Test Covid-19 (PCR, sanguin, salivaire) : où le faire ? quel délai ?

11 Août. 2020

SOMMAIRE :

  • Les tests PCR nasaux-pharyngés
  • Les tests PCR (par le nez) : les étapes en vidéo
  • Les tests de dépistage rapides (salivaires)
  • Les tests sérologiques sanguins de dépistage rapides : « Elisa », « TDR » et « TROD »
  • Les autotests
  • Les tests sérologiques « de neutralisation »

A retenir :

  • Selon Santé Publique France, 6,7% des Français ont été infectés par la coronavirus. Alors, en attendant de disposer d’un vaccin (pas avant 2021), qui nous apporterait une immunité durable, la lutte contre l’épidémie repose sur 2 leviers : la prévention (gestes « barrière ») et les tests de dépistage pour isoler les malades et rompre les chaînes de contamination.
  • Alors qu’une deuxième vague est sérieusement envisagée, le gouvernement mise sur les tests PCR pour éviter l’apparition de clusters. Ces tests naso-pharyngés PCR qui identifient la présence du virus. Il s’agit de dépister les personnes symptomatiques puis de les isoler. Le gouvernement a de plus déployé depuis le 2 juin une application « Stop Covid ». 
  • Des tests salivaires, plus simples à utiliser et plus rapides, développés par une équipe du CNRS devraient arriver prochainement. La HAS ayant donné son feu vert, un « forfait innovation » a été débloqué, en d’autres termes, un financement temporaire accordé par le ministère de la Santé. Objectif : l’utilisation de ces tests via un essai clinique, qui pourra définir précisément les conditions optimales de recours à ces tests ainsi que leur fiabilité. 
  • Actuellement, la positivité des tests est de 2,1%, elle était entre 20 et 25% pendant la période épidémique. 
  • Les tests sanguins sérologiques en complément. Il sont, comme les tests PCR, remboursés. La Haute autorité de santé a estimé dans un avis du 2 mai, qu’ils « complètent » les tests virologiques (PCR) notamment dans le cas de dépistage « de rattrapage ». Elle ne recommande pas de les utiliser massivement pour tous en raison du manque de connaissance sur l’immunité développée par les personnes infectées par le Covid-19. 
  • A partir de samedi 11 juillet, date de parution d’un arrêté au Journal officiel, les pharmacies sont autorisées à réaliser des tests sérologiques rapides d’orientation diagnostique (TROD) qui permettent de savoir, en quelques minutes, si l’on a fabriqué des anticorps contre le nouveau coronavirus.
  • Les autotests ? Pas assez fiables et difficiles à interpréter, ils ne sont pas d’actualité, estime la HAS dans un avis du 18 mai.
  • Les tests « neutralisants » qui identifient les anticorps « actifs » ? L’Institut Pasteur a mis au point un deuxième type de tests, dits « de neutralisation », qui déterminent si le système immunitaire a produit une réponse « efficace ». Un outil précieux pour accompagner le déconfinement mais qui n’a pas obtenu le feu vert des autorités sanitaires. 
  • Les tests par mesure du souffledes chercheurs travaillent sur un test de dépistage du coronavirus, qui fonctionne sur le même principe qu’un éthylotest.

Les dernières infos : délais de dépistage, remboursement des tests PCR sans ordonnance

Alors que Santé Publique France constate depuis début juillet « une tendance à l’augmentation de la circulation du virus sur le territoire », les temps d’attente pour obtenir des tests dépistage restent élevés. Il faut savoir que la France est capable de pratiquer chaque semaine 700 000 prélèvements naso-pharyngés. Pour l’heure, 590 000 examens sont réalisés.

Pour désengorger les laboratoires, les infirmiers, les techniciens de laboratoires mais aussi les aides-soignants, les étudiants en santé et les secouristes sont autorisés -via un arrêté publié le 22 juillet- à pratiquer les tests PCR depuis fin juillet.

