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Margaux de Frouville : “L’évolution des connaissances sur le coronavirus me donnerait presque le tournis”

1 Avr. 2021

A tout juste 35 ans, Margaux de Frouville est à la tête du service dédié aux questions de santé pour BFMTV. Pédagogue et rigoureuse, elle décrypte depuis plus d’un an l’actualité sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus et anime régulièrement des émissions spéciales dédiées. Elle nous raconte comment elle a vécu cette année riche en actualité, côté pro et perso.

Vous suivez la crise sanitaire depuis plus d’un an. Quel est votre souvenir le plus marquant ?

Margaux de Frouville : Rétrospectivement, je pense que cela restera le début, le 24 janvier 2020. C’était la fin d’une longue journée, avec reportage à l’Institut Pasteur, calage d’invités, et interventions en plateau autour de ce “mystérieux virus chinois”.

Peu après 20h, surprise, ce n’est pas un mais deux premiers cas détectés en France, puis un troisième dans la soirée. Il s’agissait aussi des premiers cas officiels en Europe. A ce moment-là, l’emballement médiatique était lancé, mais rien ne nous laissait penser ce qui nous attendait…

Entre les mesures sanitaires, politiques, les données scientifiques qui évoluent sans cesse… Suivre le Covid-19 en temps réel, c’est passionnant ou c’est épuisant ?

Les deux, mon capitaine ! Passionnant évidemment, car repenser à l’évolution des connaissances, et même des méconnaissances au cours de cette année me donnerait presque le tournis. J’ai des notes tapées à l’ordinateur pour préparer mes interventions en plateau dans tous les sens, et quand je retombe sur un élément nouveau il y a 2 mois, cela me paraît un siècle. Ce qui me passionne, ce sont les échanges avec les scientifiques, le partage de leur savoir.

Le rythme imposé par l’actualité sanitaire est intense. Arrivez-vous malgré cela à conserver des moments pour vous ?

J’essaye. Du lundi au vendredi, c’est mission impossible, je suis dans un long tunnel. En revanche, j’essaye de me dégager le vendredi après-midi pour aller chercher mes enfants à l’école. et de me ressourcer le week-end.

Vous avez deux enfants. Leur parlez-vous de votre travail, du coronavirus… ?

Pas plus tard qu’hier, mon fils aîné est rentré dans ma chambre et m’a demandé “maman, quand est ce qu’il part le virus ?” Je ne m’y attendais pas du tout. Je lui ai répondu honnêtement, que je ne savais pas, que l’on espérait tous bientôt, et que les vaccins pourraient améliorer la situation. Sinon, pour mon travail, c’est assez concret pour eux, car ils peuvent me voir en direct en plein boulot !

La crise sanitaire laisse moins de temps pour couvrir les autres sujets médicaux. N’est-ce pas frustrant ?

Ça l’est. Quand j’ai pu parler en plateau de la naissance du bébé né après la première greffe d’utérus en France il y a quelques semaines, j’avais l’impression de prendre un bol d’air ! Et nous avons notre chronique diffusée le week-end avec le docteur Alain Ducardonnet, mon binôme, qui nous permet d’aborder d’autres sujets.

L’incertitude, le manque de perspectives… Qu’est-ce qui vous pèse le plus en cette période inédite ?

J’ai, comme tout le monde, des coups de mou… Les dîners entre amis me manquent. Les restaurants me manquent. Les projections a plus d’une semaine me manquent !

Et à l’inverse, qu’est-ce que cette crise a apporté de positif selon vous ?

Un recentrage sur l’essentiel. Je n’ai jamais jamais eu autant besoin de passer des moments qualitatifs avec ceux que j’aime.

Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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