DIRECT. Covid-19 en France ce jeudi 29 octobre : les annonces d’Emmanuel Macron

29 Oct. 2020

SOMMAIRE :

  • Covid-19 : les infos du jour en direct
  • Covid-19 en France : nouveaux cas, décès (chiffres, courbes)
  • Covid-19 et couvre-feu : liste des départements, carte, annonces
  • Coronavirus dans le monde : le bilan

Covid-19 : les infos du jour en direct

En direct aujourd’hui, jeudi 29 octobre :

Que retenir des annonces de Emmanuel Macron ?

  • La deuxième vague sera sans doute plus meurtrière que la première
  • Un confinement « adapté » de « tout le territoire » est annoncé ce soir
  • Il débutera dès vendredi matin et durera au moins jusqu’au 1er décembre
  • Les déplacements d’une région à l’autre seront interdits, avec une tolérance pour les retours de vacances de la Toussaint
  • Contrairement au printemps, crèches, écoles, collèges et lycées demeureront ouverts
  • Le supérieur fonctionnera avec des cours en distanciel
  • Contrairement au premier confinement, le travail va continuer. Le télétravail sera généralisé partout ou cela est possible mais l’activité continuera avec plus d’intensité qu’au printemps.
  • Les visites en Ephad et maisons de retraite restent autorisées, dans le respect d’un protocole strict
  • Ces mesures seront évaluées tous les 15 jours, certains commerces pourraient rouvrir en fonction de la situation sanitaire
  • Retour des attestations de sortie

>> Le Chef de l’Etat commence son allocution par un bilan sur la situation épidémique du pays.

« La lucidité permet de dire que cela ne suffit plus », déclare-t-il d’emblée, avant d’expliquer que le virus circule « à une vitesse plus rapide que prévue », et « que les plus pessimistes n’avaient pas prévue ».

« Nous savons que quoi que nous fassions, près de 9 000 patients seront en réanimation à la mi novembre ».

Il précise par ailleurs que les déprogrammations d’opération du cœur ou de cancers ont d’ores et déjà commencé.

>> Emmanuel Macron fait ensuite un bilan des mesures prises jusqu’à présent (dépistage, gestes barrière, gestion territorialisée). Des mesures selon les mots du Chef de l’Etat, « difficiles », mais « indispensables ».

« Avons nous tout bien fait ? Non, je l’ai dit il y a quinze jours, on peut toujours s’améliorer, mais nous avons fait tout notre possible et je crois profondément que notre stratégie était, compte tenu des informations qui étaient les nôtres, la bonne. »

Emmanuel Macron soutient que tous les pays européens ont fait de même, que tous sont « surpris » et « submergés par une augmentation soudaine de l’épidémie. »

Il souligne que le gouvernement s’organise pour faire face aux tensions hospitalières, mais que cela n’est pas suffisant. « Il faut un frein brutal aux contaminations pour éviter la saturation des hôpitaux », déclare-t-il, soulignant qu’il faut éviter que les médecins soient obligés de choisir quel patient sauver.

>> Le Chef de l’Etat rappelle les objectifs aujourd’hui :

-Protéger les plus fragiles, celles et ceux atteints de pathologies chroniques

-Protéger les jeunes car le virus tue aussi les plus jeunes (35% des patients en réanimation ont moins de 65 ans, nous ne savons pas dire aujourd’hui quelles sont les séquelles à long terme).

-Protéger les soignants, qui malgré la fatigue font face à la montée du virus.

-Protéger les plus modestes, qui sont très touchés par le virus et les conséquences économiques et sociales de la crise

-Protéger notre économie

>> Puis Emmanuel annonces les nouvelles mesures :

« J’ai décidé qu’il fallait retrouver à partir de vendredi le confinement qui a stoppé le virus », déclare le président.

Ce confinement sera adapté en 3 points : « Les écoles resteront ouvertes, le travail pourra continuer, les Ehpad resteront ouverts ».

Emmanuel Macron annonce « le retour de l’attestation », pour faire ses courses. « Vous ne pourrez pas vous déplacer d’une région à l’autre », estime le président, précisant des exceptions ce weekend pour rentrer des vacances de la Toussaint.

Les rassemblements seront exclus, les établissements recevant du public seront fermés, notamment les bars et restaurants.

