Test coronavirus (Covid) nasal ou sanguin : comment ça se passe ?

19 Mai. 2020

SOMMAIRE :

  • Les tests sérologiques sanguins de dépistage rapides : « Elisa », « TDR » et « TROD »
  • Les autotests
  • Les tests sérologiques « de neutralisation »
  • Les tests PCR de dépistage virologiques (nasaux-pharyngés)
  • Les tests PCR (par le nez) : les étapes en vidéo
  • Les tests virologiques rapides (salivaires)

A retenir :

  • En l’absence de vaccin, les tests dépistage sont une arme pour sortir du confinement. La sortie progressive de confinement, initiée le 11 mai, implique de maintenir les capacités de réanimation des établissements de santé, tout en limitant la diffusion du virus (voir la carte de déconfinement). Pour l’heure, moins de 5% des Français sont immunisés. Alors, en attendant de disposer d’un vaccin (pas avant 2021), qui nous apporterait une immunité durable, le déconfinement repose sur deux leviers : la prévention (gestes « barrière ») et les tests de dépistage pour isoler les malades.
  • Un dépistage massif avec un objectif de 700 000 tests par semaine. Le gouvernement mise sur les tests PCR, qui identifient la présence du virus. L’objectif de ces tests est de dépister les personnes symptomatiques, via les tests PCR (naso-pharyngés), y compris dans des « drive », puis d’isoler les malades. Dans chaque département, des « brigades sanitaires » sont chargées d’enquêter pour remonter les cas contacts. En complément, le gouvernement pourrait déployer des outils numériques à partir du 2 juin. 
  • Quid des tests sanguins sérologiques ? La Haute autorité de santé estime dans un avis du 2 mai, qu’ils « complètent » les tests virologiques (PCR). Néanmoins elle ne recommande pas de les utiliser massivement pour tous en raison du manque de connaissance sur l’immunité développée par les personnes infectées par le Covid-19. Selon la HAS, les tests sérologiques (Elisa, TDR, TROD) doivent être utilisés notamment dans le cadre des enquêtes épidémiologiques pour prévoir l’évolution de l’épidémie dans les semaines à venir. Mais aussi, pour les diagnostics de « rattrapage ».
  • Et les autotests ? Pas assez fiables et difficiles à interpréter, ils ne sont pas d’actualité, estime la HAS dans un deuxième avis du 18 mai.
  • Et les tests « neutralisants » qui identifient les anticorps « actifs » ? L’Institut Pasteur a mis au point un deuxième type de tests, dits « de neutralisation », qui déterminent si le système immunitaire a produit une réponse « efficace ». Un outil précieux pour accompagner le déconfinement mais qui n’a pas obtenu le feu vert des autorités sanitaires. 

Les tests sérologiques sanguins de dépistage rapides : « Elisa », « TDR » et « TROD »

Les tests sérologiques sanguins ont été écartés de la stratégie de déconfinement et ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie. Il n’empêche que de nombreux Français poussent les portes des laboratoires pour savoir si oui ou non, ils sont immunisés contre le Covid-19. Selon un responsable de laboratoire d’analyses, à Paris, interrogé par le Parisien ce 14 mai, « beaucoup veulent savoir. En deux jours, on a dû faire face à 150 demandes. »

Le problème, c’est l’interprétation de ces tests. Que faire d’un résultat positif alors que l’on n’est pas certain que la présence d’anticorps nous protègent, ni pendant combien de temps ? L’Organisation mondiale de la santé a d’ailleurs en garde contre l’idée de penser avoir acquis un « passeport d’immunité ». A l’inverse, on peut être testé « Covid négatif » si l’on a été infecté récemment et que l’on n’a pas eu le temps de développer des anticorps. Au final, le risque est de se croire protégé et de relâcher les gestes barrière.

Ce qu’il faut retenir, c’est que le test peur donner lieu à des résultats faussement positifs ou à l’inverse faussement négatifs. Car pour l’heure, aucun des tests n’est homologué, ils sont en cours d’évaluation. Le ministère de la Santé doit rendre publique « une liste de tests sérologiques » dans les prochains jours.

  • Le principe du test sérologique sanguin : détecter la présence d’anticorps (immunité)

Une sérologie est par définition un examen du sérum sanguin. Le sérologie consiste à détecter et étudier les anticorps spécifiques d’une pathologie et présents dans le sérum. Ces anticorps reflétant alors l’immunité de l’individu. Le principe : on met en contact une protéine du virus avec le sang du patient, s’il y a réaction, c’est que le patient a développé des anticorps contre le virus.

