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La vaccination contre le Covid-19 ouverte aux 70-75 ans

23 Mar. 2021

SOMMAIRE :

  • Faut-il se faire vacciner si on a déjà été contaminé ?
  • Vaccination : qui est prioritaire ?
  • Quelles sont les pathologies “à haut risque” et les comorbidités ?
  • Comment prendre rendez-vous pour se faire vacciner ?
  • Où se faire vacciner ?
  • Quelle est la durée de l’immunité conférée par le vaccin ?
  • Peut-on espacer le délai entre les deux doses de vaccin ?
  • Une fois vacciné, à quel moment est-on protégé ?
  • Faut-il faire un test PCR avant de se faire vacciner ?
  • Que se passe-t-il si on est contaminé entre deux injections ?
  • Efficacité : le vaccin protège-t-il de la contamination par le Covid-19 ?
  • La mutation du virus rend-elle la vaccination moins efficace ?
  • Que sait-on des effets secondaires ?
  • Les femmes enceintes sont-elles prioritaires ?
  • Faut-il continuer à porter un masque une fois vacciné ?
  • Le vaccin sera-t-il obligatoire ?
  • Les enfants peuvent-ils se faire vacciner ?

La vaccination va-t-elle enfin monter en puissance ? C’est en tout cas l’objectif du gouvernement, qui annonce ce mardi 23 mars une série de mesures concrètes.

Matin, midi et soir, je peux vous dire, je serai mobilisé, le gouvernement sera mobilisé et l’ensemble des personnels soignants sera mobilisé dans cette bataille, a déclaré Emmanuel Macron ce mardi, précisant qu’il n’y aura “pas de jours fériés et de week-ends pour cette bataille (..) on doit vacciner tous les jours, en soirée aussi et même plus tard.”

Le Président, en visite à Valenciennes, dans le Nord, pour visiter un vaccinodrome, en compagnie du ministre de la Santé Olivier Véran, a ainsi annoncé les mesures suivantes :

  • Ouverture de la vaccination aux plus de 70 ans sans comorbidités dans les centres de vaccination.
  • Un numéro “coupe-file” pour les plus de 75 ans qui peinent à obtenir un rendez-vous pour se faire vacciner. “Il faut continuer ce travail d’aller les chercher”, a déclaré Emmanuel Macron. Pour l’heure, presque 50% des plus de 75 ans ont reçu leur première injection.
  • Une campagne “dédiée” pour les enseignants ? Emmanuel Macron s’est dit favorable à la vaccination ciblée pour certaines professions dès mi ou fin avril.

Le président de la République a en outre promis de “maintenir la pression” pour que les laboratoires livrent les doses prévues par les contrats.

35 vaccinodromes seront opérationnels dans les prochains jours. Ces centres de vaccination “géants” s’ajouteront donc à la vaccination dans les hôpitaux, chez son médecin et dans les pharmacies. “Il y a au moins 35 centres qui vont être déployés à la fois par l’armée et les pompiers sur le territoire national. Et nous en déployons avec l’Etat, l’Assurance maladie, un certain nombre d’autres aussi, a précisé Olivier Véran ce 22 février.

Enfin, l’objectif reste inchangé, pour Emmanuel Macron. “C’est qu’à la fin de l’été, nous ayons offert la possibilité à toute Française et tout Français adulte qui le souhaite de se faire vacciner. C’est cet objectif sur lequel je reste. Tout ce qui pourra permettre d’accélérer, nous le ferons.”

Faut-il se faire vacciner si on a déjà été contaminé ?

Les personnes déjà positives au Covid, disposant d’un test PCR récent par exemple, n’auront plus besoin d’avoir besoin deux injection de vaccin Pfizer ou Moderna, une suffira”, a déclaré Olivier Véran ce 1er mars, s’appuyant sur un avis de la HAS du 12 février.

Que faut-il retenir ?

-Les personnes ayant fait une infection datée par le SARS-CoV-2 (symptomatique ou non) prouvée par une PCR ou test antigénique doivent être considérées comme protégées “pendant au moins 3 mois mais plus probablement 6 mois voire plus”, contre l’infection, estime la HAS.