« Restez au maximum chez vous, respectez les règles », déclare-t-il encore, soulignant que la réussite dépend du civisme.

Chaque heure compte, les mesures démarreront dès vendredi jusqu’au 1er décembre et seront régulièrement re-évaluées afin d’éventuellement alléger certaines mesures.

Les autres infos :

  • 19 patients ont été transférés entre régions par avion, principalement de l’Est vers l’Ouest, notamment vers la Bretagne, a-t-on appris ce mercredi lors d’un point presse de Jérôme Salomon.
  • Saturation des lits en Ile-de-France : »Actuellement, il y a 818 patients infectés par le covid-19 en réanimation. Cela représente 70% de nos capacités d’accueil initiales. Nous avons en parallèle près de 3 800 patients dans les services d’hospitalisation conventionnels. La pression est sur tout l’hôpital », souligne Aurélien Rousseau, directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France. 
  • Selon une nouvelle étude britannique, les personnes qui ont présenté des symptômes légers, ainsi que les seniors, sont susceptibles de perdre plus rapidement leurs anticorps détectables que celles qui ont présenté des symptômes.
  • Deux médecins du Nord de la France viennent de proposer un confinement éco-compatible : plus léger que le premier confinement, celui-ci nécessite la mise en place de 8 mesures. En savoir plus.
  • Déclaration de l’OMS : « La semaine dernière, le plus grand nombre de cas de Covid-19 (plus de 2,8 millions, ndlr) a été signalé à ce jour », a déclaré lundi le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’un point de presse virtuel depuis Genève. « Les unités de soins intensifs atteignent leur pleine capacité dans certains endroits, notamment en Europe et en Amérique du Nord », a alerté le Dr Tedros. « Nous comprenons la fatigue pandémique que ressentent les gens. Cela a un impact mental et physique sur tout le monde (…) Mais nous ne pouvons pas abandonner. Nous ne devons pas abandonner. » Evoquant d’éventuels reconfinements, le directeur de l’OMS a déclaré : « Nous pouvons le faire ! Mais nous devons tous faire des contreparties, des compromis et des sacrifices », avant d’appeler au respect des gestes barrières : maintenir une distance physique, porter un masque, se laver les mains régulièrement, tousser loin des autres, éviter les foules et rencontrer des amis et de la famille à l’extérieur.
  • La Ligue contre le cancer craint des retards dans la prise en charge des malades et estime que 30 000 cancers ne sont pas détectés et autant de malades non traités. Une récente projection statistique de l’Institut Gustave Roussy avait estimé que l’épidémie de coronavirus pourrait entraîner une augmentation du nombre de décès par cancer au cours des 5 prochaines années.
  • Le Conseil scientifique estime que l’épidémie progresse beaucoup plus vite et brutalement que prévu. Jean-François Delfraissy, invité de RTL ce lundi matin, estime qu’il y aurait « 100 000 contaminations par jour », en incluant les cas non diagnostiqués et les formes asymptomatiques. Il craint une nouvelle vague plus forte que la première, avec un impact sur les services de santé au cours des trois prochaines semaines.

Les dernières infos :

  • L’Assemblée nationale a voté ce samedi l’article 1er du projet de loi qui proroge jusqu’au 16 février l’application de l’urgence sanitaire. Les sénateurs l’examineront à leur tour les 28 et 29 octobre prochains. Ce décret permet au gouvernement de mettre en place des mesures plus fortes pour lutter contre le coronavirus.
  • Covid-19 : un risque de décès multiplié par 2 en cas de maladie cardiovasculaire ou de facteur de risque (diabète, hypertension…) alerte Pr Ariel Cohen, Président de la Société Française de Cardiologie et Chef de cardiologie des hôpitaux de l’Est parisien.
  • Recherche : le coronavirus reste actif sur la peau pendant neuf heures, selon une étude japonaise japonais, qui confirme la nécessité de se laver fréquemment les mains. En comparaison, le virus de la grippe survit sur la peau pendant moins de deux heures, précise cette étude du journal Clinical Infectious Diseases.
  • La campagne de vaccination contre la grippe a démarré. Covid et grippe : que sait-on de ces virus ? Quelles similitudes ? Quelles différences ? Top Santé fait le point avec leDr Sylvie Behillil, responsable adjointe du CNR des virus des infections respiratoires à l’Institut Pasteur. Découvrir son interview.

