Nymphoplastie : 7 questions sur la chirurgie intime

23 Jan. 2020

La chirurgie intime s’est développée pour reconstruire un clitoris chez les femmes excisées. Il est en effet possible de « tirer » sur la partie naturellement enfouie du clitoris pour ressortir un petit « bouton » : ainsi la femme retrouve une anatomie féminine « normale ». Ce qu’elle vit souvent comme une véritable renaissance, même si le plaisir lié à cette zone ne revient pas vraiment. Parallèlement, les chirurgiens se sont penchés sur les autres disgrâces de la nature ou du temps. Aujourd’hui, les femmes se font donc opérer à la fois pour des raisons esthétiques et fonctionnelles.

Pour quelles raisons veut-on se faire refaire le sexe ?

Certaines femmes sont dotées de grandes lèvres si larges et fournies que ça les gêne au quotidien, notamment pour différentes activités comme faire du vélo, du cheval… Après les grossesses ou avec l’âge, d’autres ressentent une béance au niveau de la vulve, qui diminue leurs sensations pendant les rapports. D’autres encore souhaitent retrouver des lèvres plus toniques car le temps les a relâchées. Mais parfois, on se trompe… C’est-à-dire qu’on s’imagine que ses petites ou grandes lèvres sont disproportionnées, alors qu’elles sont normales. Toutes les femmes ne sont pas faites exactement de la même façon. Consulter un chirurgien qui a l’habitude de ces interventions permet d’être bien conseillée.

Quelle est l’intervention la plus demandée aujourd’hui ?

La nymphoplastie, c’est-à-dire la chirurgie des grandes lèvres. Le plus souvent pour les réduire parce qu’elles sont trop volumineuses et qu’elles « pendent ». Plusieurs techniques sont disponibles, le choix s’effectuant en fonction des caractéristiques de la femme. Pour un meilleur résultat esthétique, un geste est parfois ajouté : on peut injecter un peu de graisse prélevée chez la femme elle-même (face interne des genoux ou des cuisses) de manière à obtenir un bon équilibre entre les deux parties de la vulve. Il est également possible d’utiliser de l’acide hyaluronique mais l’effet dure alors moins longtemps.

Les requêtes varient-elles selon le type de femmes ?

Les femmes d’origine caucasienne souhaitent généralement des organes plus discrets que dans d’autres cultures, notamment en Afrique où la protubérance du sexe peut être un signe de fertilité regardé positivement. Les femmes de ces pays ont par ailleurs moins souvent de problèmes d’hypertrophie des grandes lèvres. Mais quelle que soit leur origine, les femmes font la démarche pour elles-mêmes. Il est exceptionnel que ce soit le partenaire qui « réclame » une intervention de cette partie du corps féminin.

La chirurgie constitue-t-elle la meilleure solution pour tonifier un vagin relâché ?

Pas du tout. Il faut toujours commencer par de la kinésithérapie périnéale. Des techniques de laser ou de radiofréquence peuvent aussi bien améliorer la tonicité vaginale. La chirurgie n’intervient donc qu’en dernier recours. On peut alors réaliser une vaginoplastie, c’est-à-dire un rapprochement des tissus relâchés. Il s’agit d’une intervention plutôt délicate, assez peu pratiquée.

Comment se passe une intervention de chirurgie intime ?

Deux consultations à 15 jours d’intervalle sont nécessaires, car un délai de réflexion est obligatoire. Lors de la première, un devis est remis par le chirurgien. La consultation d’un anesthésiste est obligatoire, même en cas d’anesthésie locale, ce qui est le cas le plus fréquent, les actes chirurgicaux se déroulant généralement en ambulatoire. Seules les opérations post-excision bénéficient d’une prise en charge par l’Assurance maladie. Pour les autres, tout est à la charge de la femme. Selon les interventions, les établissements et les chirurgiens, il faut tout de même prévoir un budget compris entre 3 500 et 5 500 euros.

Quelles sont les précautions à prendre avant ces opérations ?

Comme pour toute intervention chirurgicale, l’arrêt du tabac est fortement conseillé : en effet, le tabagisme retarde la cicatrisation. On évite également la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens la semaine précédant l’opération. Et si un antidouleur s’avère nécessaire, on choisit bien sûr du paracétamol.

Comment ça se passe après ?

Ces interventions ne sont pas douloureuses, ça ne brûle pas… car les lèvres intimes sont peu innervées. On peut simplement ressentir au début une petite gêne en position assise. La femme peut tout au plus avoir besoin d’un comprimé de paracétamol le premier soir. Une culotte en coton avec une petite protection périodique pendant quelques jours est utile pour absorber les suintements. Sinon, on désinfecte et on applique une crème cicatrisante quelque temps. Et pendant un mois, pas de bains ni de rapports sexuels. Leur reprise se fera avec un gel lubrifiant. Les sutures étant effectuées avec du fil résorbable, pas besoin de retirer des fils.

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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