“Il est donc recommandé de réaliser leur vaccination au-delà de 3 mois après l’infection, de préférence avec un délai proche de 6 mois.”

Une dose suffit quel que soit le vaccin utilisé. “La réponse immunitaire conférée par une dose unique chez les personnes déjà contaminées est équivalente à celle obtenue après deux injections pour les personnes n’ayant jamais fait d’infection, explique Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations de la HAS. Ces personnes ont une mémoire immunitaire et la vaccination agit comme un rappel donc il ne nous semble pas nécessaire de faire deux injections.”

La HAS précise que l’infection doit être prouvée par le résultat d’un test PCR, que la pathologie ait été symptomatique ou non. En revanche, elle ne recommande pas de faire une sérologie pré-vaccinale dans le cas où une personne ne serait pas sure d’avoir été infectée. “Quand bien même une personne aurait été contaminée ou aurait eu des symptômes mais ne se serait pas faite tester, ce n’est pas grave d’être vacciné, ce ne sera pas délétère”, a rassuré Dr Pierre Gabach (HAS).

Par ailleurs, la HAS préconise de maintenir deux doses dans deux cas : les personnes immuno-déprimées dont la réponse immune est de moindre qualité doivent faire les deux injections. D’autre part, en cas d’infection après la 1ère dose de vaccin, la HAS recommande d’attendre au moins 6 mois pour recevoir la seconde dose.

Enfin, en cas de symptômes prolongés après Covid-19, une consultation médicale adaptée est nécessaire avant la vaccination pour juger au cas par cas de l’intérêt de celle-ci.

Vaccination : qui est prioritaire ?

La France a donné le top départ de la campagne de vaccination anti-covid le 27 décembre.

Le plan de vaccination définit pas la HAS doit se faire par étapes en priorisant en premier les personnes vulnérables et les plus exposées au virus (les plus âgées, les plus fragiles en raison d’une pathologie, les soignants). Il s’agit de répondre à un double objectif : réduire les hospitalisations et les décès, tout en préservant les activités essentielles du pays, particulièrement celles du système de santé.

Les publics prioritaires, éligibles à la vaccination :

  • Les personnes âgées de 75 ans et plus(~5,8 millions de personnes);
  • Les résidents volontaires en Ehpad et USLD, qui sont vaccinés directement dans les établissements (~0,6 million de personnes) ;
  • Les plus 70-74 ans sans comorbidités (~3,5 millions de personnes) ;
  • Les professionnels et intervenants de santé (~2,5 millions de personnes) ;
  • Les personnes ayant une pathologie qui les expose à un très haut risque face à la COVID-19 disposant d’une ordonnance médicale pour se faire vacciner prioritairement (~0,8 million de personnes) ;
  • Les personnes âgées de 50 à 74 ans qui présentent des comorbidités (~5,1 millions de personnes) ;
  • Les pompiers (~0,3 million de personnes) ;
  • Les aides à domicile au service de personnes handicapées ou âgées (~0,4 million de personnes) ;
  • Les personnes handicapées vulnérables prises en charge dans les foyers d’accueil médicalisés et les maisons d’accueil spécialisées (< 0,1 million de personnes).

[VIDEO] : Comprendre la vaccination, Pr Alain Fischer

Quelles sont les pathologies “à haut risque” et les comorbidités ?

Liste des “comorbidités” prioritaires à la vaccination :

  • l’obésité (IMC >30) en particulier chez les plus jeunes,
  • BPCO et insuffisance respiratoire,
  • hypertension artérielle compliquée,
  • insuffisance cardiaque,
  • diabète de types 1 et 2,
  • insuffisance rénale chronique,
  • cancers récents de moins de trois ans,
  • transplantation d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques et trisomie 21

Par ailleurs, le ministère de la Santé a ouvert la vaccination le 18 janvier à des patients souffrant de pathologies particulièrement à risque, quel que soit l’âge, il s’agit des personnes :

  • Atteintes de cancer et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ;
  • Atteintes de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ;
  • Transplantées d’organes solides ;
  • Transplantées par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ;
  • Atteintes de poly-pathologies chroniques, avec au moins deux insuffisances d’organes ;
  • Atteintes de certaines maladies rares (voire liste sur le site du ministère de la santé) 
  • Atteintes de trisomie 21.