Covid-19 en France : nouveaux cas, décès (chiffres, courbes)

Le bilan en chiffres en France au mercredi 28 octobre :

  • 1 235 132 cas confirmés (+36 437 nouveaux cas en 24h)
  • 35 785 décès (+244 en 24h)
  • 15 177 hospitalisations les 7 derniers jours dont 2 145 en réanimation
  • Taux de positivité des tests : 18,6%
  • 2 448 clusters en cours d’investigation dont 649 en Ephad (210 nouveaux clusters en 24h)
  • 96 départements en vulnérabilité « élevée ».

Santé Publique France précise que l’ensemble des indicateurs sont à la hausse. Le taux d’incidence national sur 7 jours est passé au-dessus de 350 pour 100 000 habitants cette semaine.

Le point épidémiologique de Santé Publique France du 22 octobre :

A retenir :

  • Augmentation des personnes actuellement hospitalisées (12 458 personnes) et des personnes actuellement hospitalisées en réanimation (2 177).
  • Diffusion de l’épidémie chez les personnes âgées, chez les 65 ans et plus : 6 fois plus de cas, 5 fois plus d’hospitalisations et d’admissions en réanimation en comparaison à début septembre.
  • Admission en réanimation : 65% des personnes admises en réanimation âgées de 65 ans et plus et 90% avec comorbidités.
  • 89 départements en niveau de vulnérabilité élevé et 8 en niveau de vulnérabilité modéré.

>> Hausses des indicateurs à l’hôpital et en réanimation, l’épidémie s’accélère

En semaine 42 (12 au 18 octobre), 168 772 nouveaux cas confirmés de COVID-19 ont été enregistrés, soit+ 38% versus les 122 169 cas de la semaine 41. Le taux de positivité (+1,4 points), les nombres d’actes SOS Médecins (+15%), les passages aux urgences pour suspicion de COVID-19 (+35%)… « Tous les indicateurs de suivi de l’épidémie sont en nette augmentation et particulièrement les nouvelles hospitalisations, les admissions en réanimation et les décès », observe Santé Publique France. Entre les semaines 41 et 42, les nouvelles hospitalisations et les admissions en réanimation ont en effet augmenté de 48% avec 7 530 nouvelles hospitalisations de patient COVID-19 versus 5 084 en semaine 41 et 1 343 nouvelles admissions en réanimation versus 910.

Au 20 octobre, 12 458 personnes étaient actuellement hospitalisées dont 2 177 en réanimation.

Le nombre de décès a progressé de 40 %, (764 en semaine 42 versus 546 en semaine 41).

>> Protéger les personnes vulnérables est crucial

En semaine 42, le taux d’incidence augmente par rapport à la semaine 41 dans toutes les classes d’âges. Les plus fortes augmentations de ce taux concernent les personnes de plus de 75 ans (+67%) suivi par les 65-74 ans (+58%), les 45-64 ans (+46%) puis chez les 15-44 ans (+31%) et les 0-14 ans (+37%). « L’augmentation du nombre de cas chez les plus âgés est très préoccupante », souligne SPF. Les personnes les plus gravement touchées par cette épidémie sont les personnes âgées de 65 ans et plus ainsi que celles présentant des comorbidités. En effet, en semaine 42, 65% des personnes admises en réanimation sont âgées de plus de 65 ans et 90% présentent des comorbidités.

Depuis début septembre (semaine 36), le nombre de personnes de 65 ans et plus hospitalisées et admises en réanimation ont été multipliés par 5.

>> 89 départements en vulnérabilité élevée (au 21 octobre)

  • 17 nouveaux départements sont classés en niveau de vulnérabilité élevé : Jura (39), Nièvre (58), Creuse (23), Meuse (55), Vosges (88), Calvados (14), Eure (27), Moselle (57), Dordogne (24), Deux-Sèvres (79), Cher (18), Eure-et-Loir (28), Loir-et-Cher (41), Allier (03), Haute-Saône (70), Aisne (02), Vendée (85).
  • 4 départements sont classés en niveau de vulnérabilité modéré : Manche (50), Indre (36), Côte d’Armor (22), Finistère (29).

Covid-19 et couvre-feu : liste des départements, carte, annonces

Que retenir du point presse de Jean Castex et Olivier Véran ?

