DIRECT. Covid-19, le bilan en France ce samedi 10 octobre : cas, courbes, chiffres

10 Oct. 2020

SOMMAIRE :

  • Covid-19 : les infos du jour en direct
  • Covid-19 : la carte de France par niveaux d’alerte
  • Covid-19 en France : nouveaux cas, décès (chiffres, courbes)
  • Les nouveaux foyers de coronavirus en France
  • Coronavirus dans le monde : le bilan

Covid-19 : les infos du jour en direct

En direct aujourd’hui, samedi 10 octobre :

  • L’Institut Pasteur de Lille a peut-être trouvé un médicament qui pourrait aider à combattre le Covid-19 dès le début de la maladie. Les chercheurs s’apprêtent à lancer un essai clinique à grande échelle, grâce à un don exceptionnel de 5 millions d’euros du groupe LVMH.
  • Lyon : les hôpitaux de Lyon où le taux d’incidence a fortement augmenté ces derniers jours (290 contaminations pour 100 000 habitants) ainsi que les villes voisines (Villefranche-sur-Saône, Vienne et Bourgoin-Jallieu) vont commencer à déprogrammer des opérations non urgentes à compter de la semaine prochaine, a annoncé le directeur général de l’Agence régionale de santé Jean-Yves Grall. Hier, Olivier Véran avait annoncé le passage en « zone d’alerte maximale » de quatre métropoles : Lyon, Grenoble, Saint-Etienne et Lille.
  • 199 classes et 24 établissements scolaires sont actuellement fermés en raison de cas de Covid-19, selon un communiqué du ministère de l’Education nationale. Des chiffres en hausse par rapport à la semaine dernière.
  • Tests antigéniques rapides : la HAS les recommande chez les patients symptomatiques entre le 1er et le 4e jour après apparition des symptômes, à condition d’avoir moins de 65 ans et de ne pas être à risque. Chez les patients plus âgés et fragiles, la HAS estime qu’ils devraient être réalisés après avis médical et être confirmés par test RT-PCR classique en cas de résultat négatif (afin d’éliminer tout faux négatif). Par ailleurs, la HAS est favorable à l’utilisation des tests antigéniques dans le cadre d’opérations de dépistage ciblées (universités, Ehpad, entreprises, etc.).
  • « Le virus est encore là pour un certain temps, cet hiver, au printemps et jusqu’à l’été prochain », déclare Jean-François Delfraissy au micro de RMC ce vendredi, avant de préciser que « pour faire barrage au virus il faudrait atteindre une immunité de 50 à 60% ». Or actuellement, elle est estimée à moins de 5%. « Nous avons 6 mois difficiles devant nous mais avec lesquels on peut vivre. Je suis optimiste », a encore déclaré le Président du Conseil scientifique.
  • « Ce n’est pas le tsunami qu’on a eu en mars-avril, mais c’est vrai que c’est une marée montante dont on ne voit pas le point d’équilibre », témoigne sur RTL Karine Lacombe, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris. « L’occupation des lits en réanimation arrive à saturation en Île-de-France », ajoute-t-elle avant de regretter des mesures du gouvernement « arrivées un peu tard. »
  • « On risque d’avoir à un choisir entre certaines pathologies ou certains patients », alerte sur Europe 1 Martin Hirsch, président de l’AP-HP.

Que retenir du point d’Olivier Véran ?

  • Dijon et Clermont passent samedi en « zone d’alerte renforcée ».
  • Lille, Grenoble, Lyon, Saint-Etienne passent samedi en « zone d’alerte maximale », avec un protocole sanitaire strict dans les restaurants.
  • Toulouse et Montpellier sont sous surveillance et pourraient aussi passer en « alerte maximale », lundi matin. Les indicateurs frôlent les seuils maximaux.
  • Des signes d’amélioration sont observés dans certains territoires : la Nièvre et le Morbihan quittent la « zone d’alerte ».
  • La situation s’améliore à Nice, Bordeaux, Rennes, Aix-en-Provence et Marseille, mais il est encore trop tôt pour les changer de zone.

