessaire de faire un test PCR avant de se faire vacciner. En cas de symptômes qui apparaîtraient avant la vaccination, il faut en revanche faire un test et s’isoler et attendre le résultat. Si on est effectivement positif, alors il n’y a pas d’indication à être vacciné.

Que se passe-t-il si on est contaminé entre deux injections ?

Le vaccin Pfizer, commercialisé sous le nom de COMIRNATY® et celui de Moderna, se font en deux injections séparées de 3 à 4 semaines. En cas de contamination entre les deux injections, il faut savoir que cela n’a pas de conséquences pour la santé de la personne vaccinée. C’est même l’inverse : la personne ayant déjà acquis une immunité, elle devrait faire une forme plus légère. La deuxième injection n’est alors pas nécessaire.

Efficacité : le vaccin protège-t-il de la contamination par le Covid-19 ?

Les publications des résultats des essais cliniques des vaccins Pfizer et Moderna font état d’une efficacité très importante, de respectivement 95% et 94%.

L’efficacité du vaccin AstraZeneka est moindre mais satisfaisante, à 62 %. L’allongement de l’intervalle entre 2 doses jusqu’à 12 semaines s’accompagne d’une augmentation de l’efficacité vaccinale, souligne néanmoins le ministère de la Santé. Cette efficacité est par ailleurs similaire à l’efficacité du vaccin contre la grippe (autour de 60%).

Concrètement, ces vaccins sont efficaces pour protéger les personnes vulnérables, qui risquent de faire des formes sévères, voire d’en mourir. Ils réduisent la sévérité des symptômes. Mais pour l’heure, on ne dispose pas de données pour savoir si les vaccins sont efficaces pour limiter la transmission du virus entre une personne vaccinée et un de ses proches non vacciné, donc en préventif. La stratégie est donc basée sur le bénéfice individuel, et non sur le bénéfice collectif.

La mutation du virus rend-elle la vaccination moins efficace ?

Le nouveau variant du virus identifié au Royaume-Uni compte plusieurs mutations, dont huit qui concernent la protéine “Spike”, c’est-à-dire la partie située à la surface du SARS-CoV-2, celle qui lui permet de s’accrocher à nos cellules pour y pénétrer. En somme, la mutation touche la clé qui permet au virus de nous infecter. C’est aussi, cette partie qui est justement ciblée par nos anticorps (pour empêcher le virus d’entrer dans les cellules) et par le vaccin.

Toutefois, il semble à ce jour, que ces mutations ne touchent pas l’ensemble de la clé, donc que cette dernière reste efficace. Et par ailleurs, les spécialistes s’accordent à dire que si la mutation était plus importante, on pourrait facilement adapter le vaccin pour le rendre efficace.

“Il est très probable que le vaccin conserve une efficacité contre cette nouvelle variante. Il faudrait qu’il y ait vraiment beaucoup de mutations pour que le vaccin perde son effet. Pour le moment, nous ne sommes pas très inquiets”, estime Marco Cavaleri, responsable des menaces biologiques sanitaires et de la stratégie vaccinale à l’EMA.

En revanche, le variant sud-africain, inquiète davantage les scientifiques. En effet, selon le Conseil scientifique, le virus 501Y.V2 (sud-africain, NDLR) possède une mutation additionnelle sur la protéine S (E484K) qui pourrait entrainer un échappement à la réponse immunitaire naturelle ou post-vaccinale”, est-il mentionné dans son dernier avis, remis au gouvernement le 12 janvier.

Que sait-on des effets secondaires ?

Comme pour tout médicament ou vaccin, il y a des effets indésirables. De premières données ont été rendues disponibles suite aux essais cliniques qui ont précédé la commercialisation des vaccins :

  • Pour le vaccin de Pfizer, les essais cliniques ont été faits auprès de 43 000 personnes de 16 à 85 ans ayant reçu pour moitié le vaccin -2 injections- et pour moitié le placebo. Les effets secondaires étaient plus fréquents dans le groupe ayant reçu le vaccin que dans celui ayant reçu le placebo. Les effets signalés les plus fréquents étaient essentiellement des douleurs transitoires, faibles ou modérées au point d’injection, la fatigue et les maux de tête. Des effets graves ont été observés très rarement et à la même fréquence dans les 2 groupes (vaccin et placebo).
  • Pour Moderna, les essais cliniques ont été faits auprès de 30 350 personnes de 18 ans et plus qui ont reçu pour moitié le vaccin (2 injections) et pour moitié le placebo. Les effets secondaires étaient plus fréquents dans le groupe ayant reçu le vaccin que dans celui ayant reçu le placebo. Les effets signalés les plus fréquents étaient essentiellement des douleurs transitoires au point d’injection, la fatigue, des maux de tête et des douleurs musculaires ou articulaires.
  • Pour AstraZeneca, les données de tolérance portent sur une analyse sur 23 475 sujets de 18 ans et plus. La plupart des manifestations locales et évènements systémiques rapportés sont essentiellement des douleurs au point d’injection, des maux de tête, de la fatigue, des douleurs musculaires, des malaises, de la fièvre et des frissons, qui disparaissent généralement en 5 à 7 jours après l’injection. Ces évènements indésirables sont moins fréquents après l’injection de la 1ère dose qu’après l’injection de la 2eme dose.  Les évènements indésirables graves sont très rares.

