Fatigue chronique : ce que l’on croit savoir sur son origine

17 Nov. 2020

Le syndrome de fatigue chronique, également appelé “encéphalomyélite myalgique, est une maladie neurologique classée par la Caisse primaire d’assurance maladie parmi les asthénies. Elle se déclare brusquement, le plus souvent vers l’âge de 30 ans, sans qu’une cause précise n’ait encore été trouvée. Seuls les symptômes permettent de déterminer si l’on souffre de cette maladie.

Comment faire le diagnostic de fatigue chronique ?

Les trois symptômes suivants sont obligatoires :

  • Fatigue depuis au moins 6 mois, intense, nouvelle ou d’un début défini. Cette fatigue ne doit pas résulter d’un effort excessif continu et ni être améliorée par le repos. Elle s’accompagne d’une réduction substantielle ou une altération du niveau des activités personnelles, professionnelles ou sociales auparavant réalisées.
  • Malaise après un effort
  • Sommeil non réparateur

Et ils doivent être accompagnés d’au moins une des deux manifestations suivantes : altération cognitive ou intolérance orthostatique (étourdissements quand on se lève).

« Trop souvent, le syndrome de fatigue chronique est classé dans la catégorie des maladies imaginaires faute de pouvoir trouver des preuves scientifiques de cette maladie » souligne le Pr Ron Davis, professeur de biochimie et de génétique à l’Université de Stanford (Etats-Unis). Ce dernier pense toutefois avoir trouvé un test sanguin capable d’identifier la maladie.

Un test sanguin pour identifier la maladie

Ce test, qui en est encore à la phase pilote, est basé sur la réaction des cellules immunitaires au stress. Avec des échantillons de sang prélevés sur 40 personnes (20 atteintes du syndrome de fatigue chronique et 20 autres), le test a diagnostiqué avec précision tous les patients atteints du syndrome de fatigue chronique, précisent les chercheurs sur le site de leur université.

Ce test « nanoélectronique » consiste à mesurer les variations d’une infime quantité d’énergie en tant qu’indicateurs de la santé des cellules immunitaires et du plasma sanguin. L’idée est de « stresser » les échantillons de patients en utilisant du sel, puis de comparer l’impact de chaque échantillon sur le flux de courant électrique. « Il existe clairement une différence dans la façon dont les cellules immunitaires saines et celles des patients atteints de fatigue chronique traitent le stress » soulignent les chercheurs. « Nous ne savons pas exactement pourquoi les cellules et le plasma agissent de cette façon, mais il existe des preuves scientifiques que cette maladie n’est pas une vue de l’esprit du patient ».

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Ce serait une maladie inflammatoire © Getty Images
Elle serait due à un déséquilibre du microbiote intestinal © Getty Images
Elle serait liée à des anomalies cérébrales © Getty Images
Elle serait due à une hyperactivité du système immunitaire © Getty Images
Elle apparaîtrait dans les muscles © Getty Images

Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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