Comment prendre rendez-vous pour se faire vacciner ?

La prise de rendez-vous dans des centres de vaccination peut se faire par téléphone et via internet depuis le 14 janvier 2021. Avec une procédure simplifiée : pas de consultation préalable du médecin, ni de recueillir de consentement par écrit. Un questionnaire devra néanmoins être rempli une fois sur place pour s’assurer de l’absence de contre-indications (avez-vous eu le covid, avez-vous été vacciné contre la grippe au cours des 3 dernières semaines, avez-vous des symptômes, êtes vous allergique…).

La personne éligible à la vaccination est incitée à :

  • Se renseigner localement, auprès de son médecin traitant, pharmacien, mairie, afin d’obtenir les coordonnées du centre de vaccination le plus proche de chez soi et prendre rendez-vous directement par téléphone ;
  • Effectuer sa prise de rendez-vous sur internet, en se rendant sur le site www.sante.fr : l’internaute sera dirigé vers la fiche du centre de vaccination le plus proche de chez lui, qui lui permettra d’accéder à la plateforme de rendez-vous en ligne dédiée à ce centre ;
  • Se faire accompagner dans cette démarche en ligne par ses enfants, petits-enfants, proches et aidants pour les personnes qui ne seraient pas à l’aise avec l’outil numérique ;
  • Contacter le numéro vert national 0800 009 110 (ouvert tous les jours de 6h à 22h) pour être redirigée vers le standard téléphonique du centre le plus proche de chez elle ou obtenir un accompagnement à la prise de rendez-vous.

A noter que les patients “à haut risque” également concernés par la vaccination doivent se munir d’une prescription médicale de leur médecin traitant pour bénéficier de la vaccination sans critère d’âge.

La campagne de vaccination est entrée dans une nouvelle phase jeudi 25 février. Les médecins généralistes ont commencé à vacciner dans leur cabinet les quelques deux millions de Français, âgés de 50 à 64 ans, souffrant de comorbidités (diabète, hypertension compliquée, etc.).

>> La vaccination est possible directement chez le médecin traitant et en pharmacie si vous avez entre 50 et 74 ans et que vous souffrez de comorbidités avec le vaccin AstraZeneka (voir liste plus haut).

Où se faire vacciner ?

Les lieux de vaccination dépendent de la situation de la personne.

  • Les personnes de 75 ans est plus qui vivent à domicile peuvent se faire vacciner :
    • par leur médecin traitant ;
    • sur leur lieu de soin ;
    • en pharmacie ;
    • ou en centre de vaccination.
  • Les personnes de 75 ans et plus qui vivent en établissement pour personnes âgées peuvent se faire vacciner :
    • par leur médecin traitant ;
    • sur leur lieu de soin ;
    • dans leur établissement.
    • ou en pharmacie.
  • Les personnes de 55 à 74 ans inclus qui souffrent d’une pathologie très haut risque de forme grave de la Covid-19 peuvent se faire vacciner :
    • par leur médecin traitant ;
    • par le médecin du travail (pour les salariés) ;
    • sur leur lieu de soin ;
    • en pharmacie ;
    • ou en centre de vaccination avec une prescription médicale (délivrée par le médecin traitant).
  • Les personnes de 55 à 74 ans inclus atteintes d’une comorbidité peuvent se faire vacciner :
    • par leur médecin traitant ;
    • par le médecin du travail (pour les salariés) ;
    • sur leur lieu de soin ;
    • ou en pharmacie.
  • Les personnes de 50 à 54 ans inclus qui souffrent d’une pathologie très haut risque de forme grave de la Covid-19 peuvent se faire vacciner :
    • en centre de vaccination avec une prescription médicale (délivrée par le médecin traitant) ;
    • ou sur leur lieu de soin.
  • Les personnes de 50 à 54 ans inclus atteintes d’une comorbidité peuvent se faire vacciner en centre de vaccination avec une prescription médicale (délivrée par le médecin traitant) ;
  • Les personnes de 18 à 49 ans inclus qui souffrent d’une pathologie très haut risque de forme grave de la Covid-19 peuvent se faire vacciner :
    • en centre de vaccination avec une prescription médicale (délivrée par le médecin traitant) ;
    • ou sur leur lieu de soin.

