Endométriose : 5 questions sur la prise en charge

17 Jan. 2020

Quels progrès dans le diagnostic de l’endométriose ?

« Si le délai moyen de diagnostic de l’endométriose dépasse encore 7 ans, il y aune réelle évolution vers une meilleure détection de cette maladie »  constate le Pr Arnaud Fauconnier, chef du service de gynécologie obstétrique au CHI Poissy-Saint Germain en Laye (78). Tout d’abord, les femmes et les médecins sont désormais plus sensibilisés à cette maladie, grâce à sa médiatisation par des personnalités (l’actrice Laëtitia Milot, par exemple) et les associations de patientes, très actives. Résultat, « en cas de douleurs pendant les règles, patientes et médecins y pensent plus souvent. »

De plus, « aujourd’hui, il existe plus de radiologues ou d’échographistes spécialisés en endométriose, capables de la repérer sur des images d’échographie et d’IRM », souligne la Dre Martine Valière, radiologue au Centre d’exploration de la fertilité à Paris. Même s’il n’existe encore aucun outil permettant le diagnostic précoce en population générale, plusieurs équipes de recherche tentent de développer un tel outil.

Y a-t-il eu des améliorations dans le traitement de l’endométriose ?

Oui. Précisons ici que le traitement de première intention pour les femmes sans désir de grossesse, est médicamenteux, et repose sur des traitements hormonaux (progestatifs en première ligne, analogues de la GnRH) et des anti-inflammatoires pour soulager les symptômes.

Il y a quelques années, ce traitement s’est étoffé d’une molécule testée spécifiquement pour l’endométriose -et non pour une autre indication, comme la contraception -, le diénogest (Visanne®), un progestatif qui induit une atrophie des lésions d’endométriose. Fin 2018, l’agence du médicament américaine a approuvé l’elagolix (Orilissa®), à prise orale, qui permet d’atténuer les douleurs liées à l’endométriose, en induisant une ménopause réversible à l’arrêt du traitement. Évalué à ce jour par les autorités sanitaires, ce produit pourrait être autorisé en France dans quelques mois. Gros bémol, son coût très élevé : 10 000 dollars par an !

Et côté chirurgie ?

« Depuis le début de ma carrière, il y a une vingtaine d’années, j’ai assisté au développement de techniques de chirurgie pour retirer les lésions d’endométriose, plus douces. Ce qui a permis d’améliorer significativement la qualité de vie des patientes et de réduire les complications post-chirurgie », témoigne le Pr Fauconnier. Ainsi, lorsque les lésions d’endométriose touchent l’intestin -les plus complexes à opérer -, les chirurgiens préservent désormais mieux les nerfs du petit bassin (plexus hypogastrique inférieur), ce qui a pour résultat une diminution considérable du risque de séquelles urinaires (difficulté à uriner) … Par ailleurs, il est de plus en plus possible d’éviter l’ablation d’une partie du rectum, ou la pose d’une poche fécale provisoire, des interventions qui pouvaient jusque-là détourner certaines patientes de la chirurgie.

Préserve-t-on mieux la fertilité ?

« Lorsque les lésions endométriosiques risquent d’affecter la réserve ovarienne ou que celle-ci est menacée par une chirurgie visant à retirer ces lésions (en cas de kystes ovariens endométriosiques), les chirurgiens gynécologues ont de plus en plus le réflexe de proposer la préservation d’ovocytes avant la chirurgie. Cela afin de maximiser les chances de grossesse ultérieure, explique le Dr Géraldine Giraudet, spécialiste en chirurgie des troubles gynécologiques bénins au CHU de Lille. Dans ma pratique, je propose systématiquement depuis 4 ans cette option à mes patientes jeunes. »

La démarche consiste à stimuler la production d’ovocytes par les ovaires via un traitement hormonal, puis à prélever et à congeler ces ovocytes afin de permettre plus tard -si la patiente ne peut avoir une grossesse spontanée -une fécondation in vitro.

Quels progrès contre les kystes d’endométriose ?

Il est désormais possible de retirer ces lésions d’endométriose qui se forment dans les ovaires, sans abîmer ceux-ci, et espérer ainsi mieux préserver la fertilité.

De fait, la technique encore dominante est l’ablation de ces « endométriomes » (kystectomie). Or ce geste peut réduire de moitié le volume de l’ovaire et diminuer la réserve de follicules… De plus en plus de chirurgiens proposent d’autres interventions plus « douces », visant à détruire le kyste sans le détacher de l’ovaire. Et ce avec de l’alcool, un laser ou de l’énergie plasma. Le Pr Horace Roman, chirurgien gynécologueau Centre d’endométriose de la clinique Tivoli-Ducos à Bordeaux,a d’ailleurs développé cette technique : « Elle consiste à brûler les cellules d’endométriose à l’intérieur du kyste avec cette énergie très puissante, mais à faible pouvoir de pénétration en profondeur », détaille-t-il.

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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