>> Point sur la circulation du virus

« La situation sanitaire continue à se dégrader en France, comme dans d’autres pays européens« , annonce Olivier Véran. Chaque jour de plus en plus de personnes sont contaminées, puis malades et par conséquent font des formes graves, poursuit le ministre de la Santé.

Olivier Véran fait un point sur les 3 critères suivis par le gouvernement pour identifier les zones d’alerte (voir plus bas):

Le taux incidence : 116 personnes contaminées pour 100 000 habitants.

Le R autour de 1 à 1,2, reste supérieur à 1, ce qui signifie que l’épidémie continue d’évoluer (il était de 3 au printemps dernier). Cela signifie qu’une personne contaminée en contamine plus d’une autre.

Le taux de positivité : 9%, il reste « élevé » et « en augmentation ».

>> Point dans les grandes métropoles

Plusieurs villes ont basculé en zone d’alerte maximale impliquant des mesures sanitaires renforcées notamment dans les restaurants. C’est le cas à Marseille, Aix, Paris.

4 villes les rejoindront samedi : Lille, Grenoble, Lyon, Saint-Etienne. Dans ces villes en effet, le taux d’occupation des patients Covid en réanimation a dépassé 30%.

Dijon et Clermont passent samedi en « zone d’alerte renforcée » en raison d’un taux d’incidence trop élevé chez les personnes à risque.

A Toulouse et Montpellier, la situation est « inquiétante », elles pourraient en effet franchir également ce seuil des 30% dans les prochains jours.

Le ministre relève toutefois une « bonne nouvelle ». La Nièvre et le Morbihan quittent la zone d’alerte. De même que la situation s’améliore à Nice, Bordeaux, Rennes, Aix, Marseille. Ces zones vont être surveillées, dans l’attente d’une confirmation.

>> Appel à la vigilance

Le ministre de la Santé insiste : le passage du virus se fait désormais des jeunes « qui font peu de symptômes » vers les personnes vulnérables, et cela « souvent dans un cadre familial ». Olivier Véran recommande donc de porter un masque dans ce cadre et de « faire extrêmement attention. »

>> Point sur le Plan Blanc à Paris

A Paris, le Plan Blanc a été déclenché car la part des patients covid augmente dans les réanimations, obligeant à déprogrammer des soins pour libérer des blocs ou transformer les blocs en salle de réanimation. « A mesure qu’on augmente les capacités de réanimation, on est obligé de déprogrammer. Notre objectif est d’avoir le moins possible de malades en réanimation ».

Olivier Véran termine son point en remerciant les soignants, soumis à un travail « toujours plus intense », et en appelant à renforcer la réserve sanitaire dans les Ephad et les hôpitaux.

Pour rappel, les mesures prises dans les zones d’alerte renforcée (pour 15 jours) visent à limiter les grands rassemblements et des activités à risque :

  • Interdiction des rassemblements de plus de 1 000 personnes.
  • Interdiction de plus de 10 personnes sur la voie publique, avec des exceptions : les marchés restent ouverts, le tournages, les visites guidées, les enterrements, les files d’attente sur la voie publique aussi.
  • Tous les bars seront fermés.
  • Les restaurants pourront rester ouvert sous réserve d’un protocole sanitaire validé par le HCSP.
  • La vente à emporter d’alcool reste interdite, ainsi que la diffusion de musique dans l’espace public.
  • Les soirées étudiantes et événements familiaux sont interdits dans les lieux publics. Les salles de danse, clubs de jeux… sont aussi fermés.
  • Les foires et salons, congrès, cirques… ne pourront se tenir dans les 15 prochains jours.
  • Les gymnases, piscines, salles polyvalentes seront fermés mais ces espaces pourront accueillir des mineurs dans un cadre privé ou associatif. Les clubs de sport resteront fermés également. Les stades restent ouverts s’ils rassemblent moins de 1 000 personnes, ce qui permettra aux tournois (foot, tennis…) de se poursuivre.
  • Activités commerciales : les personnes qui se croisent doivent être limitées. L’arrêté prévoit : « au maximum un client dans 4 mètres carré ».
  • Ephad: les visites restent autorisés sur rendez-vous, avec 2 personnes maximum, y compris le week-end.
  • Universités : l’accueil est limité à 50 %.