En outre, un autre arrêté, paru le 25 juillet permet à n’importe qui de bénéficier d’un test PCR entièrement remboursé, sans avoir besoin d’une ordonnance et sans avoir à se justifier de la démarche ou présenter des symptômes.

Cette décision fait suite aux difficultés d’accès aux tests de dépistage, notamment en Ile de France. La raison ? Le manque de « bras ». Comme l’expliquait sur France Info, le président le président du Syndicat des biologistes, « ce n’est pas un problème de quantité de tests, mais de personnel. » En somme, on a le matériel, les écouvillons, les réactifs… mais la logistique ne suit pas. « On sort d’une épidémie pendant laquelle nos personnels se sont vraiment investis, ils sont fatigués. Certains demandent leurs vacances, ce qui est bien normal. Et donc, on a allégé un peu les dispositifs et on se retrouve à dépister des milliers de personnes en très peu de temps. »

« Il y a eu des embouteillages, c’est vrai, surtout dans la capitale ces derniers jours car les Parisiens sont nombreux à partir en vacances, parfois dans des pays qui exigent de présenter un test réalisé dans les soixante-douze dernières heures. Cela a créé un déséquilibre entre l’offre et la demande et nous travaillons à corriger le tir », a reconnu le ministre de la Santé, avant de préciser que « dans plus de 80 % des cas, les résultats des tests sont rendus en moyenne en trente-six heures ».

D’autres experts s’interrogent sur le manque de dépistage organisé à grande échelle via les drives, sur les lieux de travail, dans les villes ou encore sur les plages.

Les tests PCR de dépistage virologiques (nasaux-pharyngés)

  • Dépistage naso-pharyngé : comment ça marche ?

Il s’agit d’un prélèvement nasopharyngé non invasif. Un écouvillon (sorte de long coton-tige) est inséré dans le nez du patient afin de récolter des cellules nasales profondes. Cela permet de détecter un brin d’ARN spécifique au Covid-19.

Est-ce douloureux ? Dans la plupart des cas (tout dépend de la sensibilité de chacun), le test n’est pas douloureux mais il peut être perçu comme désagréable, il faut en effet insérer le coton-tige suffisamment profond dans le nez pour recueillir des cellules nasales.

En combien de temps a-t-on les résultats ? La durée d’analyse des résultats est de 3 heures environ, ce qui permet -en cas de symptômes- d’être pris en charge rapidement. Toutefois, à l’heure actuelle, le délai peut être plus long, jusqu’à 48h.

Pour qui ? Les personnes symptomatiques et leurs contacts ont la possibilité de se faire prescrire un test de dépistage, à réaliser en drive ou en laboratoire (selon les villes). Il est également possible de faire un test PCR en étant asymptomatique en se rendant en laboratoire, il est également remboursé.

Où se faire dépister ? Pour les patients diagnostiqués à l’hôpital ou avec signes de gravité, ces tests sont réalisés dans les hôpitaux. Pour les autres patients répondants aux critères de dépistage, ces tests pourront être faits en laboratoire de ville, en drive, à domicile (via une équipe mobile). Voir la liste des lieux de dépistage près de chez vous. Le ministère de la Santé propose une liste des laboratoires sur le site sante.fr.

Combien ça coûte ? Prescrits par votre médecin ou pas, ils seront pris en charge à 100% par l’Assurance maladie.

