Qu’est ce que le bamlanivimab, ce cocktail d’anticorps autorisé par les Etats-Unis ?

11 Nov. 2020

Lorsqu’il a contracté le Covid-19, Donald Trump a été soigné avec un médicament à base d’anticorps de synthèse. C’est sur ce même principe chimique qu’est conçu le bamlanivimab, qui vient d’être validé par la FDA (l’agence américaine des médicaments) pour traiter les malades du coronavirus.

Comment fonctionne le bamlanivimab ?

Ce traitement est destiné aux malades avec des formes légères à modérées. Il s’agit d’un produit qui s’injecte en une seule fois et qui résulte du clonage d’anticorps de malades convalescents du Covid-19. Il ne vise pas à diminuer les symptômes, mais permet d’éviter que le virus ne continue de se répliquer dans l’organisme. En se fixant sur la protéine Spike présente à la surface du coronavirus, il empêche à celui-ci d’infecter de nouvelles cellules.

Après une étude menée sur 465 personnes, le bamlanivimab a significativement baissé le taux d’hospitalisation des malades. Dans le groupe ayant reçu un placebo, les hospitalisations (ou passages aux urgences) dans les 28 jours suivant le début du traitement ont été de 10%, contre 3% pour le groupe traité par le médicament. Plusieurs doses ont été administrées : entre 700 milligrammes et 7 000 milligrammes de produit. Reste que l’étude n’est pas encore terminée, il ne s’agit que de la phase 2. La phase 3, menée sur davantage de patients permettra de valider (ou non) ces premiers résultats.

A qui est-il administré, où et quand ?

Ce traitement pourrait être très efficace s’il est administré suffisamment tôt dans le développement de la maladie, en prévention de l’aggravation des symptômes. Si la maladie a déjà progressé et que le malade présente une forme sévère, les scientifiques ont constaté qu’il n’était pas efficace. Il sera donc administré à des patients ayant un risque de développer une forme plus grave et d’être hospitalisés.

Pour l’instant, ce traitement n’est validé que durant la phase d’urgence de la pandémie, ce qui veut dire qu’ensuite, l’autorisation d’utilisation par la FDA pourrait être retirée. Un médicament similaire est en réflexion en France, sans qu’aucune phase clinique n’ait encore été mise en place.

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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