À compter du 27 mars, les personnes âgées de 70 ans et plus sans comorbidité pourront prendre un rendez-vous en centre de vaccination ou se faire vacciner chez leur médecin ou en pharmacie.

>> Pour connaître le centre le plus proche de chez vous, vous pouvez demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien, ou consulter le site sante.fr ou appeler le numéro vert, le 0800 009 110.

Quelle est la durée de l’immunité conférée par le vaccin ?

Il est trop tôt pour le dire. La durée de l’immunité à long terme après une infection par le SARS-Co-V-2 est estimée entre 6 et 8 mois, mais elle n’est actuellement pas confirmée. Par ailleurs, le nombre de cas publiés de réinfection dument documentés reste faible.

Pour l’heure on dispose d’un recul de quelques mois chez les personnes vaccinées au sein de l’essai clinique. “Ces personnes vont continuer à être suivies, de même que les personnes vaccinées en vie réelle, ainsi on disposera dans les deux ou trois mois prochains de données plus précises, explique Elisabeth Bouvier (HAS). Il n’est pas exclu de devoir renouveler la vaccination mais il est trop tôt pour le dire.”

Peut-on espacer le délai entre les deux doses de vaccin ?

Le vaccin Pfizer s’administre en théorie selon un schéma vaccinal en 2 doses, espacées de 3 semaines, soit 21 jours. Celui de Moderna s’administre aussi en 2 doses, mais espacées de 28 jours.

Afin de vacciner un plus grand nombre de personnes, et au regard des recommandations de l’OMS, la France a espacé à 28 jours le délai entre les deux doses pour ces deux vaccins, sauf en Ehpad où le délai reste à 21 jours pour le vaccin Pfizer.

Prudent, le ministère de la Santé, rappelle que les données scientifiques ne prouvent pas que l’efficacité du vaccin serait maintenue si on décalait davantage la deuxième dose.

L’intervalle est de 9 à 12 semaines pour le vaccin Astra Zeneca.

Une fois vacciné, à quel moment est-on protégé ?

La protection n’est pas immédiate, elle s’exprime en théorie au bout de minimum 10 jours après l’injection. Selon les résultats des essais cliniques, elle est quasi-nulle jusqu’à 10 jours, puis grimpe rapidement pour atteindre 90% après le 12e jour pour le vaccin de Pfizer BioNtech et après le 14e jour pour celui de Moderna.

Faut-il faire un test PCR avant de se faire vacciner ?

Non, il n’est pas nécessaire de faire un test PCR avant de se faire vacciner. En cas de symptômes qui apparaîtraient avant la vaccination, il faut en revanche faire un test et s’isoler et attendre le résultat. Si on est effectivement positif, alors il n’y a pas d’indication à être vacciné.

Que se passe-t-il si on est contaminé entre deux injections ?

Le vaccin Pfizer, commercialisé sous le nom de COMIRNATY® et celui de Moderna, se font en deux injections séparées de 3 à 4 semaines. En cas de contamination entre les deux injections, il faut savoir que cela n’a pas de conséquences pour la santé de la personne vaccinée. C’est même l’inverse : la personne ayant déjà acquis une immunité, elle devrait faire une forme plus légère. La deuxième injection n’est alors pas nécessaire.

Efficacité : le vaccin protège-t-il de la contamination par le Covid-19 ?

Les publications des résultats des essais cliniques des vaccins Pfizer et Moderna font état d’une efficacité très importante, de respectivement 95% et 94%.

L’efficacité du vaccin AstraZeneka est moindre mais satisfaisante, à 62 %. L’allongement de l’intervalle entre 2 doses jusqu’à 12 semaines s’accompagne d’une augmentation de l’efficacité vaccinale, souligne néanmoins le ministère de la Santé. Cette efficacité est par ailleurs similaire à l’efficacité du vaccin contre la grippe (autour de 60%).