  • Vous ressentez des symptômes : la marche à suivre
  1. Vous présentez des symptômes évocateurs d’une infection au Covid-19 (une fièvre, de la toux, une gêne respiratoire, la perte du goût, parfois encore de l’odorat) : n’attendez pas, contactez votre médecin, un médecin de garde ou le 15 pour qu’il vous oriente vers un médecin disponible.
  2. Si nécessaire, il vous prescrit un test de dépistage. En attendant le résultat du test, votre médecin vous demandera de rester chez vous en isolement afin de ne prendre aucun risque, ni pour vous ni pour votre entourage.
  3. Si le test se révèle être positif, le médecin vous suivra tout au long de votre maladie. Vous êtes isolé jusqu’à deux jours après la guérison des symptômes, soit 8 à 10 jours. En cas d’isolement à domicile vous restez dans une pièce spécifique en prenant soin d’aérer, de vous lavez les mains, de nettoyer les objets fréquemment touchés, de porter un masque, de ne pas recevoir de visite. Dans ce cas, les masques sont pris en charge par l’Assurance maladie et disponibles gratuitement en pharmacie. 
  4. Dans le même temps, votre médecin alerte un enquêteur (Assurance maladie, ARS…) pour qu’il vous contacte afin d’identifier les personnes que vous auriez pu contaminer autour de vous, sans le savoir. 
  5. Les personnes « contact » sont à leur tour appelées. Des brigades créées dans chaque département sont chargées de remonter la liste des cas contacts, de les appeler et de les inviter à se faire tester en vue d’un éventuel isolement (pour elles aussi, le test PCR est remboursé).
  6. Si la ou les personne(s) contact ont un risque avéré, elles sont invitées à s’isoler et à se faire tester 7 jours après le dernier contact avec vous. Imagions que vous ayez déjeuné avec une autre personne sans tenir compte des distances physiques, celle-ci sera invitée à rester chez elle en isolement, à télétravailler (un arrêt de travail sera possible si ce le télétravail n’est pas possible) et à éviter tout contact avec d’autres personnes pendant ces 7 jours. 
  7. Si le résultat du test de la personne contact est négatif, l’isolement sera maintenu encore 7 jours (le test peut être faussement négatif).
  • Le principe du test virologique (PCR) : détecter la présence du virus

On parle aussi de test PCR pour Polymerase Chain Reaction, cela désigne la technique utilisée en laboratoire pour identifier l’ARN. L’objectif est de savoir si une personne est porteuse ou non du virus, d’où le nom de test « virologique ».

-Si le test est positif, la personne a du virus dans ses muqueuses.

-Si le test est négatif, la personne est soit guérie, soit pas encore atteinte.

  • Quelle est la fiabilité des tests virologiques ?

Le ministère de la Santé estime que ces tests virologiques ont une « très bonne » fiabilité et qu’il s’agit d’une méthode de référence validée.

Les tests PCR (par le nez) : les étapes en vidéo

En vidéo : des premiers symptômes au dépistage étape par étape :

Les tests de dépistage rapides (salivaires)

Le test de dépistage virologique rapide arrive. Son intérêt par rapport aux tests actuellement utilisés (naso-pharyngés) c’est qu’il est encore plus rapide. Nommés EasyCov, il est aussi très simple à utiliser : « Il suffit de prélever de la salive, l’un des principaux vecteurs du virus, et de la placer avec les réactifs à 65°C pendant 30 minutes », explique le CNRS. C’est moins que la méthode de test de référence qui demande plusieurs heures de traitement en laboratoire et nécessite des équipements et réactifs importants. Après des résultats positifs (fiabilité de 70%), ces tests devaient être déployés partout en France prochainement.

Les tests sérologiques sanguins de dépistage rapides : « Elisa », « TDR » et « TROD »

De nombreux Français poussent les portes des laboratoires pour savoir si oui ou non, ils sont immunisés contre le Covid-19. Et il est possible de se faire dépister du Covid-19 dans certaines pharmacies, avec ou sans ordonnance. Les officines ont en effet passé commande de tests rapides après que la Haute autorité de santé ait donné un avis positif à leur remboursement.

Les tests sérologiques sanguins sont remboursés dans certains cas, selon les indications définies par la HAS (personnel soignant au contact de malades, personnel dans les structures d’hébergement collectif, etc.).