Les dernières infos :

  • Le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux en Ile de France où plus de 40 % des lits en réanimation sont occupés par des patients contaminés par le Covid-19.L’agence régionale de santé d’Ile-de-France prévoit un taux d’occupation de 50 % « dans les quinze prochains jours ». Et selon des modélisations de l’Institut Pasteur, ce chiffre pourrait atteindre 100 % avant la fin du mois. Les hôpitaux et cliniques d’Île-de-France doivent se préparer à « une marée très forte » de nouveaux malades du Covid-19, a déclaré à l’AFP le directeur de l’agence régionale de santé (ARS), Aurélien Rousseau.
  • En Allemagne, le nombre de nouveaux cas quotidiens confirmés de Covid-19, a dépassé mercredi 4000 pour la première fois depuis début avril.
  • En Italie, le gouvernement a décidé de rendre obligatoire le port du masque à l’extérieur et de prolonger l’état d’urgence jusqu’au 31 janvier prochain.
  • Le coronavirus peut rester actif jusqu’à 9h sur la peau humaine. C’est quatre fois plus longtemps que le virus de la grippe.
  • La maladie de Parkinson augmenterait le risque d’avoir une forme grave, selon une étude américaine. En savoir plus.
  • Déclaration de l’OMS : « Nos meilleures estimations actuelles nous disent que 10% de la population mondiale pourrait avoir été infectée par le virus. Cela varie selon les pays, selon le fait que l’on soit dans une zone urbaine ou rurale, selon les différents groupes (de population) », a déclaré le Dr Mike Ryan qui dirige la réponse d’urgence de l’OMS. Toujours selon l’OMS, 10 pays représentent 70% des cas et décès.
  • Une enquête épidémiologique menée en juin et juillet derniers par Médecins sans Frontières et l’Institut Pasteur révèle une sur-contamination dans des lieux de regroupement de personnes en grande précarité en Ile-de-France. Plus d’une personne en grande précarité sur deux, pour l’essentiel des migrants, a été infectée au Covid-19 en Île-de-France.
  • En zone d’alerte renforcée et maximale, les employeurs et salariés doivent, autant que possible, recourir au télétravail. »De nombreux postes de travail permettent un travail à distance, et des rotations peuvent s’organiser afin de limiter l’impact sur le collectif de travail. Dans les zones d’alerte renforcée et maximale, nous demandons aux employeurs et aux salariés, en responsabilité de trouver les organisations adaptées à chaque entreprise, et de limiter ainsi les interactions sociales, que ce soit sur le lieu de travail ou dans les transports en commun. Il s’agit d’un effort collectif demandé aux entreprises mais un effort nécessaire pour réduire la circulation du virus »,a expliqué Elisabeth Borne aux partenaires sociaux.
  • L’Académie de pharmacie demande que le vaccin contre la grippe soit délivré d’abord aux personnes prioritaires et s’inquiète d’une demande trop importante, qui pourrait entraîner « des ruptures, au risque de ne pas pouvoir vacciner en priorité les 12 millions de personnes les plus fragiles. » Par ailleurs, 30% de doses supplémentaires de vaccin ont été commandées par le ministère de la Santé.
  • L’Assistance publique-Hôpitaux deParis(AP-HP) envisage l’annulation des congés de son personnel à compter de ce mois, notamment pendant les vacances de la Toussaint, en raison du Covid-19, selon une note adressée à ses responsables des ressources humaines vendredi. L’AP-HP a précisé à l’AFP qu’il s’agissait d’une mesure « incitative sur la base du volontariat ».
  • Dans un nouvel avis, le Conseil scientifique considère qu’un objectif de ralentissement de la circulation du virus est encore possible. « Des mesures de contrôle prises maintenant peuvent permettre de réduire suffisamment la transmission pour nous rapprocher d’un niveau de circulation contrôlable. Ceci permettrait d’envisager une vision de long terme, « vivre avec le virus », dans des conditions plus sereines. » Il précise que les 4-5 mois qui viennent seront particulièrement critiques en raison de la reprise forte de la circulation du virus, en particulier dans certaines métropoles, alors même que les conditions climatiques vont favoriser la transmission. Des innovations thérapeutiques ou vaccinales peuvent être envisagées au 1er trimestre 2021.
  • Vaccin Covid-19: pour tester les candidats-vaccins, l’Inserm recrute 25 000 volontaires via sa plateforme Covireivac. Son directeur général avait assuré quelques jours plus tôt, que « dans les meilleurs scénarios optimistes, on pourrait avoir un vaccin au cœur de l’hiver ». Rappelons que 11 candidats-vaccins sont actuellement entrés en étude clinique de phase 3.
  • ‘N’oublions pas nos patients » :des chirurgiens, cardiologues et autres médecins de toute la France appellent dans une tribune publiée dans le Parisien à s’organiser pour ne pas laisser de côté les autres malades et maintenir l’équité de l’accès aux soins.
  • 20 centres de dépistage du Covid-19ouvrent progressivement en Ile-de-France. Voir la liste ici.
  • L’Etablissement Français du Sang alerte sur les réserves de sang qui sont au plus bas et appelle d’urgence à donner son sang.
  • La HAS donne son feu vert pour le remboursement des tests antigéniques pour les patients symptomatiques.
  • Face à l’afflux de malades du Covid-19 dans les services de réanimation, la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) annonce être « contrainte d’effectuer de premières déprogrammations » d’opérations chirurgicales non urgentes « à compter de ce week-end ». Le nombre de « patients Covid » admis en réanimation à l’AP-HP est passé de 50 début septembre à 132 mercredi et devrait dépasser 200 à la fin du mois, selon le directeur adjoint, François Crémieux.