En France, depuis la mise sur le marché des vaccins, la pharmacovigilance est assurée par l’Agence du médicament (Agence Nationale de Sécurité des Médicaments et Produits de Santé : établissement public français chargé d’évaluer les risques liés aux médicaments.” data-original-title=””>ANSM). Elle assure une veille des effets indésirables rapportés par les personnes vaccinées et fait des points réguliers chaque semaine. La majorité des effets correspond à “des effets indésirables attendus ou non graves, en particulier à des effets de réactogénicité comme par exemple la fièvre, les maux de tête et les nausées”, précise l’Agence du médicament.

Lire aussi notre article : Pourquoi les effets secondaires sont-ils plus forts à la seconde injection ?

Comment déclarer un effet indésirable ? Comme pour toute mise sur le marché de vaccin ou de médicament, la pharmacovigilance permet de suivre les effets indésirables. Les agences sanitaires des différents pays vont recenser tous les effets secondaires chez les vaccinés. En France, la procédure de pharmacovigilance est renforcée et comme pour tout médicament, chacun peut déclarer un effet indésirable sur la plateforme dédiée signalement-sante.gouv.fr.

Rappelons que le vaccin Pfizer et celui de Moderna sont déconseillés aux allergiques présentant des antécédents d’allergies graves de type anaphylactique ainsi que ceux allergiques à l’un des composants du vaccin, en attente de données complémentaires. La HAS recommande de surveiller attentivement les sujets vaccinés pendant au moins 15 minutes après la vaccination. Lire aussi notre article Allergiques, qui peut se faire vacciner ?

Les femmes enceintes sont-elles prioritaires ?

La HAS n’a pas inclus les femmes enceintes dans les populations à vacciner en priorité dans ses recommandations en raison de l’absence de données sur cette population – exclue des essais cliniques. De plus les recommandations nationales étrangères (notamment anglaises) identifiées à ce stade ne recommandent pas la vaccination pendant la grossesse.

Faut-il continuer à porter un masque une fois vacciné ?

La vaccination n’est pas un gage de non-contagiosité, le vaccin empêche les formes graves mais n’empêche pas d’être porteur du virus et de transmettre le virus. Donc les gestes barrières sont complémentaires et restent indispensables une fois vacciné. La vaccination n’empêche pas de porter le masque.

Le vaccin sera-t-il obligatoire ?

“Je veux aussi être clair : je ne rendrai pas la vaccination obligatoire”, a affirmé Emmanuel Macron. Le ministère de la Santé souligne sur son site d’information sur la vaccination que “le vaccin ne sera pas obligatoire et la preuve de vaccination ne pourra donc pas être exigée. De plus, le consentement de la personne à la vaccination devra être recueilli au préalable.”

La vaccination ne sera pas obligatoire, car le gouvernement a fait “le choix de la confiance” a également martelé Jean Castex début décembre. “Il faut que nous soyons les plus nombreux à nous faire vacciner. Se faire vacciner c’est aussi protéger les autres, c’est un acte altruiste”, a insisté le chef du gouvernement, souhaitant que l’on atteigne un niveau de protection immunitaire suffisant pour reprendre une vie normale.

Les enfants peuvent-ils se faire vacciner ?

Il n’y a pas d’autorisation de mise sur le marché des vaccins pour les moins de 16 ans pour le vaccin Pfizer et pour les moins de 18 ans pour le Moderna. De même que pour les femmes enceintes, les données cliniques concernant cette tranche d’âge ne sont pas suffisantes (profils non suffisamment inclus dans les essais cliniques).

“Il est souhaitable qu’il y ait rapidement une autorisation de mise sur le marché pour les moins de 18 ans”, a néanmoins estimé Daniel Floret, vice-président du Comité technique des vaccinations (CTV) le 30 novembre. Il faut espérer que des études soient menées rapidement car il y a certainement des enfants qui ont des comorbidités avec un risque peut-être moins important que certains adultes ou publics vulnérables, mais plus élevé que d’autres enfants.”

Sources :

  • Vaccination contre la Covid-19 : la HAS définit la stratégie d’utilisation du vaccin Comirnaty ®
  • Vaccination contre la Covid-19 : la HAS inclut le vaccin de Moderna dans la stratégie vaccinale
  • AstraZeneca : la HAS recommande son utilisation chez les professionnels de santé et les personnes de 50 à 64 ans
  • Foire aux questions : la vaccination contre la COVID-19
  • Dossier vaccination Covid du ministère de la Santé
  • Vaccination Covid : quel calendrier ? 
  • Conseil scientifique, avis du 12 janvier 2021

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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