  • Le principe du test sérologique sanguin : détecter la présence d’anticorps (immunité)

Une sérologie est par définition un examen du sérum sanguin. Le sérologie consiste à détecter et étudier les anticorps spécifiques d’une pathologie et présents dans le sérum. Ces anticorps reflétant alors l’immunité de l’individu. Le principe : on met en contact une protéine du virus avec le sang du patient, s’il y a réaction, c’est que le patient a développé des anticorps contre le virus.

Pour le coronavirus, il s’agit de savoir si une personne a développé des anticorps contre le virus SARS-CoV-2. Concrètement, si la personne a été malade ou si elle a juste rencontré le virus sans développer de symptômes.

  • Dépistage sérologique (Elisa, TDR, TROD) : comment ça marche ?

Il existe 3 types de tests sérologiques.

Les tests sérologiques « Elisa » peuvent être effectués en laboratoire de ville par prise de sang (après centrifugation, le sérum est analysé).

Les tests diagnostic rapides (TDR) sanguins sont capable d’identifier en 15 minutes, à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt, les anticorps produits par l’organisme suite à une infection par le virus SARS-CoV-2. La goutte de sang est déposée sur un boitier dont la bandelette change de couleur en fonction du résultat. Ils sont censés être proposés en laboratoire et en pharmacie, mais pour leur accès semble restreint.

Les professionnels de santé (généralistes, pharmaciens…) peuvent par ailleurs proposer des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) dans les régions où l’accès à un laboratoire est difficile. Mais si un test s’avère positif, il doit être confirmé par un second test en laboratoire (Elisa ou TDR). « A titre exceptionnel (…) les pharmaciens d’officine (…) peuvent réaliser les tests rapides d’orientation diagnostique sur sang capillaire de détection des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2 », indique un arrêté publié le 11 juillet. Ces tests consistent, comme les TDR, en un prélèvement d’une goutte de sang au bout du doigt. Les résultats sont disponibles en quelques minutes.

  • Test sérologique : pour qui ? La HAS identifie 4 indications pour les tests sérologiques, sur prescription médicale :
  1. Diagnostic initial de patients symptomatiques sans signes de gravité suivis en ville, et de patients symptomatiques graves hospitalisés, en cas de discordance entre le tableau clinique et le résultat du test virologique (par RT-PCR) ;
  2. Diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques – graves et hospitalisés ou sans signe de gravité et suivis en ville – n’ayant pas pu faire l’objet d’un test virologique dans le délai de sept jours durant lequel il est sensible ;
  3. Diagnostic étiologique à distance chez des patients symptomatiques sans signe de gravité diagnostiqués cliniquement mais n’ayant pas fait l’objet d’un test virologique ;
  4. Détection d’anticorps chez les professionnels soignants et personnels d’hébergement collectif (EHPAD, prisons etc.) non symptomatiques, lors de dépistage et détection de personnes contact par amplification génique selon les recommandations en vigueur après un test virologique négatif et uniquement à titre individuel.
  • Combien ils coûtent ?

Conformément à la nomenclature des actes biologiques, les tarifs ont été respectivement fixés à 12,15 euros pour les tests automatisables dits Elisa et à 9,45 euros pour les tests rapides dit TDR.

  • En combien de temps a-t-on les résultats ?

La durée d’analyse du prélèvement sanguin étant rapide (entre 10 et 20 minutes), le résultat peut être obtenu en quelques heures pour un test « Elisa ». Les tests réalisés à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt (TDR) permettent d’obtenir un résultat encore plus rapidement en 15 minutes environ.

  • Sont-ils fiables ?

Il existe des doutes sur la corrélation entre présence d’anticorps et immunité, en somme est ce que l’on peut pas attraper deux fois le coronavirus ? Quoi qu’il en soit, la HAS appelle à la prudence vis-à-vis des tests sérologiques : « aujourd’hui, les tests sérologiques ne permettent pas de statuer sur une potentielle immunité protectrice ni a fortiori sur sa durée. » L’Organisation mondiale de la santé a d’ailleurs mis en garde contre l’idée de penser avoir acquis un « passeport d’immunité ».