Covid-19 : la carte de France par niveaux d’alerte

  • Zone Alerte : 67 départements

zone où le virus circule nettement (taux d’incidence supérieur à 50 nouveaux cas pour 100 000 habitants).

Quelles nouvelles mesures ? Les fêtes, les mariages, les tombolas, les anniversaires… devront (d’ici lundi) se tenir en petit comité à moins de 30 personnes.

  • Zone Alerte renforcée

zone où le virus circule très fortement (taux incidence supérieur à 150 pour 100 000 habitants et supérieur à 50 chez les personnes âgées), avec des impacts sur le système de santé.

Où ? Les métropoles de Bordeaux, Nice, Lille, Toulouse, Rouen et Montpellier en alerte renforcée.

Quelles mesures? Abaissement de la jauge des rassemblements à 1000 personnes, interdiction des grands événements (fêtes locales/étudiantes), interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public (plages, parc…), fermeture anticipée des bars au maximum jusqu’à 22 heures, fermeture de toutes les salles des fêtes et associatives, fermeture des salles de sport et gymnases. Le télétravail doit être favorisé autant que possible et développé fortement.

  • Zone alerte maximale

zone où la situation épidémiques est extrêmement tendue (taux d’incidence supérieur à 250 cas pour 100 000 habitants et supérieur à 100 cas pour les personnes âgées), avec des conséquences lourdes sur les réanimations (la part des patients Covid dépasse 30%). Si les seuils sont dépassés, l’Etat d’urgence sanitaire dans les territoires concernées.

Où ? La Guadeloupe, la métropole d’Aix-Marseille, Paris et sa petite couronne, Lyon, Grenoble, Lille, Saint-Etienne sont placées en alerte maximale.
Quelles mesures? Dans ces zones, les bars sont totalement fermés, ainsi que tous les établissements recevant du public, sauf s’il existe un protocole sanitaire strict déjà en place. Les lieux culturels ne sont pas concernés du fait qu’ils respectent un protocole strict. Le télétravail doit être favorisé aux maximum.

