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Les vaccinodromes en 3 questions

24 Mar. 2021

La tension hospitalière devient inquiétante (488 nouvelles entrées en réanimation ce 23 mars) et le variant anglais, plus contagieux mais aussi plus sévère, présente désormais 70% des cas positifs. Le gouvernement assure une nouvelle fois qu’il va faire monter en puissance la campagne de vaccination, “le cœur de bataille” contre le Covid-19 a lancé Emmanuel Macron lors de sa visite à Valenciennes (Nord) mardi 23 mars.

“Matin, midi et soir, je peux vous dire, je serai mobilisé, le gouvernement sera mobilisé et l’ensemble des personnels soignants sera mobilisé dans cette bataille”, a martelé le Président, et même avancé qu’il n’y aura “pas de jours fériés et de week-ends pour cette bataille (..) on doit vacciner tous les jours, en soirée aussi et même plus tard.”

Pour y arriver, Emmanuel Macron a annoncé une ouverture de la vaccination aux plus de 70 ans (soit 3,5 millions de Français). Au total, cela porte le nombre de personnes “éligibles” à la vaccination à 19 millions.

Quant aux plus de 75 ans, dont la moitié a reçu une première dose, le gouvernement va mettre en place un numéro particulier pour accompagner ceux qui n’auraient toujours pas de rendez-vous. Avec l’objectif d’avoir vacciné 60% d’entre eux à la fin mars.

Si aujourd’hui, 6,5 millions de Français seulement ont reçu au moins une dose des vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna ou AstraZeneca, l’objectif est toujours d’arriver à 10 millions de premières injections mi-avril, à 20 millions mi-mai.

Pourquoi des vaccinodromes ?  

Pour vacciner plus, le gouvernement mise sur les vaccinodromes. D’abord, en s’appuyant sur les centres de vaccination existants, mais dont les capacités vaccinales vont augmenter, notamment via des horaires plus étalés. Ensuite, en ouvrant de nouveaux “méga centres de vaccination”. Selon le gouvernement, 35 premiers vaccinodromes seront opérationnels dans les prochains jours, puis 100 à 200 centres vont être ouverts, un à deux par département. Le ministère de la Santé précise ce 23 mars, qu’il assureront 1000 à 2000 injections quotidiennes. Avec pour objectif d'”‘injecter un million de doses par semaine à travers ces mégacentres en avril.” Par comparaison, les centres n’en pratiquent que 500 par semaine actuellement.

Et pour réussir à vacciner plus, il faut plus de doses. La semaine dernière, un peu plus d’un million d’injections ont été effectuées -en recul, en raison de la suspension du vaccin AstraZeneka-, mais le ministère de la Santé prévoit de passer à 1,7 millions cette semaine. Et mise sur les livraisons du vaccin Pfizer, qui devraient si tout va bien, doubler entre mars et avril (17,6 millions attendues en avril, contre 9,9 en mars), assure le ministère de la Santé. C’est donc pour écouler toutes ces doses Pfizer, que les vaccinodromes vont s’avérer utiles.

Du côté de AstraZeneka, c’est le manque de visibilité. “On sera à 4,5 millions de doses livrées à fin mars, soit un quart seulement du contrat prévu, souligne le ministère des Finances.

Quand et où seront-ils mis en place ? 

Les premiers ouvriront “à la fin du mois de mars, dans certaines régions qui en ont déjà besoin, et ensuite ce sera égrené au fil du mois d’avril“, a précisé le ministère de la Santé. Pour l’heure, “on est en train de travailler avec les élus locaux pour les mettre en place”, a indiqué Agnès Pannier-Runacher.

Où ? Après le stade Vélodrome de Marseille, qui est déjà opérationnel, le Stade de France à Saint-Denis sera réquisitionné. Pour l’heure la liste des 35 centres de vaccination n’est pas connue. Le parc des expositions de Nantes devrait également être un lieu de vaccination, tout comme le MEETT à Toulouse.

En pratique, comment prendre rendez-vous ? 

Si vous faites partie des personnes prioritaires à la vaccination, les injections de vaccin (Pfizer essentiellement) se feront exclusivement sur rendez-vous, à partir de samedi sur les mêmes plateformes que celles utilisées dans les centres de vaccination déjà existants (Doctolib, sante.fr, Maia).

Toutes les personnes qui se feront vacciner se verront donc proposer un rendez-vous pour une seconde injection quatre semaines plus tard.

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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