  • 38 nouveaux départements et la Polynésie vont être soumis à un couvre-feu dès samedi.
  • Au total ce sont donc 54 départements qui seront concernés par le couvre-feu, soit 46 millions de Français.
  • « Les semaines qui viennent vont être dures, le mois de novembre sera éprouvant », déclare Jean Castex.
  • « Nous espérons en début de semaine prochaine un frémissement », déclare Olivier Véran.
  • La clé de la lutte de cette épidémie est entre les mains de chacun d’entre nous. Des mesures « beaucoup plus dures » si l’épidémie n’est pas jugulée.
  • « Ce virus frappe tout le monde, jeunes et moins jeunes, nul ne peut se considérer à l’abris. »
  • L’appli Tous Anti-Covid est disponible au téléchargement

« La situation est grave », déclare en préambule Jean Castex ce jeudi 22 octobre. En effet, souligne-t-il, la situation sanitaire continue à se dégrader au cours des derniers jours. « La circulation du virus atteint aujourd’hui un niveau extrêmement élevé. Le nombre de personnes atteintes par le Covid s’établit sur les sept derniers jours à 251 pour 100.000 personnes, c’est-à-dire une progression de 40% en une semaine. Le taux de reproduction du virus se situe autour de 1,35, ce qui concrètement signifie un doublement du nombre de cas en quinze jours. »

Autre constat du Premier Ministre : « Sont touchées toutes les tranches d’âge, et notamment les plus de 65 ans, chez qui, le nombre de cas a triplé en six semaines, et une diffusion du virus qui concerne désormais la quasi-totalité du territoire national. »

>> 54 départements soumis au couvre-feu

En raison de cette progression de l’épidémie, le gouvernement étend les mesures de couvre-feu à 38 nouveaux départements et à un territoire d’Outre-mer, la Polynésie. Au total, à partir de vendredi minuit, ce sont 54 départements et un territoire d’Outre-mer qui seront soumis à la règle du couvre-feu, soit 46 millions de nos concitoyens.

  • Le couvre-feu s’appliquera de 21h à 6h, sur l’ensemble des départements et territoire concernés, et normalement pour une durée de six semaines.
  • Ces règles rentreront en vigueur à partir de vendredi minuit. Elles seront les mêmes que pour les métropoles déjà placées en couvre-feu depuis samedi dernier.

Voici la liste des 54 départements et du territoire d’Outre-mer concernés par le couvre-feu : Loire, Rhône, Nord, Paris, Isère, Hauts-de-Seine, Val-d’Oise, Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis, Essonne, Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Yvelines, Hérault, Seine-et-Marne, Seine-Maritime, Haute-Loire, Ain, Savoie, Ardèche, Saône-et-Loire, Aveyron, Ariège, Tarn-et-Garonne, Tarn, Pyrénées-Orientales, Gard, Vaucluse, Puy-de-Dôme, Hautes-Alpes, Pas-de-Calais, Drôme, Oise, Haute-Savoie, Jura, Pyrénées-Atlantiques, Haute-Corse, Calvados, Hautes-Pyrénées, Corse-du-Sud, Lozère, Haute-Vienne, Côte-d’Or, Ardennes, Var, Indre-et-Loire, Aube, Loiret, Maine-et-Loire, Bas-Rhin, Meurthe-et-Moselle, Marne, Alpes-Maritimes, Ille-et-Vilaine et Polynésie française.

Dans les autres départements, non soumis au couvre-feu des mesures s’appliquent, notamment l’interdiction rassemblement de 6 pers sur la voie publique, le recours au télétravail est vivement encouragé partout où cela est possible, de même que le respect du protocole sanitaire dans les restaurants.

C’est une mesure préventive, déclare le Premier Ministre. « Ces mesures sont lourdes », concède-t-il, mais si elles sont bien respectées, le gouvernement mise sur une amélioration de la situation épidémique. « Il est trop tôt à ce stade pour mesurer les effets du couvre-feu. C’est la semaine prochaine que nous verrons s’il commence à réduire suffisamment la circulation virale. En fonction des résultats obtenus et de l’évolution de l’épidémie, nous réévaluerons le dispositif pour éventuellement le durcir. » Olivier Véran précise que lorsque le confinement généralisé a été mis en place, « les courbes ont commencé à s’infléchir après 15 à 18 jours ». « Nous espérons en début de semaine prochaine un frémissement. »

>> Point de situation sanitaire :

« Le taux d’occupation de nos lits de réanimation a dépassé la barre des 44%. Quatre régions sont plus particulièrement touchées : Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France, PACA et Hauts-de-France, où la barre des 50% des lits de réanimation occupés par des patients Covid a été franchie. Compte-tenu du nombre élevé de nouveaux cas, cette tendance va se poursuivre dans les semaines à venir », observe Jean Castex, soulignant que le mois de novembre sera « éprouvant ».