Pour le coronavirus, il s’agit de savoir si une personne a développé des anticorps contre le virus SRAS-CoV2. Concrètement, si la personne a été malade (ou a juste rencontré le virus sans développer de symptômes) et a développé une immunité contre le virus.

  • Dépistage sérologique : comment ça marche ?

Les laboratoires proposent des tests « Elisa », via prise de sang ou des tests de diagnostiques rapides (TDR) via le prélèvement d’une goutte de sang au bout du doigt.

Les tests sérologiques « Elisa » peuvent être effectués en laboratoire de ville par prise de sang (après centrifugation, le sérum est analysé). Les tests diagnostic rapides (TDR) sanguins sont capable d’identifier en 15 minutes, à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt, les anticorps produits par l’organisme suite à une infection par le virus SARS6-CoV-2. La goutte de sang est déposée sur un boitier dont la bandelette change de couleur en fonction du résultat. Les professionnels de santé (généralistes, pharmaciens…) pourront par ailleurs proposer des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) dans les régions où l’accès à un laboratoire est difficile. Mais si un test s’avère positif, il devra être confirmé par un second test en laboratoire (Elisa ou TDR).

  • Test sérologique : pour qui ? La HAS identifie 7 indications pour les tests sérologiques, sur prescription médicale :
  1. En diagnostic initial pour les patients symptomatiques graves hospitalisés, dont le test virologique PCR est négatif mais chez qui les symptômes cliniques ou le scanner sont évocateurs d’un COVID-19. 
  2. En diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques graves hospitalisés mais qui n’ont pas eu un test PCR dans les sept premiers jours. 
  3. En diagnostic initial de patients symptomatiques sans signes de gravité suivis en ambulatoire dont le test PCR est négatif mais dont le tableau clinique est évocateur. 
  4. En diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques sans signes de gravité suivis en ambulatoire mais chez qui un test PCR n’a pu être réalisé avant 7 jours. 
  5. En diagnostic différé des patients symptomatiques sans signes de gravité diagnostiqués cliniquement mais n’ayant pas fait l’objet d’une PCR et ce depuis la mise en place de la phase 2 (à partir du 2 mars 2020). 
  6. En détection d’anticorps chez les professionnels soignants non symptomatiques, en complément du dépistage et de la détection de personne-contact par PCR selon les recommandations en vigueur, si la PCR est négative. 
  7. En détection d’anticorps chez les personnels d’hébergement collectif (établissements sociaux et médico sociaux, prisons, casernes, résidences universitaires, internats, …) non symptomatiques en complément du dépistage et de la détection de personne-contact par PCR selon les recommandations en vigueur, si la PCR est négative. 

Selon la HAS, « les TDR et TROD pourraient compléter l’offre diagnostique par tests sérologiques automatisables, dans les mêmes indications et là aussi sur prescription médicale. »

  • Combien ils coûtent ?

Ces tests ne sont pas inscrits à la nomenclature et ne sont donc pas remboursés par l’Assurance maladie. Ils restent à la charge du patient ou des acteurs divers à travers des initiatives locales, tels que les mairies, département ou direction d’Ehpad. « De nombreux tests non validés circulent sur le marché, avec un prix oscillant entre 10 et 25 euros à l’unité pour les tests rapides au bout du doigt », explique au Figaro le Syndicat des Jeunes Biologistes Médicaux.

  • En combien de temps a-t-on les résultats ?

La durée d’analyse du prélèvement sanguin étant rapide (entre 10 et 20 minutes), le résultat peut être obtenu en quelques heures pour un test « Elisa ». Les tests réalisés à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt (TDR) permettent d’obtenir un résultat encore plus rapidement en 15 minutes environ.

  • Sont-ils fiables ?