Concrètement, ces vaccins sont efficaces pour protéger les personnes vulnérables, qui risquent de faire des formes sévères, voire d’en mourir. Ils réduisent la sévérité des symptômes. Mais pour l’heure, on ne dispose pas de données pour savoir si les vaccins sont efficaces pour limiter la transmission du virus entre une personne vaccinée et un de ses proches non vacciné, donc en préventif. La stratégie est donc basée sur le bénéfice individuel, et non sur le bénéfice collectif.

La mutation du virus rend-elle la vaccination moins efficace ?

Le nouveau variant du virus identifié au Royaume-Uni compte plusieurs mutations, dont huit qui concernent la protéine “Spike”, c’est-à-dire la partie située à la surface du SARS-CoV-2, celle qui lui permet de s’accrocher à nos cellules pour y pénétrer. En somme, la mutation touche la clé qui permet au virus de nous infecter. C’est aussi, cette partie qui est justement ciblée par nos anticorps (pour empêcher le virus d’entrer dans les cellules) et par le vaccin.

Toutefois, il semble à ce jour, que ces mutations ne touchent pas l’ensemble de la clé, donc que cette dernière reste efficace. Et par ailleurs, les spécialistes s’accordent à dire que si la mutation était plus importante, on pourrait facilement adapter le vaccin pour le rendre efficace.

“Il est très probable que le vaccin conserve une efficacité contre cette nouvelle variante. Il faudrait qu’il y ait vraiment beaucoup de mutations pour que le vaccin perde son effet. Pour le moment, nous ne sommes pas très inquiets”, estime Marco Cavaleri, responsable des menaces biologiques sanitaires et de la stratégie vaccinale à l’EMA.

En revanche, le variant sud-africain, inquiète davantage les scientifiques. En effet, selon le Conseil scientifique, le virus 501Y.V2 (sud-africain, NDLR) possède une mutation additionnelle sur la protéine S (E484K) qui pourrait entrainer un échappement à la réponse immunitaire naturelle ou post-vaccinale”, est-il mentionné dans son dernier avis, remis au gouvernement le 12 janvier.

Que sait-on des effets secondaires ?

Comme pour tout médicament ou vaccin, il y a des effets indésirables. musculaires, des malaises, de la fièvre et des frissons, qui disparaissent généralement en 5 à 7 jours après l’injection. Ces évènements indésirables sont moins fréquents après l’injection de la 1ère dose qu’après l’injection de la 2eme dose. Les évènements indésirables graves sont très rares.

En France, depuis la mise sur le marché des vaccins, la pharmacovigilance est assurée par l’Agence du médicament (Agence Nationale de Sécurité des Médicaments et Produits de Santé : établissement public français chargé d’évaluer les risques liés aux médicaments.. Elle assure une veille des effets indésirables rapportés par les personnes vaccinées et fait des points réguliers chaque semaine. La majorité des effets correspond à “des effets indésirables attendus ou non graves, en particulier à des effets de réactogénicité comme par exemple la fièvre, les maux de tête et les nausées”, précise l’Agence du médicament.

Lire aussi

  • Pourquoi les effets secondaires sont-ils plus forts à la seconde injection ? 
  • Vaccin AstraZeneka et cas de thrombose : une reprise de la vaccination uniquement chez les plus de 55 ans 

Comment déclarer un effet indésirable ? Comme pour toute mise sur le marché de vaccin ou de médicament, la pharmacovigilance permet de suivre les effets indésirables. Les agences sanitaires des différents pays vont recenser tous les effets secondaires chez les vaccinés. En France, la procédure de pharmacovigilance est renforcée et comme pour tout médicament, chacun peut déclarer un effet indésirable sur la plateforme dédiée signalement-sante.gouv.fr.

Rappelons que le vaccin Pfizer et celui de Moderna sont déconseillés aux allergiques présentant des antécédents d’allergies graves de type anaphylactique ainsi que ceux allergiques à l’un des composants du vaccin, en attente de données complémentaires. La HAS recommande de surveiller attentivement les sujets vaccinés pendant au moins 15 minutes après la vaccination. Lire aussi notre article Allergiques, qui peut se faire vacciner ?