Le gouvernement s’appuie sur 3 indicateurs clés :

– le taux d’incidence

– le taux d’incidence chez les personnes âgées (+65 ans)

– les patients en réanimation

Covid-19 en France : nouveaux cas, décès (chiffres, courbes)

Le bilan en chiffres en France au vendredi 9 octobre :

  • 691 977 cas confirmés (+20 339 nouveaux cas en 24h)
  • 32 630 décès (+62 en 24h)
  • 4 837 hospitalisations les 7 derniers jours dont 921 en réanimation
  • Taux de positivité des tests : 10,4%
  • 1 362 clusters en cours d’investigation dont 267 en Ephad (124 nouveaux clusters en 24h)
  • 101 départements en vulnérabilité. 8 en niveau « limité »,23 sont en vulnérabilité « modérée » et 70 « élevée ».

Le bulletin hebdomadaire de Santé Publique France (1er octobre) :

  • Poursuite de l’épidémie chez les jeunes et les plus âgés: Avec 70 458 cas confirmés en semaine 39, l’épidémie continue de progresser. Le taux de positivité est passé de 7,8% en semaine 38 contre 13,4% en semaine 39 (+6,1 points). Parallèlement, le nombre d’hospitalisations (4 204 en semaine 39 vs 3 657 en semaine 38) et le nombre d’admissions en réanimation augmentent de +15% et + 31 %.
  • En semaine 39, les jeunes adultes (15 à 44 ans) restaient les plus touchés par le SARS-CoV-2 (incidence de 172/100 000 hab), suivi par les 45-64 ans. Par ailleurs, depuis la mi-août le nombre de cas a été multiplié par 4,3 chez les personnes de 75 ans et plus et 3,4 chez les personnes de 65 à 74 ans.
  • En France métropolitaine, le nombre hebdomadaire de nouvelles admissions en réanimation continue de suivre une augmentation exponentielle. Les taux d’hospitalisation en réanimation les plus élevés étaient observés en Ile-de-France (2,22) en Provence-Alpes-Côte d’Azur (1,82/100 000 habitants). « Si la dynamique de l’épidémie se poursuit, il est estimé que le nombre hebdomadaire de nouveaux patients admis à l’hôpital aura doublé dans 25 jours et que le nombre hebdomadaire de nouveaux patients admis en réanimation aura doublé dans 16 jours », commente Santé Publique France.
  • Mesures barrières :Les résultats de la 15ème vague de l’étude CoviPrev menée du 21 au 23 septembre nous enseignent que le maintien du respect de toutes les mesures de prévention dans la durée est difficile et que celui-ci varie en fonction des âges. Entre les vagues 14 et 15, l’adoption systématique des mesures de prévention est restée stable à l’exception du « port du masque en public » et « saluer sans se serrer la main et arrêter les embrassades » qui augmentent respectivement de 5 et 4 points. Le port du masque en public est en constante progression depuis la sortie du confinement, passant de 46,2% en vague 7 à 73,9% en vague 15. Les mesures de prévention concernant le lien social sont par contre en baisse : le respect de la mesure « éviter les rassemblements festifs » a diminué de 4 points entre la vague 14 et la vague 15 (52,7% versus 48,5%). L’adoption systématique de la mesure « éviter les regroupements et réunions en face-à-face » a fortement diminué depuis la sortie du confinement (près de 40 points en moins) : 71,9% en vague 7 et 32,3% en vague 15. Les personnes âgées de 65 ans et plus, particulièrement à risque de développer une forme grave de COVID-19, suivent en revanche plus systématiquement les mesures de prévention préconisées. Elles étaient ainsi, fin septembre, 59% à garder systématiquement une distance d’au moins un mètre et 39% à éviter systématiquement les regroupements et les réunions en face à face.
  • Parmi les patients hospitalisés (depuis le 1er mars), l’âge médian est de 71 ans, 53% sont des hommes.
  • Parmi les décès de patients hospitalisés (depuis le 1er mars), 71% avaient plus de 75 ans et 59 % sont des hommes.
  • En réanimation, le 29 septembre, sur 1 204 hospitalisation en réanimation, 7 concernaient les 0-14 ans (1% des réa), 70 les 15-44 ans (6%), 361 les 45-64 ans (30%), 411 les 65-74 ans (34%) et 343 les plus de 75 ans (29%).

