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L’obésité en 5 idées reçues

4 Mar. 2021

En France, 17 % de la population adulte est obèse, soit plus de 8 millions de personnes. Maladie chronique évolutive allant de l’obésité simple à l’obésité sévère et/ou complexe, elle est un facteur de risque majeur pour nombre de pathologies (maladies cardio-vasculaires, diabète de type 2, etc.). Et a des conséquences psychologiques et sociales, notamment la mésestime de soi, la dépression, la stigmatisation.

L’obésité sévère augmente en France. Selon le ministère de la Santé, on constate une hausse de la proportion des personnes évoluant vers une obésité très sévère, qui correspond à un indice de masse corporelle IMC > 40 kg/m². En 2016, 2 % des femmes (1,3 % en 2006) relevaient de l’obésité sévère et 1 % des hommes (0,7 % en 2006), soit plus de 500.000 personnes adultes

Covid et obésité : une situation à risque

Le virus n’épargne personne et touche particulièrement les populations à risque dont les personnes souffrant d’obésité. Du reste, les personnes obèses sont prioritaires pour être vaccinées.

Le lien est en effet avéré entre Covid-19 et obésité. Physiologiquement, les personnes en surpoids et obèses sont statistiquement plus nombreux à développer des formes graves de la Covid-19. Et 47 % des patients infectés par la Covid, entrant en réanimation, sont en surpoids, alors que l’obésité concerne 40 % des personnes décédées.

Dans ce contexte, changer la prise en charge de l’obésité est urgent, tout comme “faire un véritable travail de prévention, d’accompagnement des patients mais aussi de sensibilisation à la fois du grand public, des soignants, et des pouvoirs publics afin de pouvoir faire enfin évoluer les choses“, a déploré Anne-Sophie Joly, présidente du Collectif National des Associations d’Obèses (CNAO). A l’occasion de la Journée mondiale de l’Obésité ce 4 mars, celle-ci appelle à une reconnaissance de l’obésité comme une vraie maladie.

Car pour l’heure, l’obésité est encore associée à de nombreuses idées reçues.

On devient obèse en mangeant n’importe quoi

Difficile d’imaginer une personne obèse attablée devant une petite salade verte. Si l’obèse a un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30, c’est « forcément » qu’il s’empiffre de hamburgers à longueur de journée, qu’il dévore 25 croissants au petit-déj’ et qu’il engloutit une tartine de Nutella XXL matin, midi et soir.

« C’est un préjugé aberrant, réagit Eugénie Auvinet, diététicienne et nutritionniste à Paris. L’obésité est une maladie multifactorielle. » Et si l’hygiène de vie est (bien évidemment) l’une des 3 causes principales de l’obésité, il ne faut pas non plus négliger l’impact des deux autres facteurs majeurs du développement de la maladie, à savoir le manque de sommeil et le peu d’activité physique.

Par ailleurs, d’autres facteurs (qui ne concernent pas l’hygiène de vie) peuvent aussi conduire à l’obésité. D’abord, les maladies. Prenons par exemple le cas de l’hypothyroïdie, une pathologie qui touche en moyenne 1% de la population française et surtout les femmes. A cause du mauvais fonctionnement de la glande thyroïde, le métabolisme de base est ralenti : en clair, le corps brûle moins de calories au repos. « Cela signifie que vous allez prendre du poids, alors que votre régime alimentaire n’a pas changé », analyse Eugénie Auvinet. Ce qui peut conduire à l’obésité.

Par ailleurs, l’âge a aussi son importance quand il s’agit d’obésité : à la ménopause, le bouleversement hormonal conduit à une perte musculaire et (une fois de plus) à un ralentissement du métabolisme basal. Résultat : le corps a plus de difficultés à brûler les calories absorbées et, alors que l’on continue à manger « normalement », les kilos s’installent.

« De plus, certains médicaments (notamment des antidépresseurs), des séjours répétés à l’hôpital ou encore des facteurs génétiques peuvent aussi entraîner l’obésité, ajoute Eugénie Auvinet. Ce n’est pas uniquement une …

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