Règles douloureuses, mycoses, cycles irréguliers… la gynécologie émotionnelle à la rescousse

27 Juil. 2020

En cas de troubles gynécologiques, de règles inhabituelles ou de syndrome prémenstruel, nous avons pour réflexe de consulter un gynécologue. Une initiative que la gynécologie émotionnelle ne remet pas en cause. Cette discipline, qui part du postulat que cycles menstruels et émotions sont liés, intervient presque en bout de course : quand aucun diagnostic n’est posé, quand certains désagréments gynécologiques restent inexpliqués, la gynécologie émotionnelle peut nous éclairer.

Nous avons interrogé Maud Renard qui, après une formation en gynécologie naturelle en Colombie et des années de recherche, a fondé la Gyn’émotion, une approche qui propose de ressentir son cycle pour mieux comprendre sa vie, et, par extension, de mettre des mots pour se débarrasser… de certains maux.

TOPSANTE.COM : Qu’est-ce que la gynécologie émotionnelle ?

MAUD RENARD : La gynécologie émotionnelle invite à comprendre le cycle menstruel et les menstruations par le prisme des émotions. Ça revient à écouter le langage du corps, qui, parfois, a beaucoup de choses à nous dire. Bien sûr, ça ne veut pas dire que tout est dans la tête. Par exemple, en cas de douleurs menstruelles importantes, on peut creuser du côté des émotions : que s’est-il passé dans notre passé, ou même récemment, qui pourrait expliquer ces douleurs ? Mais on ne doit pas négliger les véritables pathologies, d’autant plus quand on sait, notamment dans le cas de l’endométriose, que les femmes ne sont pas toujours écoutées et qu’il faut parfois des années pour établir le diagnostic.

La gynécologie émotionnelle est un outil pour approfondir. Quand on a consulté plusieurs spécialistes en quête d’une réponse face à un trouble et que la médecine allopathique ne sait pas se prononcer, la gynécologie émotionnelle peut intervenir.

TOPSANTE.COM : Quelles sont les problématiques les plus fréquentes traitées en gynécologie émotionnelle ?

MAUD RENARD : Beaucoup de femmes consultent pour des douleurs menstruelles inexpliquées. Ensemble, on explore : que signifie cette douleur ? Si elle est là, c’est que le corps s’exprime. Ça peut être sa manière à lui de crier, de râler. Le syndrome prémenstruel est aussi un objet de consultation, tout comme le syndrome des ovaires polystiques.

Souvent, les femmes ont un début de réponse : elles ont conscience que, dans leur histoire, un événement ou un non-dit est à l’origine de leur gêne. Généralement, il s’agit d’épisodes traumatiques ; c’est rarement l’araignée de la semaine dernière, qui nous a fait bondir de peur, qui explique des règles plus douloureuses ou abondantes que d’habitude. Mais ça ne veut pas dire qu’un micro-événement récent ne perturbe pas le cycle. On l’a vu pendant le confinement : les menstruations, parfois, tardaient à venir. Parce que notre notion du temps a valdingué, parce que cette période de quarantaine nous a coupé l’herbe sous le pied… Au contraire, parfois les règles étaient mieux vécues, parce que le confinement ressemblait à un nouvel espace de liberté, loin de toute contrainte sociale. On peut aussi prendre l’exemple des mycoses à répétition, qui restent un motif de consultation récurent : cette infection est parfois liée à une relation amoureuse toxique. Inconsciemment, le corps se braque et nous protège.

TOPSANTE.COM : Quelles grandes lignes de la gynécologie émotionnelle peut-on partager pour que chaque femme apprenne à mieux lire son cycle et ses règles ?

MAUD RENARD : Il est difficile, à partir d’un même symptôme, d’établir des généralités. C’est propre à chacune. Mais on peut donner des pistes. Quand, par exemple, les menstruations durent plus longtemps que d’habitude, c’est peut-être que quelque chose doit « sortir ». On n’arrive plus à fermer le robinet, mais pourquoi ? Est-ce que quelque chose déborde dans notre vie ? Quelque chose qui prend trop de place ? Aussi, la couleur des menstruations est un indicateur. Des spottings (légers saignements en dehors des règles, ndlr) marron parlent de peurs. De quoi avons-nous peur ?

Des règles douloureuses, elles, évoquent un tracas : l’utérus se contracte de façon plus importante, plus vive, alors on peut se demander ce qui nous tend, soit en ce moment, soit de façon répétée depuis de plusieurs années. Grâce à la gynécologie émotionnelle, on cherche la symbolique et on peut débloquer des points. C’est intéressant, parce que c’est souvent l’occasion, aussi, de découvrir son anatomie, de mieux comprendre le fonctionnement du cycle, et donc de mieux se connaître. On ne réalise pas toujours qu’un traumatisme ou une contrariété nous envahit autant. Notre cycle en dit beaucoup sur nous, comme un mal de dos, une migraine… Pourquoi en a-t-on plein le dos ? Qu’est-ce qui nous prend la tête ? C’est la même chose. Ça ne remplace pas la médecine conventionnelle mais ça vient la compléter

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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