Les nouveaux foyers de coronavirus en France

  • En S39, le nombre de clusters demeurait à un niveau élevé avec 384 (vs. 401 en S38).
  • Au total, 2 830 clusters ont été signalés (95% en métropole) incluant 28 790 cas.
  • Au 28 septembre, 1 001 (35%) clusters étaient en cours d’investigation, 10% étaient maitrisés, 54% étaient clôturés et 6 clusters (0,2%) ont impliqué une diffusion communautaire.
  • Parmi les 2 830 clusters, les entreprises hors établissements de santé (ES) restaient parmi les types de collectivités les plus représentées pour la survenue de clusters (25%), puis le milieu scolaire et universitaire (20%) et le milieu familial élargi (plusieurs foyers) et les évènements publics/privés rassemblant de manière temporaire des personnes (18%) (Tableau 2). Les clusters en milieu scolaire et universitaire représentaient 36% des clusters en cours d’investigation.

Rappelons qu’un cluster est défini comme un ensemble d’au moins trois cas confirmés ou probables dans une période de 7 jours, appartenant à la même communauté ou ayant participé au même rassemblement de personnes, qu’ils se connaissent ou non.

Coronavirus dans le monde : le bilan

Le bilan dans le monde le 1er octobre :

  • Nombre de pays touchés par la pandémie de COVID-19 : 188
  • Nombre de cas : près de 27,9 millions,946 727 décès.

Les foyers majeurs de l’épidémie se situent actuellement dans la zone Amérique (États-Unis et Amérique Latine) et Asie du Sud-Est, à l’origine de respectivement 38% et 32% des cas rapportés dans le monde entre le 20 et le 27 septembre. Une reprise de l’épidémie est observée dans de nombreux pays européens, où sont localisés 21% des cas rapportés dans le monde.

Une diminution du nombre de cas a été observée dans plusieurs pays des Amériques, en particulier les États-Unis, au cours des dernières semaines avec néanmoins, une situation contrastée selon les états. Au Mexique, l’incidence est stable depuis plusieurs semaines. Au Canada, une augmentation est rapportée dans les provinces de Québec et de l’Ontario depuis ces dernières semaines.

En Asie, l’épidémie continue à progresser en Inde, en Indonésie et récemment, au Myanmar.

-Dans les pays du Moyen-Orient, l’épidémie reste importante en Iraq, en Iran, aux Émirats Arabes Unis et au Liban.

-L’épidémie restesoutenue en Israël, qui présente le taux d’incidence hebdomadaire de cas confirmés le plus élevé (478/ 100 000 habitants). L’incidence est toujours en hausse, ainsi que le nombre de cas graves. Un confinement national est en vigueur depuis le 18 septembre pour une durée prévisionnelle de 3 semaines, et sera probablement prolongé selon les dernières déclarations du ministère de la santé.

-En Afrique, le nombre de nouveaux cas continue à diminuer en particulier en Afrique du Sud mais augmente dans certains pays (Cap-Vert, Mozambique). AuMaroc, l’incidence ne cesse de croître depuis début août avec plus de 2 000 nouveaux cas par jour. La majorité des cas est rapportée dans la région de Casablanca et des mesures de contrôle ont été réinstaurées par les autorités. Le nombre de cas reste élevé en Tunisie ainsi qu’en Libye.