« Les nouveaux cas d’aujourd’hui sont les malades hospitalisés de demain, et malheureusement parfois les morts d’après-demain. »

Olivier Véran observe que « le bilan s’alourdit jour après jour ». Il constate que malgré l’accalmie estivale, l’Europe est à nouveau le pays le plus sévèrement touché, y compris dans des pays moins touchés lors de la 1ere vague, comme la République Tchèque.

« Le virus circule moins vite qu’au printemps dernier mais sa diffusion est quand même croissante et dans des proportions alarmantes.  Il y avait au mois d’août 10 malades diagnostiqués pour 100 000 Français. Actuellement, c’est 250 pour 100 000 Français (…) Ces chiffres doublent tous les 15 jours malgré tous les efforts. Sans mesure nouvelle, là où c’est nécessaire pour freiner l’épidémie, il y aurait dans 15 jours plus de 50 000 cas par jour. »

>> Situation en réanimation :

Le nombre de nouveaux cas a un impact sur les formes graves et les services de réanimation. Olivier Véran prend l’exemple de la région Auvergne-Rhône-Alpes : au 15 septembre, il y avait 88 malades en réanimation, au 2 octobre, il y avait 149 malades en réanimation et hier, 360 malades en réanimation.

Le ministre fait un point sur les capacités en réanimation : « Nous avions dans notre pays 5100 places de réanimation. Nous sommes montés à 5800 lits dans la durée, à la faveur de l’été, + 15%. Nous sommes capables de monter à 7700 lits dans un délai de 15 jours. S’il devenait nécessaire d’augmenter davantage, sachez qu’au 15 avril dernier, il y avait 10.700 lits de réanimation armés. »

Il précise que l’ensemble des soins n’a pas été déprogrammé du fait que la progression est moins exponentielle qu’au printemps. Mais la situation s’adapte au territoire. En région Auvergne-Rhône-Alpes, l’ensemble de la chirurgie programmée a été retardée pour deux semaines et des transferts de malades ont lieu au sein du département.

>> Appel à l’implication de tous, y compris les jeunes

Le Premier ministre rappelle l’importance des gestes barrière au quotidien (port du masque le plus que possible, réduire les interactions sociales, aérer, etc.). Et en appelle à la solidarité nationale. La clé de la lutte de cette épidémie est entre les mains de chacun d’entre nous. Des mesures « beaucoup plus dures » si l’épidémie n’est pas jugulée.

« Au-delà de notre capacité à soigner et des mesures administratives, je veux insister solennellement sur le fait que nous avons besoin de l’implication de tous. La clé de cette lutte contre l’épidémie est plus que jamais entre les mains de chacune et chacun de nous. (…)

Il insiste : Ce virus frappe tout le monde, jeunes et moins jeunes, « nul ne peut se considérer à l’abris » (…) Tant qu’on n’est pas touché, on se croit intouchable. Ce virus frappe tout le monde. »

Le professeur Étienne Gayat de l’hôpital Lariboisière prend la parole. Il confirme qu’il constate une augmentation continue du taux d’incidence dans toutes les classes d’âge et que la limitation des interactions sociales est une mesure pertinente et efficace.

Il insiste : non, le virus n’est pas moins grave, ni moins virulent qu’au printemps. Et de constater : 50% des patients admis en réa ont moins de 50 ans et entre 15 et 20 % ont moins de 40 ans.

« Quand on vient en réa, 15 à 20% n’en sortent pas et beaucoup d’entre eux sortent avec des séquelles lourdes dont ils mettront du temps à se remettre. Il faut tout faire pour empêcher l’admission en réanimation. »

>> Application Tous Anti-Covid

Le Secrétaire État au numérique Cédric O présente la nouvelle application, « un geste barrière supplémentaire », dont l’objectif est d’être averti si l’on croise une personne positive.

