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Est-il vrai que le yoga et l’acupuncture soulagent l’endométriose ?

8 Mar. 2021

L’endométriose, qui touche les femmes en âge d’avoir des enfants, se caractérise souvent par de grosses douleurs lors des règles ou par des troubles de la fertilité. Elle se traduit par la présence anormale, au niveau de l’abdomen, de fragments d’endomètre (la muqueuse qui recouvre l’intérieur de l’utérus). Le type et l’intensité de ces symptômes dépendent de la localisation des fragments d’endomètre, et engendrent des réactions différentes selon les femmes.

Les mesures non médicamenteuses pour soulager la douleur de l’endométriose

Selon les recommandations publiées par la Haute autorité de santé (HAS) en 2017, trois types de gestion non médicamenteuse de la douleur sont susceptibles d’être engagés pour soulager l’endométriose : l’acupuncture, le yoga et l’ostéopathie. Selon la HAS, bien que ces modalités n’aient pas démontré leur efficacité, elles permettent d’améliorer la qualité de vie des patientes.

L’acupuncture, probablement plus efficace que le yoga

Deux études cliniques sorties en 2017 puis 2018 ont jaugé l’efficacité de différentes pratiques non médicamenteuses dans le traitement des douleurs engendrées par l’endométriose.

Les deux ont conclu à une efficacité réelle de l’acupuncture pour diminuer ces douleurs.

Par ailleurs, une autre étude clinique menée en Chine sur 106 patientes depuis 2017, et dont les résultats seront bientôt publiés, devraient permettre de démontrer ou non l’efficacité de l’acupuncture.

Le yoga, peut-être utile mais rien n’est moins sûr

Les connaissances sur l’efficacité du yoga pour lutter contre l’endométriose sont très floues.

Dans l’analyse de 2018 citée précédemment, le yoga semblait diminuer les douleurs mais pas de façon significative au niveau statistique.

De plus, dans une étude australienne diligentée sur 484 femmes souffrant d’endométriose, au sujet de leurs façons de soulager la douleur (hors recours à un médecin), aucune n’a remonté le yoga comme efficace. Les trois traitements non médicamenteux les mieux notés par les participantes étaient le repos, l’utilisation d’une source de chaleur sur le ventre et… le cannabis. L’acupuncture, quant à elle n’était pas citée dans l’enquête car elle nécessite obligatoirement la présence d’un professionnel.

Les seuls bénéfices de l’usage du yoga dans l’endométriose viennent d’une équipe brésilienne, réalisée sur des groupes de 15 à 40 patientes, qui a fait apparaître une baisse significative de la douleur

sur une quarantaine de patientes grâce à la pratique régulière du hatha yoga (90 minutes, deux fois par semaine).


Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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