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Obésité : avec le Covid-19, il est urgent d’améliorer la prise en charge

4 Mar. 2021

Etre touché par le Covid-19 lorsqu’on est en situation d’obésité peut être très dangereux. Les chiffres de Santé Publique France sont éloquents : 47% des admissions en réanimation concernent des personnes en surpoids et parmi les décès on dénombre 40% de personnes obèses. A l’occasion de la journée mondiale de l’obésité, le Collectif National des Associations d’Obèses (CNAO) alerte sur une prise en charge qui évolue peu.

Si Covid-19 et obésité sont si dangereux lorsqu’ils se rencontrent, c’est parce que l’obésité est un facteur de risque d’embolie pulmonaire. Anne-Sophie Joly, présidente du CNAO, déplore des prises de décisions peu adaptées dans le contexte de crise, pour cette maladie (et la problématique de surpoids en général) qui touche 8 millions de personnes en France, soit 15% de la population. Au départ, elles ont été oubliées du plan de vaccination, ce n’est que très récemment (courant février) que le droit au vaccin contre le coronavirus a été ouvert aux personnes obèses.

Une maladie qu’il faut diagnostiquer en amont

Il faut faire en sorte de protéger ces patients, sans les stigmatiser, ni les isoler, ni leur faire peur. Or, actuellement, la considération de cette pathologie est trop souvent réduite à une mauvaise hygiène de vie et un manque de pratique sportive. Les associations de patients dénoncent les idées reçues et rappellent qu’il s’agit d’une véritable maladie, qui s’explique par des facteurs génétiques, environnementaux et contre laquelle on ne peut pas simplement lutter en changeant son alimentation.

La crise du Covid-19 vient souligner la prépondérance de cette pathologie et ses dangers. Le système médical français peine encore à dépister en amont les pathologies entraînant du surpoids et toutes les complications qui y sont liées. Changer la prise en charge de l’obésité est urgent, tout comme “faire un véritable travail de prévention, d’accompagnement des patients mais aussi de sensibilisation à la fois du grand public, des soignants, et des pouvoirs publics afin de pouvoir faire enfin évoluer les choses.

Pour l’heure, le CNAO participe à l’élaboration d’une feuille de route “obésité” au ministère de la santé, et attend que l’obésité soit enfin reconnue comme maladie.

Sources : Santé Publique France, CNAO

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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