Le problème, c’est aussi l’interprétation de ces tests. Que faire d’un résultat positif alors que l’on n’est pas certain que la présence d’anticorps nous protège, ni pendant combien de temps ? Au final, le risque est de se croire protégé et de relâcher les gestes barrière. A l’inverse, on peut être testé « Covid négatif » si l’on a été infecté récemment et que l’on n’a pas eu le temps de développer des anticorps. Ce qu’il faut retenir, c’est que le test peur donner lieu à des résultats faussement positifs ou à l’inverse faussement négatifs.

Les autotests

  • Le principe de l’autotest : rechercher dans le sang des anticorps dirigés contre le virus

Comme pour le test sérologique « classique » Elisa » ou le test de diagnostic rapide (TDR) réalisé via une goutte de sang en laboratoire, il s’agit de savoir si une personne a développé des anticorps contre le virus SARS-CoV2, donc de savoir si la personne a développé une immunité contre le virus. Le principe est donc identique. La différence c’est que l’autotest peut être réalisé à domicile. Ils ne sont pas encore disponibles.

  • Autotests : comment ça marche ?

Chacun pourra se le procurer en pharmacie et faire le test chez soi après s’être piqué le doigt. Cependant, ils ne sont pas encore commercialisés et la HAS ne les recommande pas, du fait que les résultats sont difficiles à interpréter sans l’aide d’un professionnel. « Ce n’est pas aussi simple qu’un test de grossesse », selon la HAS.

  • Les autotests sont-ils fiables ?

La réalisation du prélèvement est simple : le patient le réalise seul, à domicile, en se piquant le bout du doigt.

Mais, il n’en est pas de même pour la lecture et l’interprétation du résultat. « Sans accompagnement, le patient prend le risque de tirer des conclusions erronées de ce test », souligne la Haute autorité de Santé. Autre frein selon la HAS : il existe à ce jour très peu de données scientifiques sur les performances des autotests. Compte tenu de ces éléments, la HAS considère qu’il est prématuré de recommander l’utilisation des autotests sérologiques pour le diagnostic du COVID-19.

Les tests sérologiques « de neutralisation »

Comment se fait le dépistage sérologique ?

Par prise de sang en laboratoire.

Objectif du test sérologique de « neutralisation » : détecter l’efficacité des anticorps (immunité durable)

Le test de « séro-neutralisation » détecte les anticorps, comme un test sérologique classique, mais mieux : il mesure leur capacité à inhiber l’entrée du virus dans une cellule. Ce test renseigne ainsi sur l’efficacité des anticorps. « Comme il est très sensible, très spécifique contre le CoV2, ce test permet de graduer les résultats de la réponse immunitaire (fort neutralisant, faible ou non neutralisant) », explique au quotidien Libération, le virologue et directeur scientifique de Pasteur-TheraVectys, Pierre Charneau.

L’objectif de ces tests est double : identifier les individus vraiment protégés et mesurer le taux d’immunité réel des populations dans les zones très touchées par la pandémie.

Durée d’analyse du prélèvement : il faut 2 jours pour avoir le résultat.

Avantages et inconvénients :

Au contraire des tests sérologiques classiques, qui détectent les anticorps, mais sans savoir s’il s’agit bien d’anticorps protecteurs à long terme, les test neutralisants permettent de dire si l’immunité développée est durable et efficace. Un outil intéressant pour savoir si l’on est ou pas immunisé. Ces tests seraient en outre très fiables. Seul problème : leur analyse ne peut être pratiquée que dans un labo­ratoire hautement sécurisé dit P3 : ils ne peuvent donc pas être utilisés à grande échelle pour le moment. A moins de multiplier les centres sur le territoire de façon à obtenir un très haut débit d’analyses.

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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