Le principal avantage, c’est que ce test est facilement déployable à grande échelle. Ce qui présente un intérêt : connaître l’immunité de la population (ou immunité collective). « Si plus de 50% de la population est immunisée alors le virus s’éteindra de lui-même, faute de nouvelle cible en nombre suffisant », soulignait Olivier Véran lors d’une conférence de presse (28 mars). Pour résumer, plus la population est immunisée moins le virus est en capacité de se propager. Mais l’inconvénient, c’est que la fiabilité de ces tests est incertaine du fait qu’ils ne sont pas encore homologués. De plus, il existe des doutes sur la corrélation entre présence d’anticorps et immunité, en somme est ce que l’on peut pas attraper deux fois le coronavirus ? Quoi qu’il en soit, la HAS appelle à la prudence vis-à-vis des tests sérologiques : « aujourd’hui, les tests sérologiques ne permettent pas de statuer sur une potentielle immunité protectrice ni a fortiori sur sa durée. »

Les autotests

  • Le principe de l’autotest : rechercher dans le sang des anticorps dirigés contre le virus

Comme pour le test sérologique « classique » Elisa » ou le test de diagnostic rapide (TDR) réalisé via une goutte de sang en laboratoire, il s’agit de savoir si une personne a développé des anticorps contre le virus SRAS-CoV2, donc de savoir si la personne a développé une immunité contre le virus. Le principe est donc identique. La différence c’est que l’autotest peut être réalisé à domicile.

  • Autotests : comment ça marche ?

Chacun pourra se le procurer en pharmacie et faire le test chez soi après s’être piqué le doigt. Cependant, ils ne sont pas encore commercialisés et la HAS ne les recommande pas, du fait que les résultats sont difficiles à interpréter sans l’aide d’un professionnel. « Ce n’est pas aussi simple qu’un test de grossesse », selon la HAS.

  • Les autotests sont-ils fiables ?

La réalisation du prélèvement est simple : le patient le réalise seul, à domicile, en se piquant le bout du doigt.

Mais, il n’en est pas de même pour la lecture et l’interprétation du résultat. « Sans accompagnement, le patient prend le risque de tirer des conclusions erronées de ce test », souligne la Haute autorité de Santé. Autre frein selon la HAS : il existe à ce jour très peu de données scientifiques sur les performances des autotests. Compte tenu de ces éléments, la HAS considère qu’il est prématuré de recommander l’utilisation des autotests sérologiques pour le diagnostic du COVID-19.

Les tests sérologiques « de neutralisation »

Comment se fait le dépistage sérologique ?

Par prise de sang en laboratoire.

Objectif du test sérologique de « neutralisation » : détecter l’efficacité des anticorps (immunité durable)

Le test de « séro-neutralisation » qui détecte les anticorps, comme un test sérologique classique, mais mieux : il mesure leur capacité à inhiber l’entrée du virus dans une cellule. Ce test renseigne ainsi sur l’efficacité des anticorps. « Comme il est très sensible, très spécifique contre le CoV2, ce test permet de graduer les résultats de la réponse immunitaire (fort neutralisant, faible ou non neutralisant) », explique au quotidien Libération, le virologue et directeur scientifique de Pasteur-TheraVectys, Pierre Charneau.

L’objectif de ces tests est double : identifier les individus vraiment protégés et mesurer le taux d’immunité réel des populations dans les zones très touchées par la pandémie.

Durée d’analyse du prélèvement : il faut 2 jours pour avoir le résultat.

Avantages et inconvénients :

Au contraire des tests sérologiques classiques, qui détectent les anticorps, mais sans savoir s’il s’agit bien d’anticorps protecteurs à long terme, les test neutralisants permettent de dire si l’immunité développée est durable et efficace. Un outil intéressant pour savoir si l’on est ou pas immunisé. Ces tests seraient en outre très fiables. Seul problème : leur analyse ne peut être pratiquée que dans un labo­ratoire hautement sécurisé dit P3 : ils ne peuvent donc pas être utilisés à grande échelle pour le moment. A moins de multiplier les centres sur le territoire de façon à obtenir un très haut débit d’analyses.

Les tests PCR de dépistage virologiques (nasaux-pharyngés)

  • Dépistage naso-pharyngé : comment ça marche ?

Il s’agit d’un prélèvement nasopharyngé non invasif. Un écouvillon (sorte de long coton-tige) est inséré dans le nez du patient afin de récolter des cellules nasales profondes. Cela permet de détecter un brin d’ARN spécifique au Covid-19.

Est-ce douloureux ? Non, le test n’est pas douloureux mais il peut être perçu comme désagréable, il faut en effet insérer le coton-tige suffisamment profond dans le nez pour recueillir des cellules nasales.

En combien de temps a-t-on les résultats ? La durée d’analyse des résultats est de 3 heures environ.

Pour qui ? A partir du 11 mai, les personnes symptomatiques et leurs contacts ont la possibilité de faire prescrire un test de dépistage.