Mais souligne-t-il, ce geste simple, n’est utile que si nous sommes nombreux à le faire. « Nous avons besoin de vous. Toutes les garanties ont été prises. Téléchargez la et activez la dès que vous allez dans un lieu ouvert au public. »

A retenir le couvre-feu :

  • Cela signifie concrètement que tous les lieux publics fermeront à 21h.
  • Des autorisations seront mises en place dans les cas particuliers (travailleurs de nuit par exemple).
  • Des amendes sont prévues : 135 euros et 1500 euros en cas de récidive.
  • Pas de restriction dans les transports en commun.
  • Les déplacements entre les régions ne seront pas restreints. Il sera possible de partir en vacances.

Partout en France, les gestes sont les mêmes :

  • garder les distances (plus d’un mètre)
  • se laver les mains
  • porter un masque au maximum, même dans les réunions familiales
  • aérer régulièrement
  • appliquer la règles des 6 : pas plus de 6 à table dans la vie privée, c’est du bon sens

Pour rappel, les mesures prises dans les zones d’alerte renforcée (pour 15 jours) visent à limiter les grands rassemblements et des activités à risque :

  • Interdiction des rassemblements de plus de 1 000 personnes.
  • Interdiction de plus de 10 personnes sur la voie publique, avec des exceptions : les marchés restent ouverts, le tournages, les visites guidées, les enterrements, les files d’attente sur la voie publique aussi.
  • Tous les bars seront fermés.
  • Les restaurants pourront rester ouvert sous réserve d’un protocole sanitaire validé par le HCSP.
  • La vente à emporter d’alcool reste interdite, ainsi que la diffusion de musique dans l’espace public.
  • Les soirées étudiantes et événements familiaux sont interdits dans les lieux publics. Les salles de danse, clubs de jeux… sont aussi fermés.
  • Les foires et salons, congrès, cirques… ne pourront se tenir dans les 15 prochains jours.
  • Les gymnases, piscines, salles polyvalentes seront fermés mais ces espaces pourront accueillir des mineurs dans un cadre privé ou associatif. Les clubs de sport resteront fermés également. Les stades restent ouverts s’ils rassemblent moins de 1 000 personnes, ce qui permettra aux tournois (foot, tennis…) de se poursuivre.
  • Activités commerciales : les personnes qui se croisent doivent être limitées. L’arrêté prévoit : « au maximum un client dans 4 mètres carré ».
  • Ephad: les visites restent autorisés sur rendez-vous, avec 2 personnes maximum, y compris le week-end.
  • Universités: l’accueil est limité à 50 %.

Coronavirus dans le monde : le bilan

Le bilan dans le monde le 22 octobre :

