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Pollens : un peu de répit pour ce début de printemps

19 Mar. 2021

Les pollens vont laisser en paix les narines des allergiques !

Depuis le début du mois, vous avez à nouyveau le nez qui coule, les yeux rouges qui démangent et vous ne cessez d’éternuer… vous vous êtes peut-être demandé, l’espace d’un instant, si ce n’était pas les symptômes du covid-19. Mais lorsque votre regard (larmoyant) s’est arrêté sur le calendrier, vous avez compris que la saison des pollens venait de redémarrer. Bonne nouvelle, comme le souligne le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) dans son bulletin du 19 mars : “ le temps froid qui envahit la plus grande partie du pays, avec des températures 4°C en dessous des normales de saison, freinent la floraison des arbres. Les risques d’allergie aux pollens d’aulne, de frêne, de peuplier, de saule et de charme seront faibles“, ce qui va permettre aux allergiques de respurer.

Alors que depuis début mars, 19 départements qui s’étendent de la Côte Basque à la Corse étaient en alerte rouge pour les pollens de cyprès avec un risque d’allergie très élevé, il n’y a plus que 8 départements où les allergiques ne sont pas à la fête : : les Alpes maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, le Gard, l’Hérault, l’Aude, les Pyrénées orientales. Mais dans ces départements, le risque allergique devrait baisser en avril.

  • Les pollens de bouleau : l’arrivée des premiers pollens est annoncée pour le 01 avril d’après le modèle prévisionnel (mis en place en partenariat avec Météo-France).
  • Les pollens de platane font leur apparition dans le Sud avec un risque d’allergie de niveau faible à moyen.

Quelques bons gestes pour se protéger des pollens et limiter son exposition : prenez votre traitement, consultez un médecin ou un allergologue en cas de symptômes, consultez régulièrement les risques d’allergie sur notre site internet pour adapter votre traitement, rincez vos cheveux le soir, aérez au moins

10 min par jour avant le lever et après le coucher du soleil, évitez de faire sécher le linge à l’extérieur, gardez les vitres des voitures fermées, évitez les activités sportives à l’extérieur qui entraînent une surexposition aux pollens, portez un masque avec des lunettes de soleil et un chapeau !

Pollens : le calendrier

  • Février/Mars : attention aux pollens d’aulne, de bouleau, de frêne et de cyprès (risques forts) ainsi qu’au peuplier (risque moyen)
  • Avril/Mai : attention au platane et au cyprès (risque fort), ainsi qu’au bouleau, au saule, au hêtre et au charme (risques moyens)
  • Mai/Juin : attention à l’olivier (risque moyen)
  • Mai/Août : attention aux graminées (risque élevé à très élevé)
  • Août/Septembre : attention à l’ambroisie

A noter : Le Réseau national de surveillance aérobiologique met à disposition sur son site un guide d’information sur les principaux pollens allergisants du printemps, en ville et à la campagne.

Des pollens plus agressifs à cause de la pollution 

Il y a une synergie entre l’augmentation des particules diesel et l’augmentation des anticorps de l’allergie IgE vis-à-vis des pollens”, explique à Top Santé (avril 2020), le Pr Frédéric de Blay, pneumologue. L’augmentation du CO2 dans l’atmosphère stimule la production de pollen par les plantes, aggravant les symptômes des personnes souffrant de rhinite ou d’asthme allergiques. “Avec la pollution (oxyde d’azote, ozone, particules…), la plante produit plus de pollens, nous précise par ailleurs Nicolas Viovy, chercheur au Laboratoire Sciences du climat et de l’ environnement. La pollution endommage l’enveloppe des pollens, qui laissent alors échapper leurs protéines allergisantes dans l’air.”

De plus, la pollution irrite les muqueuses qui normalement filtrent les allergènes et toutes les substances inhalées, elle fragilise les barrières épithéliales (muqueuses du nez, des yeux, peau…), ce qui permet aux allergènes, produits chimiques, moisissures, de pénétrer plus facilement jusqu’aux bronches. Du coup, les gens sont plus sensibles avec de moindres quantités de pollens.

Principales responsables : les particules fines émises par la combustion des appareils de chauffage, le transport routier (diesel et essence). Jusqu’à 800 fois plus petites qu’un cheveu, ces particules favoriseraient les allergies aux pollens “en abaissant le seuil de réactivité bronchique et/ou en accentuant l’irritation des muqueuses nasales ou oculaires chez les sujets sensibilisés”, indique l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Une étude réalisée dans la capitale a d’ailleurs démontré que chaque épisode de pollution aux particules fines entraîne une augmentation significative des consultations aux urgences pour exacerbation d’asthme.

Pourquoi l’année 2020 a été particulièrement difficile pour les allergiques ?

Les allergiques ont pu le constater :l’an dernier, les symptômes allergiques (nez qui coule, yeux qui grattent, éternuements…) ont été particulièrement intenses. Première raison, les conditions météorologiques. “On a eu un hiver qui a été très doux, il n’a quasiment pas gelé. Le printemps a été également doux, un peu pluvieux, et là il fait chaud et beau avec un beau temps. Donc il y a eu toutes les conditions pour que les plantes libèrent beaucoup de pollen et que les gens souffrent plus que d’habitude”, explique le Dr Edouard Sève, médecin allergologue et vice-président du Syndicat des allergologues.

Autre facteur : le stress, qui a tendance “à dérégler notre système immunitaire et, du coup, les symptômes ont tendance eux aussi à augmenter”, souligne Docteur Chantal Dupic, médecin allergologue et pneumologue à La Rochelle. Enfin, la fermeture des espaces verts pendant les différentes périodes de confinement les a laissés sans entretien. Résultat, les plantes ont poussé,  et la quantité de pollens dans l’atmosphère est devenue plus importante qu’en temps normal.

Conseils pratiques pour les allergiques

Tous les département, à l’exception des Alpes maritimes et de la Corse, sont en vigilance rouge ou orange. Il est grand temps de prendre quelques précautions si vous êtes allergique au pollen :

  • En préparant vos repas, pensez aux aliments qui ont un effet anti-histaminique naturel
  • Rincez vos cheveux le soir en rentrant chez vous.
  • Aérez au moins 10 min par jour avant le lever et après le coucher du soleil.
  • Ne faites pas sécher votre linge à l’extérieur.
  • Ne circulez pas en voiture la fenêtre ouverte.
  • Evitez les activités sportives à l’extérieur même si avec le déconfinement l’envie d’évasion est grande ! 
  • Portez un masque avec des lunettes de soleil et un chapeau.
  • Suivrez votre traitement et n’hésitez pas à consulter un médecin ou un allergologue en cas de symptômes.

C’est quoi les pollens de graminées ?

Les graminées comprennent de nombreuses espèces différentes et plusieurs (comme notamment la phléole, le dactyle, la fétuque, l’ivraie, le pâturin, le vulpin, le chiendent, le seigle, le blé, le maïs, l’orge, l’avoine…) déclenchent des rhumes des foins chez les personnes allergiques.

A noter que lorsqu’on est allergique aux pollens de graminées, il y a des risques d’allergie croisée avec l’arachide, la farine de blé, le melon, les pommes-de-terre, les poivrons et la tomate.

Source : Réseau National de Surveillance Aérobiologique (R.N.S.A.)

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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