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La lumière artificielle de nuit pourrait augmenter le risque de cancer de la thyroïde 

9 Fév. 2021

Les chercheurs américains n’ont pas fait les choses à moitié. Pour en savoir plus sur ce qui peut entraîner un cancer de la thyroïde, ils ont étudié plus de 400 000 patients, qu’ils ont suivi sur quasiment 13 ans. De cette large étude débutée en 1995, les chercheurs de l’université du Texas sont arrivés à la conclusion que le cancer de la thyroïde pourrait être favorisé par les éclairages artificiels de nuit, comme ils l’expliquent dans la revue Cancer.

Vitrines de magasins, lampadaires, guirlandes lumineuses, panneaux publicitaires rétro-éclairés… Toutes ces choses que nous voyons en ville sans se poser de questions auraient un rôle important dans le développement d’un cancer de la thyroïde. En effet, sur 464 371 patients âgés de 50 à 71 ans et suivis pendant près de 13 ans, les plus exposés aux lumières artificielles ont beaucoup plus de risques de tomber malade.

Pour en arriver là, ils ont utilisé des données satellites permettant de savoir pour chaque patient son degré d’exposition à ce type d’éclairage, entre 1995 et 2011. Si sur ce total, seuls 856 cas de cancers de la thyroïde ont été détectés, les scientifiques sont arrivés à la conclusion qu’entre les moins exposés et les plus exposés, l’écart était de 55%. Naturellement, leurs modes de vie, facteurs environnementaux et prédispositions personnelles ont été prises en compte.

La lumière artificielle prive le corps de certaines hormones

Cela s’expliquerait fait que ce cancer soit dépendant des réactions hormonales. La lumière artificielle entraînerait tout un chamboulement, en commençant par le bouleversement du rythme de l’horloge interne, qui a besoin de l’absence de lumière pour se réguler. D’autre part, ils soulignent la possibilité que cet éclairage entraîne la suppression de la mélatonine, celle là-même qui permet de réguler les oestrogènes et qui agit sur le corps comme un frein au développement de tumeurs, par exemple.

D’ailleurs, les chercheurs expliquent que d’autres cancers hormono-dépendants peuvent être activés par cette exposition, comme le cancer du sein chez les femmes. De façon générale, les femmes ont eu tendance à développer des cancers très localisés (plus que les hommes). Pour confirmer ou infirmer cette théorie, d’autres études devront toutefois être menées.

Lire aussi :

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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