Où se faire dépister ? Pour les patients diagnostiqués à l’hôpital ou avec signes de gravité, ces tests sont réalisés dans les hôpitaux. Pour les autres patients répondants aux critères de dépistage, ces tests pourront être faits en laboratoire de ville, en drive, à domicile (via une équipe mobile). Voir la liste des lieux de dépistage près de chez vous.

Combien ça coûte ? Prescrits par votre médecin, ils seront pris en charge à 100% par l’assurance-maladie.

  • Vous ressentez des symptômes : la marche à suivre
  1. Vous présentez des symptômes évocateurs d’une infection au Covid-19 (une fièvre, de la toux, une gêne respiratoire, la perte du goût, parfois encore de l’odorat) : n’attendez pas, contactez votre médecin, un médecin de garde ou le 15 pour qu’il vous oriente vers un médecin disponible.
  2. Si nécessaire, il vous prescrit un test de dépistage. En attendant le résultat du test, votre médecin vous demandera de rester chez vous en isolement afin de ne prendre aucun risque, ni pour vous ni pour votre entourage.
  3. Si le test se révèle être positif, le médecin vous suivra tout au long de votre maladie. Vous êtes isolé jusqu’à deux jours après la guérison des symptômes, soit 8 à 10 jours. En cas d’isolement à domicile vous restez dans une pièce spécifique en prenant soin d’aérer, de vous lavez les mains, de nettoyer les objets fréquemment touchés, de porter un masque, de ne pas recevoir de visite. Dans ce cas, les masques sont pris en charge par l’Assurance maladie et disponibles gratuitement en pharmacie. Il est également possible de choisir un isolement dans un autre lieu (hôtel…). 
  4. Dans le même temps, votre médecin alerte un enquêteur (Assurance maladie, ARS…) pour qu’il vous contacte afin d’identifier les personnes que vous auriez pu contaminer autour de vous, sans le savoir. 
  5. Les personnes « contact » sont à leur tour appelées. Des brigades créées dans chaque département sont chargées de remonter la liste des cas contacts, de les appeler et de les inviter à se faire tester en vue d’un éventuel isolement.
  6. Si la ou les personne(s) contact ont un risque avéré, elles sont invitées à s’isoler et à se faire tester 7 jours après le dernier contact avec vous. Imagions que vous ayez déjeuné avec une autre personne sans tenir compte des distances physiques, celle-ci sera invitée à rester chez elle en isolement, à télétravailler (un arrêt de travail sera possible si ce le télétravail n’est pas possible) et à éviter tout contact avec d’autres personnes pendant ces 7 jours. 
  7. Si le résultat du test de la personne contact est négatif, l’isolement sera maintenu encore 7 jours (le test peut être faussement négatif).
  • Le principe du test virologique (PCR) : détecter la présence du virus

On parle aussi de test PCR pour Polymerase Chain Reaction, cela désigne la technique utilisée en laboratoire pour identifier l’ARN. L’objectif est de savoir si une personne est porteuse ou non du virus, d’où le nom de test « virologique ».

-Si le test est positif, la personne a du virus dans ses muqueuses.

-Si le test est négatif, la personne est soit guérie, soit pas encore atteinte.

  • Quelle est la fiabilité des tests virologiques ?

Le ministère de la Santé estime que ces tests virologiques ont une « très bonne » fiabilité et qu’il s’agit d’une méthode de référence validée.

  • Avantages et inconvénients :

Le résultat du test est obtenu relativement rapidement, ce qui permet -en cas de symptômes- d’être pris en charge rapidement. Seule limiter pour un déploiement à grande échelle : disposer de matériel (réactifs notamment).

Les tests PCR (par le nez) : les étapes en vidéo

En vidéo : des premiers symptômes au dépistage étape par étape :

Les tests virologiques rapides (salivaires)

Le CNRS a lancé le 11 avril une étude clinique visant à confirmer l’efficacité d’un nouveau test de dépistage virologique rapide. Leur intérêt par rapport aux tests actuellement utilisés (naso-pharyngés) c’est qu’ils sont encore plus rapides. Nommés EasyCov, ils sont aussi très simples à utiliser : « Il suffit de prélever de la salive, l’un des principaux vecteurs du virus, et de la placer avec les réactifs à 65°C pendant 30 minutes », explique le CNRS. C’est moins que la méthode de test de référence qui demande plusieurs heures de traitement en laboratoire et nécessite des équipements et réactifs importants. Les résultats de l’étude sont attendus pour fin avril.

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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