Les visons, obstacles à la création d’un vaccin contre le Covid-19 ?

5 Nov. 2020

En France, 4 « fermes à fourrure » sont toujours en activité : dans ces établissements (qui sont régulièrement sous le feu des associations de défense du bien-être animal et qui devraient bientôt cesser d’exister, selon une décision officielle prise au mois de septembre 2020), des visons sont élevés puis tués, principalement au profit de l’industrie du luxe.

Mais cette fois-ci, les visons sont au cœur de l’actualité pour des raisons sanitaires : en effet, selon l’Autorité danoise de contrôle des maladies infectieuses (SSI), une mutation spécifique du virus Sars-Cov-2 serait en train de se développer chez ces petits mammifères carnivores… et elle pourrait se transmettre à l’Homme. Ainsi, le Danemark serait confronté depuis le mois de juin 2020 à des cas de coronavirus dans de nombreux élevages de visons – principalement dans le nord de la région du Jutland, où 12 cas ont déjà été détectés.

Coronavirus : la mutation transmise à l’Homme par le vison serait plus résistante aux anticorps

Quel est le problème ? Si cette mutation du virus n’entraîne pas forcément des symptômes du Covid-19 plus sévères, elle « ne réagit pas autant aux anticorps que le virus normal. Les anticorps ont toujours un effet, mais pas aussi efficace » précise le responsable de la SSI, Kåre Mølbak. Ce qui pourrait compromettre l’efficacité des vaccins contre le Covid-19 qui sont actuellement élaborés dans le monde entier… « Le virus muté via les visons peut créer le risque que le futur vaccin ne fonctionne pas comme il le doit » a résumé ce mercredi 4 novembre 2020 la Première ministre danoise, Mette Frederiksen.

Pour empêcher la transmission de ce « nouveau » coronavirus, le Danemark a donc pris une décision difficile : les éleveurs ont été sommés d’abattre les 15 millions de visons actuellement élevés dans le pays. « La poursuite de l’élevage de visons impliquerait un risque beaucoup plus élevé pour la santé publique, tant au Danemark qu’à l’étranger » a justifié Kåre Mølbak.

Pour l’instant, aucune décision officielle n’a été prise en France. Loïc Dombreval, député (LREM) des Alpes-Maritimes suggère d’intégrer des vétérinaires dans le Conseil Scientifique pour « une meilleure compréhension et gestion des réservoirs animaux d’agents infectieux, mais aussi de leurs voies de transmission et d’adaptation à l’humain« .

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