-En Europe, parmi les pays de l’UE/EEA, les taux d’incidence sur 7 jours glissants les plus élevés sont actuellement observés en Espagne (164/ 100 000 hab.), en République tchèque (142), en France (126), aux Pays-Bas (107), en Belgique (87), au Luxembourg (75), au Danemark (65), au Royaume-Uni (61) et en Autriche (53). Le taux d’incidence a fortement augmenté aux Pays-Bas au cours de la semaine 39. Selon le dernier rapport d’évaluation de risque de l’ECDC au 24/09, une transmission élevée est actuellement rapportée dans les pays suivants (plus marquée chez les jeunes adultes) : Autriche, Danemark, Estonie, France, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Slovaquie, Slovénie, Royaume-Uni. D’autres pays présentent une transmission élevée, avec des tendances à la hausse chez les personnes âgées, et des niveaux critiques en termes de nombres de cas sévères et de décès (Bulgarie, Croatie, République Tchèque, Hongrie, Malte, Roumanie, Espagne). D’autres pays en Europe centrale et en Europe de l’Est continuent de rapporter des taux d’incidence élevés (taux rapportés au 29 septembre pour les 7 derniers jours) : Monténégro (257), Moldavie (108,8), Arménie (68,4), Ukraine (52,2)

Voir aussi :la carte en temps réel des cas dans le monde
© Johns Hopkins Center for Systems Science and Engineering

Et aussi les mesures prises pendant la crise sanitaire Covid-19 :

  • L’accès à la téléconsultation est facilité par décret, afin que les patients dont le médecin traitant n’est pas disponible, puisse accéder à la téléconsultation directement. A compter du 21 mars et pendant toute la durée de l’épidémie, la télémédecine et la téléconsultation sont prises en charge à 100%.
  • La procédure d’arrêt de travail pour les parents contraints de rester chez eux pour garder les enfants dans les zones de circulation du virus ont été simplifiées.
  • Les pharmacies sont autorisées à produire et vendre leur propre solution de gel hydro-alcoolique dont le prix est encadré par arrêté.
  • Le délai d’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) à domicile est -par un décret du 27 mars- allongé à 9 semaines afin d’assurer aux femmes une continuité de leur droit pendant l’épidémie de coronavirus.
  • Maladie professionnelle : la maladie Covid-19 sera reconnue maladie professionnelle pour tous les soignants, « sans avoir à le démontrer ».
  • Un décret publié au Journal Officiel précise quels sont les salariés vulnérables qui peuvent être placés en activité partielle pour éviter le risque de développer une forme grave du Covid-19.

Rappel des gestes barrières qui limitent la propagation du virus :

  • se laver les mains toutes les heures, au savon
  • éternuer et tousser dans son coude,
  • utiliser des mouchoirs à usage unique et le jeter
  • éviter les poignées de main car « l’essentiel des contaminations se fait par les mains »
  • porter un masque
  • éviter les embrassades
  • garder une distance de 1 m (réunions, file d’attente…)
  • privilégier le télétravail
  • éviter tout déplacement, sauf urgence

Le numéro vert (0800 130 000) mis en place pour répondre aux questions est ouvert 24 h sur 24 h

En cas de signes d’infection respiratoire (toux, fièvre, difficultés respiratoires), si vous habitez dans une zone ou circule le virus ou dans les 14 jours suivant le retour d’une zone ou circule le virus :

– contactez le SAMU Centre 15
– évitez tout contact avec votre entourage
– ne vous rendez pas chez votre médecin ou aux urgences

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) propose une carte interactive des pays où le virus a été détecté.

Pour toute question non-médicale, un numéro vert est mis en place : 0800 130 000 (appel gratuit avec service de soutien psychologique gratuit) 7j/7

Pour toute question médicale : contactez le 15.

Sources et informations officielles :

  • En France :Santé publique FranceetMinistère des Solidarités et de la Santé
  • Toutes les informations utiles sur:https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus
  • A l’international :OMSetECDC
  • Ministère des affaires étrangères : diplomatie.gouv.fr
  • Organisation mondiale de la Santé (OMS) : Maladie à coronavirus (COVID-19)

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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