  • Les foyers majeurs de l’épidémie se situent actuellement dans la zone Europe et en Amérique (États-Unis et Amérique Latine), à l’origine de respectivement 38% et 33% des cas rapportés dans le monde entre le 12 et le 18 octobre (semaine 42). Un déclin de l’épidémie est observé en Asie du Sud-Est où sont localisés 21% des cas rapportés dans le monde (contre 30% en semaine 40 et 25% en semaine 41), avec néanmoins des taux d’incidence élevés et une augmentation de la mortalité. L’incidence reste très hétérogène selon les régions et/ou métropoles de chacun des pays.
  • Dans la zone Amérique, le nombre global de cas rapporté est en déclin, ainsi que le nombre de décès (-21%). Cependant, le taux d’incidence augmente aux États-Unis depuis plusieurs semaines, en particulier dans certains États (Midwest, Nord-Est et région des Grandes Plaines). L’incidence est en baisse mais se maintient à un niveau élevé au Brésil et au Pérou, stable dans plusieurs pays (Chili, Colombie) tandis qu’elle est en phase ascendante dans d’autres (Argentine, Mexique, Costa Rica). Au Canada, l’augmentation du nombre de cas récents et d’hospitalisations pour COVID-19 se poursuit depuis plusieurs semaines, toujours dans les provinces de Québec et de l’Ontario.
  • En Asie, l’épidémie reste toujours active en Inde, même si une diminution de l’incidence y est observée. Elle continue de progresser en Indonésie, au Myanmar, au Bangladesh, aux Maldives et au Népal. En Océanie, une augmentation très importante de la transmission du SARS-CoV-2 est décrite en Polynésie française et à Guam.
  • Dans les pays du Moyen-Orient, l’épidémie reste importante au Liban, en Jordanie, à Oman et aux Émirats arabes unis. La situation reste préoccupante en Iran qui a atteint un nombre record de nouvelles infections et de décès. En Israël, le taux d’incidence récent a fortement baissé (141,1 cas / 100 000 hab. vs. 295,2 en S40 et 443,2 en S41) dans un contexte de fortes disparités géographiques et l’amorce de la première phase d’allègement des restrictions, après un confinement national de 4 semaines.
  • En Afrique, le nombre de cas et la mortalité pour COVID-19 tendent à augmenter depuis deux semaines ; cette augmentation, liée en partie à un rattrapage des données, est particulièrement marquée en Afrique du Sud (70% des décès en Afrique) et dans d’autres pays (Éthiopie, Kenya, Botswana) en semaine 42. Au Maroc, l’épidémie reste en phase ascendante depuis début août, avec plus de 3 000 nouveaux cas par jour ces dernières semaines. Le nombre de cas reste élevé en Tunisie où des mesures de restrictions ont été instaurées dans certaines régions, ainsi qu’en Libye.
  • En Europe, une augmentation du nombre de cas (+25%) et de la mortalité (+29%) est observée par rapport à la semaine précédente. Parmi les pays européens de l’UE/EEA, les taux d’incidence sur 7 jours (au 19 octobre) les plus élevés sont observés en République tchèque (533,1 cas / 100 000 hab), en Belgique (468,1), aux Pays-Bas (311,2), en France (241,8), en Slovénie (241,1), au Luxembourg (209,5), en Slovaquie (183,2), au Royaume-Uni (178,1), en Espagne (160,7), en Irlande (151,6), à Malte (142,0) et en Pologne (131,5). L’augmentation de l’incidence est particulièrement marquée dans certains pays en semaine 42 (Figures 38 et 39) dont la Slovénie (augmentation de +150% de cas ; nombre de décès passant de 1 à 1 924 par rapport à la semaine précédente). Des taux d’incidence élevés sont également documentés en Suisse (166,1), en Europe centrale et en Europe de l’Est (taux rapporté au 19/10 pour les 7 derniers jours) : Monténégro (280,6), Arménie (278,7), Géorgie (142,2), Ukraine (96,8). L’incidence rapportée en Espagne est en légère augmentation après une baisse ces dernières semaines ; ce taux reste élevé dans certaines régions (Navarre, Madrid). En Russie, une hausse record des nouveaux cas (69 cas / 100 000 hab.) et des décès est rapportée.

Voir aussi :la carte en temps réel des cas dans le monde
© Johns Hopkins Center for Systems Science and Engineering

Rappel des gestes barrières qui limitent la propagation du virus :

  • se laver les mains toutes les heures, au savon
  • éternuer et tousser dans son coude,
  • utiliser des mouchoirs à usage unique et le jeter
  • éviter les poignées de main car « l’essentiel des contaminations se fait par les mains »
  • porter un masque
  • éviter les embrassades
  • garder une distance de 1 m (réunions, file d’attente…)
  • privilégier le télétravail
  • éviter tout déplacement, sauf urgence

Le numéro vert (0800 130 000) mis en place pour répondre aux questions est ouvert 24 h sur 24 h

En cas de signes d’infection respiratoire (toux, fièvre, difficultés respiratoires), si vous habitez dans une zone ou circule le virus ou dans les 14 jours suivant le retour d’une zone ou circule le virus :

– contactez le SAMU Centre 15
– évitez tout contact avec votre entourage
– ne vous rendez pas chez votre médecin ou aux urgences

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) propose une carte interactive des pays où le virus a été détecté.

Pour toute question non-médicale, un numéro vert est mis en place : 0800 130 000 (appel gratuit avec service de soutien psychologique gratuit) 7j/7

Pour toute question médicale : contactez le 15.

Sources et informations officielles :

  • En France :Santé publique FranceetMinistère des Solidarités et de la Santé
  • Toutes les informations utiles sur:https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus
  • A l’international :OMSetECDC
  • Ministère des affaires étrangères : diplomatie.gouv.fr
  • Organisation mondiale de la Santé (OMS) : Maladie à coronavirus (COVID-19)

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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