Les femmes enceintes sont-elles prioritaires ?

La HAS n’a pas inclus les femmes enceintes dans les populations à vacciner en priorité dans ses recommandations en raison de l’absence de données sur cette population – exclue des essais cliniques. De plus les recommandations nationales étrangères (notamment anglaises) identifiées à ce stade ne recommandent pas la vaccination pendant la grossesse.

Toutefois, les femmes enceintes qui présentent des comorbidités (surpoids, hypertension, diabète,…) semblent présenter un risque accru de développer une forme sévère du Covid-19. A ce titre, “la vaccination est à évaluer chez les femmes enceintes au cas par cas, d’autant plus si elles présentent une comorbidité ou sont susceptibles d’être en contact avec des personnes infectées du fait de leur activité professionnelle”, précise le ministère de la Santé. Il est donc recommandé d’en parler à son médecin, son gynécologue ou sa sage-femme, surtout s’il existe des facteurs de risque.

Faut-il continuer à porter un masque une fois vacciné ?

La vaccination n’est pas un gage de non-contagiosité, le vaccin empêche les formes graves mais n’empêche pas d’être porteur du virus et de transmettre le virus. Donc les gestes barrières sont complémentaires et restent indispensables une fois vacciné. La vaccination n’empêche pas de porter le masque.

Le vaccin sera-t-il obligatoire ?

“Je veux aussi être clair : je ne rendrai pas la vaccination obligatoire”, a affirmé Emmanuel Macron. Le ministère de la Santé souligne sur son site d’information sur la vaccination que “le vaccin ne sera pas obligatoire et la preuve de vaccination ne pourra donc pas être exigée. De plus, le consentement de la personne à la vaccination devra être recueilli au préalable.”

La vaccination ne sera pas obligatoire, car le gouvernement a fait “le choix de la confiance” a également martelé Jean Castex début décembre. “Il faut que nous soyons les plus nombreux à nous faire vacciner. Se faire vacciner c’est aussi protéger les autres, c’est un acte altruiste”, a insisté le chef du gouvernement, souhaitant que l’on atteigne un niveau de protection immunitaire suffisant pour reprendre une vie normale.

Les enfants peuvent-ils se faire vacciner ?

Il n’y a pas d’autorisation de mise sur le marché des vaccins pour les moins de 16 ans pour le vaccin Pfizer et pour les moins de 18 ans pour le Moderna. De même que pour les femmes enceintes, les données cliniques concernant cette tranche d’âge ne sont pas suffisantes (profils non suffisamment inclus dans les essais cliniques).

“Il est souhaitable qu’il y ait rapidement une autorisation de mise sur le marché pour les moins de 18 ans”, a néanmoins estimé Daniel Floret, vice-président du Comité technique des vaccinations (CTV) le 30 novembre. Il faut espérer que des études soient menées rapidement car il y a certainement des enfants qui ont des comorbidités avec un risque peut-être moins important que certains adultes ou publics vulnérables, mais plus élevé que d’autres enfants.”

Sources :

  • Vaccination contre la Covid-19 : la HAS définit la stratégie d’utilisation du vaccin Comirnaty ®
  • Vaccination contre la Covid-19 : la HAS inclut le vaccin de Moderna dans la stratégie vaccinale
  • AstraZeneca : la HAS recommande son utilisation chez les professionnels de santé et les personnes de 50 à 64 ans
  • Foire aux questions : la vaccination contre la COVID-19
  • Dossier vaccination Covid du ministère de la Santé
  • Vaccination Covid : quel calendrier ? 
  • Conseil scientifique, avis du 12 janvier 2021

Lire aussi

  • Le vaccin AstraZeneka est-il moins bon que les autres ?
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  • Conseil citoyen et vaccination anti-Covid : 35 membres tirés au sort
  • Super-congélateurs, Carboglace… Comment est conservé le vaccin de Pfizer ?
  • Fichier SI Vaccin Covid : à quoi sert-il ? Que contient-il ?

Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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