Masques en tissu : attention aux malfaçons

30 Avr. 2020

Dans le sous-sol d’un atelier de couture, à Paris, des couturières s’affairent 12h par jour à fabriquer des masques. Bouteille de désinfectant, gel hydroalcoolique, machines à coudres et mètres mesureurs se mêlent à la pile de masques en confection. Cet atelier sauvage est une initiative de la styliste et créatrice parisienne Noémie Devime. Elle s’est portée volontaire pour venir en aide à une marque du sud de la France, spécialisée dans les sous-vêtements masculins et reconvertie en productrice de masques destinés aux pompiers, le temps de la pénurie qui marque cette période de Covid-19 en France.

6000 pièces à fabriquer, à la main, en un temps record : voilà son engagement. Sur l’antenne de production improvisée à Paris, elles sont 9 femmes du monde de la mode à s’être converties en travailleuses à la chaîne. A l’exception près que, pour des raisons de sécurité, aucune « chaîne » n’est possible. Elles fabriquent donc les masques de A à Z, avec une minutie extraordinaire.

Comment bien fabriquer un masque ?

« On pense que fabriquer un masque, c’est facile. Il suffit de savoir coudre ! Mais non, il y a beaucoup de règles à respecter. » Les masques barrières ne doivent pas seulement faire « barrière » au virus, ils doivent aussi vous permettre de respirer. Et certains ont tendance à l’oublier… La fausse bonne idée serait par exemple d’utiliser des matières enduites ou imperméables, qui ne laissent pas correctement passer l’air.

Autre consigne : « Si vous faites une couture sagittale, qui rejoint le nez et la bouche au milieu de votre masque, les trous d’aiguilles suffisent à le rendre poreux et à ne plus vous protéger du virus ! » explique Clotilde Faure, créatrice de mode associée à Noémie Devime dans cette aventure. Sans compter que les tissus, souvent élastiques, peuvent se distendre avec le temps et laisser ces micro trous de coutures s’agrandir.

Pour sécuriser leurs masques, qui ont ce type de couture, elles expliquent : « il y a trois couches, une intérieure en jersey de coton, c’est doux et ça permet de ne pas trop irriter la peau. Une extérieure dans une matière synthétique, et une intérieure. Cette dernière n’a pas de couture, ce qui lui permet de sécuriser le masque, c’est le « filtre ». On utilise de la polaire, type Quechua quoi !« 

Toutes les matières ne sont pas bonnes pour réaliser un masque. Certaines ne filtrent pas suffisamment, d’autres bloquent trop l’air, certaines sont irritantes, inconfortables… Ou trop élastiques. Bref, faire ses propres masques en tissu, c’est compliqué, et il ne faut pas se tromper, si l’on compte s’en servir pour se protéger de contracter le Covid-19.

Fabrication de masques, un métier

L’objectif est finalement de répondre à deux critères essentiels : qu’ils soient perméables à l’air, mais qu’ils filtrent quand même les particules (à hauteur de 70 à 90%). Des exigences au coeur des recommandations livrées par le guide Afnor (association de normalisation, sous tutelle de l’Etat) concernant les « masques barrières ».

Ce guide de 36 pages explique comment concevoir un masque filtrant en tissu réutilisable avec tout un tas de règles qui lui permette d’être adapté à la morphologie du visage. Matière extérieure, largeur, filtre, types d’élastiques et méthode d’accroche, tests à réaliser pour évaluer la fiabilité du masque…

Dans le cadre de la production massive de masques pour les pompiers qu’elles effectuent, des tests ont été effectués au préalable, en laboratoire. Comme le stipule le guide Afnor, la force des tissus face à l’inspiration et à l’expiration doit être vérifiée à l’aide de l’unité de mesure millibars. Un test de pression atmosphérique essentiel pour connaître l’efficacité du masque, peut être réalisé à l’aide d’un appareil spécifique. Mais les couturiers à domicile n’en sont que rarement équipés… D’autre part, le guide comporte des imprécisions, notamment concernant l’attache des élastiques. Il est difficile à interpréter correctement pour les indépendants.

Le masque parfait n’existe pas

A ces difficultés de fabriquer un masque solide et protecteur, l’Afnor répond : « Evidemment, ce document n’est pas parfait. Il n’est pas définitif. Nous sommes ouverts aux contributions extérieures pour l’améliorer » explique Olivier Gibert du département de la communication.

Depuis peu, l’Afnor a mis en place une plateforme d’échanges (qu’ils défendent d’être un marketplace, car les produits doivent y être vendus à prix coûtant ou donnés) entre demandeurs et fabricants de masques. L’Afnor précise dans ses conditions que ces masques ne sont pas testés, mais demande aux couturiers qui les diffuseront via cette plateforme de certifier qu’ils se sont bien « inspirés » du guide. Le risque ? Donner un faux sentiment de sécurité, avec l’impression pour les acquéreurs d’avoir un produit « homologué Afnor ». Or, il ne s’agit que de recommandations, de matières évaluées et non « homologuées ».

D’autant que les médecins ne sont pas catégoriques sur la protection qu’offrent les masques en tissu, on estime pour l’instant qu’ils permettent de limiter les risques de contracter le Covid-19 ou de le transmettre. Mais ils sont bien loin d’être des produits médicaux, ce ne sont pas des dispositifs sanitaires. L’Afnor rappelle d’ailleurs qu’ « il faut impérativement l’utiliser en complément des gestes barrières« . Et limiter son port à 4h par jour, avant de le laver à 60 degrés.

Lire aussi :

  • Appli stop-Covid : prête pour le 11 mai ?
  • Symptômes coronavirus et organes touchés : enfants, adultes, ce que l’on sait

Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

Promo !

«Vivez mieux, vivez qop ! »

Douchka Esposito, Ambassadrice qop

Collagen Beauty Booster Pamplemousse

39,90€ → 34,90€

Boîte de 30 sticks. Actuellement nous livrons tous nos clients en France uniquement.

Défiez le vieillissement, le collagène est une protéine naturelle de votre corps jusqu'à l'âge de 25 ans, après cet âge votre corps n'en fabrique plus assez d’où le début du vieillissement, redonnez de la jeunesse à vos cellules avec notre complément alimentaire naturel. Plus performant qu'une crème, qop agit de l'intérieur.

Premiers résultats visibles au bout de 30 jours, nette amélioration visible au bout de 90 jours de soins, étude clinique.

  • 1 complément à boire par jour
  • Améliore l’hydratation et la souplesse de la peau
  • Améliore la douceur de la peau en réduisant le nombre de sillons en micro-relief
  • Prévient la formation de rides profondes

Zéro Retouche & Zéro Injection. Une peau Parfaite & Rapide & Efficace.

Plus d'infos →

Notre collagène n'est plus disponibleRupture de stock suite à un nombre important de commandes, veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée. Vous pouvez prè-réserver vos boîtes en cliquant sur ce lien.

Rupture de stock

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer