DIRECT. Covid-19 en France : bilan du 17 juin, chiffres, foyers

17 Juin. 2020

SOMMAIRE :

  • Le coronavirus en France : le direct
  • Nouveaux cas de coronavirus en 24h, décès, hospitalisations (chiffres, courbes, bilan)
  • Les nouveaux foyers de coronavirus en France
  • Coronavirus dans le monde : le bilan
  • Coronavirus en France, déconfinement : la carte, les mesures

Le coronavirus en France : le direct

En direct ce 17 juin :

  • L’état d’urgence sanitaire pourrait être prolongé en Guyane et à Mayotte jusqu’au « 30 octobre inclus », en raison de la circulation active du coronavirus, indique un amendement gouvernemental examiné mercredi à l’Assemblée. « Les départements de Guyane et de Mayotte présentent à ce jour des situations sanitaires plus dégradées, qui pourraient nécessiter l’édiction de mesures administratives plus contraignantes après le 10 juillet. »
  • Deuxième vague ? L’épidémiologiste Martin Blachier, invité sur le plateau de l’émission C dans l’air, sur France 5, assure qu’une deuxième vague est inévitable en France, allant jusqu’à la dater très pour la deuxième quinzaine d’août.
  • Education : le strict protocole sanitaire qui régit actuellement les écoles doit être allégé. La nouvelle version est attendue ce mercredi, pour permettre le retour à l’école de tous les enfants simultanément lundi 22 juin.
  • Traitement contre le covid-19 : le dexamethasone réduit d’un tiers la mortalité chez les malades les plus gravement atteints par le Covid-19, selon les premiers résultats de l’essai clinique britannique Recovery. Suite à cette annonce, le gouvernement britannique a indiqué que ce traitement allait être immédiatement utilisé. « Le dexamethasone est le premier médicament dont on observe qu’il améliore la survie en cas de Covid-19 », indiquent les responsables de l’essai. Selon eux, « une mort sur huit pourrait être évitée grâce à ce traitement chez les patients placés sous ventilation artificielle ». L’OMS qualifie ce mercredi de « percée scientifique » ces résultats. 
  • Covid en Allemagneles grands rassemblements vont rester interdits jusqu’à novembre au moins pour limiter toute propagation du nouveau coronavirus, selon un projet d’accord entre le gouvernement fédéral et les régions obtenu, relayé par l’AFP.
  • Covid en Chine : plusieurs quartiers sont confinés après la découverte de nouveaux cas à proximité d’un marché. La situation épidémique à Pékin est jugée « extrêmement grave » par les autorités, faisant craindre une nouvelle vague de contaminations. 137 personnes ont été contaminées depuis la semaine dernière, selon l’AFP. Les écoles ont refermé leurs portes mercredi et les habitants sont invités à reporter tout voyage non essentiel.
  • Covid en Inde : la situation est préoccupante aussi en Inde, deuxième pays le plus peuplé de la planète, où le bilan s’est alourdi de 2 000 morts en un jour, portant le total à 11 903 décès.
  • Coronavirus en Afriqueles soignants en première ligne face à la pandémie se disent sous pression alors que la vitesse de propagation du virus a doublé.
  • Les vaccinations doivent reprendre d’urgence, alarme mardi la Haute Autorité de Santé (HAS), car « elles ont considérablement chuté avec l’épidémie de Covid-19 et le confinement ».
  • Une commission d’enquête sur la crise sanitaire a début mardi à l’Assemblée Nationale. Ministres, agences sanitaires et administrations impliqués dans la gestion de la crise ces derniers mois et ces dernières années, vont se succéder à partir de cet après-midi, devant les députés pour « établir la généalogie et la chronologie de cette crise ». 
  • « Nous continuer à tracer, à tester, nous identifions toujours des clusters, nous vérifions qu’il n’y a pas de diffusion communautaire du virus. Seulement 1% des tests que nous réalisons est positif au coronavirus. (…) Il faut toujours éviter les grands rassemblements en milieu fermé » a indiqué sur LCI ce lundi Olivier Véran. « Le port du masque reste obligatoire dans les transports en commun, recommandé lorsque la distanciation n’est pas possible. » 
  • Vaccin covid-19 : l’Allemagne, la France, l’Italie et le Pays-Bas ont signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca pour garantir la fourniture à l’Union européenne de 300 millions de doses d’un éventuel vaccin contre le Covid-19, a annoncé ce samedi le gouvernement allemand.
  • Depuis le 10 juin, les Niçois peuvent passer gratuitement un test sérologique afin de savoir s’ils ont été infecté par le Covid-19.
  • Selon une étude de l’Imperial College de Londres, le confinement a permis d’éviter 3,1 millions de morts dans 11 pays européens.

Les annonces d’Emmanuel Macron, dimanche 15 juin : « nous allons tourner la page du premier acte de la crise »

  • Dès demain, tout le territoire (hors Mayotte et la Guyane) passera en zone verte, ce qui permettra de reprendre le travail et d’ouvrir partout les cafés et les restaurants. »
  • Dès demain, il sera à nouveau possible de se déplacer entre les pays européens et à partir du 1er juillet nous pourrons nous rendre dans les États hors d’Europe, où l’épidémie sera maîtrisée. »
  • Dans l’hexagone, comme en Outre-Mer, les crèches et écoles accueillerons tous les élèves « de manière obligatoire » à partir du 22 juin.
  • Les rassemblements resteront « très encadrés ».
  • Le deuxième tour des municipales pourra se dérouler le 28 juin.
  • Les visites seront autorisées dans les Ephad.

Première victoire contre le virus. « Nous allons retrouver le plaisir d’être ensemble, notre goût de la liberté, déclare Emmanuel Macron. Mais, souligne le Chef de l’Etat, « le virus n’a pas disparu », et « nous ne devons pas baisser la garde », « il faudra respecter les distances physiques », et « se préparer au cas où l’épidémie reviendrait avec plus de force. » Et ajoute-t-il : « l’été 2020 ne sera pas un été comme les autres et il nous faudra veiller à l’évolution de l’épidémie. »

« La lutte contre l’épidémie n’est donc pas terminée. Mais je suis heureux, avec vous, de cette première victoire contre le virus. »

Bilan de la politique sanitaire. Le Chef de l’Etat fait le bilan des actions sanitaires menées pendant la crise, des ressources mobilisées, « de la réactivité » et de « la solidité de l’Etat ». « Nous n’avons pas à rougir de notre bilan. Des dizaines de milliers de vies ont été sauvées par nos choix, par nos actions », souligne-t-il. Quant aux « failles » et « faiblesses » que la crise à révélées -dépendances aux autres pays, inégalités territoriales, etc.- « nous les corrigerons vite et fort ».

Nouveaux cas de coronavirus en 24h, décès, hospitalisations (chiffres, courbes, bilan)

Le bilan en chiffres en France au 17 juin :

  • 158 174 cas confirmés (+458 cas en 24h) et 29 575 décès (+30 décès en 24h)
  • 10 267 personnes sont hospitalisées, 772 personnes dans un état grave sont en réanimation pour covid-19
  • Taux de positivité des tests : 1,3%
  • 64 clusters en cours d’investigation (-9 en 24h)

Le Bilan épidémique de la Direction Générale de la Santé au 15 juin : la prudence doit demeurer pour éviter tout rebond

Alors que la situation épidémique est stable en métropole, la Guyane et Mayotte continuent de faire l’objet d’une surveillance renforcée de la part des autorités sanitaires, puisque le virus y circule très activement, explique ce 17 juin la Direction Générale de la Santé dans son point quotidien.

  • En Guyane, des opérations d’évacuation sanitaire sont en cours de programmation.
  • A Mayotte, le nombre de cas est élevé, mais la tendance est à la baisse. Les renforts capacitaires et les évacuations vers la Réunion ont permis d’éviter des tensions hospitalières majeures.

Sur l’ensemble du territoire national, la prudence doit demeurer. « Afin d’éviter tout rebond épidémique et de limiter le risque de cas groupés (clusters), appliquons tous ensemble l’ensemble des gestes barrières et les mesures de bon sens. Nos comportements individuels et collectifs conditionnent le devenir de l’épidémie. Alors, pour nous-même comme pour nos proches, soyons responsables. »

Le virus continue à circuler sur le territoire, comme le montre le nombre de nouveaux « clusters » (239 cas groupés depuis le 9 mai, dont 4 nouveaux et 123 qui ne sont plus actifs). Aucun cluster ne témoigne à ce jour d’une transmission communautaire non contrôlée.

Hausse des cas dans l’Est – Ces derniers jours, le taux d’incidence en Meuse et en Meurthe-et-Moselle a dépassé le seuil de vigilance, fixé à 10 tests positifs pour 100 000 habitants. « Ce pic a fait l’objet d’investigations de la part des équipes de terrain afin d’identifier tout risque de reprise épidémique, souligne la DGS ce 12 juin. Il s’explique par la détection de clusters, en cours de gestion, et sans risque d’échappement communautaire à l’heure actuelle. Des campagnes de dépistages initiées par l’Agence régionale de Santé sont également à l’origine de ce cette évolution. Cette situation reflète donc une circulation virale réelle mais contrôlée, dans l’une des régions les plus touchées par l’épidémie. La situation départementale fait évidemment l’objet d’une attention particulière afin d’anticiper toute évolution défavorable et de mettre en place les mesures appropriées. »

Le virus continue à circuler, comme le montre le nombre de nouveaux « clusters » (218 cas groupés depuis le 9 mai, dont 8 nouveaux et 92 qui ne sont plus actifs), même si aucun cluster ne témoigne à ce jour d’une transmission communautaire non contrôlée.

  • En France, hier, SOS médecins a réalisé 120 interventions pour suspicion de COVID-19, soit 2 % de l’activité totale. Les services d’urgence ont noté 142 passages pour ce même motif, soit 0,5 % de l’activité totale.
  • 4 régions (Ile de France, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France) regroupent 72% des patients hospitalisés en réanimation.
  • 10 267 personnes sont hospitalisées pour une infection COVID-19 et 116 nouvelles admissions ont été enregistrées en 24 heures. 772 malades atteints d’une forme sévère de COVID-19 sont hospitalisés en réanimation. 14 nouveaux cas graves ont été admis en réanimation. Le solde reste négatif en réanimation, avec 48 malades de COVID-19 en moins par rapport à hier. 
  • En Outre-Mer (Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique, Mayotte), on relève 158 hospitalisations, dont 26 en réanimation.
  • Depuis le début de l’épidémie, 103 544 personnes ont été hospitalisées, dont 18 245 en réanimation. 73 667 personnes sont rentrées à domicile. 29 575 personnes sont décédées en France depuis le début de l’épidémie, dont 19 118 personnes au sein des établissements hospitaliers. Les chiffres de mortalité relatifs aux établissements sociaux et médico-sociaux seront actualisés par Santé publique France le 23 juin prochain.
  • Selon Santé publique France (bulletin du 4 juin), en réanimation, 79% des patients ont des comorbidités, 73% sont des hommes et l’âge médian est de 66 ans. Parmi les décès, 76% sont âgés de 65 ans et plus, 75% sont des hommes. Depuis le début de l’épidémie, 3 décès d’enfants ont été rapportés.
  • Le taux de reproduction(R effectif) permettant d’estimer les nombres de cas secondaires induits par une personne infectée est < 1 en France, témoignant d’une régression de l’épidémie en France.

Point sur la prescriptions d’antibiotiques aux patients Covid + : le HCSP a émis un avis portant sur la juste prescription des anti-infectieux dans le contexte de l’épidémie de Covid-19. Il recommande de respecter les règles de bon usage des antibiotiques et de ne pas en prescrire quand cela n’est pas pertinent. En effet, depuis le début de l’épidémie une augmentation importante de la prescription des antibiotiques a été observée, alors que les co-infections bactériennes sont rares. Or, les prescriptions inutiles d’antibiotiques exposent les patients à des effets indésirables, dont un impact sur la flore microbienne (le microbiote) et une augmentation du risque d’antibiorésistance.

=> A retenir donc : en dehors de la présence de signes de gravité, il n’est pas nécessaire de prescrire une antibiothérapie, que ce soit en préventif ou en curatif, chez ces patients.

La procédure à suivre en cas de symptômes :

  1. En cas de symptômes (fièvre, fatigue, maux de tête, courbatures, signes digestifs, signes cutanés…) : consultez le médecin généraliste pour faire un test et portez un masque.
  2. Une fois le test prescrit, prenez rendez-vous dans l’un des 3 000 centres de dépistage. Pour identifier rapidement le centre de prélèvement le plus proche de chez vous, rendez-vous sur le site Santé.fr. Une carte y indique tous les lieux de prélèvement proposés sur le territoire, ainsi que les horaires et les coordonnées du laboratoire. Le test doit impérativement être pratiqué dans les 24 heures après la prescription médicale et le résultat rendu sous 24 heures.
  3. Présentez-vous avec votre masque, votre prescription et votre carte vitale au laboratoire d’analyses.
  4. Si le test est positif, c’est que vous êtes porteur du virus, donc atteint du Covid-19, il faut donc continuer à vous isoler, à respecter les gestes barrière, à surveiller votre état de santé et en cas de problème respiratoire, faites le 15.
  5. Moins de 24h après les résultats du test, vous êtes contacté par le médecin généraliste ou par l’Assurance maladie pour identifier vos cas contacts. Une fois contactés ces derniers peuvent se faire tester sans prescription (l’Assurance maladie prévient le laboratoire).

Il existe 2 types de tests :

  • les tests virologiques (PCR) consistant en un prélèvement nasal, permettent de dire si oui ou non vous êtes porteur du virus.
  • les tests sérologiques sanguins, consistant en une prise de sang, permettent de dire si vous avez développé des anticorps, même si on ne sait pas si cette immunité protège pour la suite.

Pour le grand public, seul le test virologique est recommandé et fiable.

Les nouveaux foyers de coronavirus en France

La Direction Générale de la Santé indique ce 15 juin que le virus continue cependant à circuler dans de nombreux territoires, comme le montre le nombre de cas groupés (233 clusters depuis le 9 mai, dont 92 ne sont plus actifs). Aucun regroupement de cas (cluster) ne se traduit à ce jour par une transmission communautaire non contrôlée du virus.

Ces clusters concernent notamment des personnes en situation de précarité et de vulnérabilité (17 % en établissements d’hébergement social et d’insertion, et 6% en communautés vulnérables), des établissements de santé (27%) et plus largement des entreprises (17%, en  entreprises privées et publiques hors établissements de santé).

Rappelons qu’un cluster est défini comme un ensemble d’au moins trois cas confirmés ou probables dans une période de 7 jours, appartenant à la même communauté ou ayant participé au même rassemblement.

Coronavirus dans le monde : le bilan

Le bilan dans le monde le 17 juin :

  • plus de 8,2 millions de cas confirmés dans le monde
  • 444 426 décès dans le monde
  • 2,22 millions de cas confirmés en Europe
  • 184 089 décès en Europe
  • 188 pays touchés

Voir aussi : la carte en temps réel des cas dans le monde
© Johns Hopkins Center for Systems Science and Engineering

Coronavirus en France, deconfinement : la carte, les mesures

Jeudi 28 mai, Edouard Philippe s’est exprimé sur la phase 2 du déconfinement.

« Les résultats sont bons sur le plan sanitaire », commence Edouard Philippe. « Nous allons pouvoir reprendre une vie presque normale. »

Le virus est néanmoins encore présent sur tout le territoire, mais sa vitesse de propagation est sous contrôle. « Nous sommes un peu mieux que là où nous pensions être (…) Ce n’est pas un miracle, souligne le ministre avant de remercier les soignants, la rigueur et le civisme des Français. « Nous devons rester prudent et vigilant » car il existe encore de nombreux « clusters », de même que l’hôpital a subi une pression « considérable ». Par ailleurs, le virus est virulent dans les lieux fermés et touche de manière « sévère » les personnes précaires et fragiles.

Le Premier Ministre revient sur la carte de déconfinement : en se basant sur les indicateurs sanitaires, toutes les régions passent en « vert », sauf l’Ile de France, Mayotte et la Guyane, qui restent donc sous vigilance renforcée, en « orange ». Dans ces départements le virus circule un peu plus d’ailleurs.

Olivier Véran détaille les 4 indicateurs sanitaires de suivi de la propagation du virus. Les départements sont en orange si « deux indicateurs sur quatre » sont au-dessus des seuils de vigilance, explique le ministre de la Santé.

  • L’incidence (nombre de personnes infectées pour 100 000) reflet de l’activité épidémique : dans certains départements l’incidence est encore élevée en raison de « clusters ».
  • Le taux de positivité des tests, qui est à ce jour de 1,9%.
  • Le facteur de reproduction du virus « RO » (probabilité d’une personne contaminée de contaminer d’autres personnes). Si le R est supérieur à 1, l’épidémie augmente. S’il est inférieur, l’épidémie régresse.
  • Le taux d’occupation des services de réanimations, dont le seuil d’alerte a été abaissé à 40%.

En Ile-de-France qui reste en « orange« , il s’agit ainsi « à la fois d’un taux d’incidence encore élevé et d’un taux de patients en réanimation encore élevés », en particulier dans le Val d’Oise.

Le ministre de la Santé incite enfin les Français à se faire dépister en cas de symptômes.

Les personnes fragiles et précaires, mais aussi les plus de 65 ans doivent continuer à appliquer rigoureusement les gestes barrière et limiter les contacts et rester vigilant, recommande Edouard Philippe.

Edouard Philippe présente l’application Stop-Covid, cet « outil complémentaire » n’est cependant pas une « arme magique » contre la pandémie. Il assure que cette application de traçage, qui sera téléchargeable à partir du 2 juin, sera « anonyme et temporaire » et ne donnera « aucun accès à vos données ». Le Parlement a donné son feu vert, rappelle Edouard Philippe. Elle est basée sur le volontariat et gratuite. Le Premier ministre explique son fonctionnement pratique, dont l’objectif est de s’isoler en cas de contact avec une personne contaminée.

Jean-Michel Blanquer, présente ensuite les mesures concernant l’éducation.

  • Toutes les écoles seront ouvertes à partir du 2 juin. Toutes les familles qui le souhaitent doivent pouvoir scolariser leur enfant, au moins sur une partie de la semaine, et toujours par groupe de 15 enfants. Le programme « sport, culture, civisme » financé par l’Etat pourra compléter l’accueil en classe afin de libérer les parents qui doivent travailler.
  • Les collèges : « à partir du 2 juin, l’ensemble des collèges vont ouvrir, quelle que soit la zone verte ou orange, en priorité les élèves de 6e et 5e, puis les autres niveaux. Le protocole sanitaire est maintenu pour le collège avec là aussi la possibilité d’une programme sport et culture.
  • Les lycées : « l’ensemble des lycées vont rouvrir en zone verte. En zone orange, seuls les lycées professionnels seront prioritaires. Les élèves des lycées généraux et technologiques ne seront accueillis que sur convocation afin de faire un entretien. L’épreuve oral de Français sera validée par le contrôle continu.

Le gouvernement annonce les autres mesures :

Réouverture des lieux de loisirs. « La liberté va redevenir la règle« , indique Edouard Philippe. Les restaurants, bars et cafés pourront ouvrir à partir du 2 juin, avec des conditions particulières dans les zones « orange ». Partout en France, une distance de 1 m devra être respectée entre les groupes (maximum 10 personnes), le personnel devra porter un masque. Dans les départements « orange », seules les terrasses des cafés et restaurants pourront ouvrir au 2 juin.

Les hébergements touristiques également pourront ouvrir à partir du 2 juin.

La règle des 100 km est supprimée. A l’intérieur du pays, « la mesure de limitation des déplacements à 100 km n’est plus justifiée ». Il sera donc possible de se déplacer de nouveau, même s’il faut rester prudent. « J’appelle chaque Français au même esprit de responsabilité dont ils ont fait preuve depuis le début de cette crise. »

Vie culturelle et sportive : les parcs et jardins seront ouverts sur tout le territoire. A la demande des maires, le port du masque pourra être imposé. Les lacs, plages, plans d’eau, etc. seront également ouvert le 2 juin. Les piscines, salles de spectacles et salles de sport pourront rouvrir en zone verte le 2 juin et le 22 juin en zone orange. Les cinémas rouvriront à compter du 22 juin dans tous les départements. « Notre plus grand adversaire sont les plus grands rassemblements », précise Edouard Philippe. Dans les espaces en plein air, ils seront limités à 5000 personnes. « Dans les espaces couverts comme les salles de concerts, les exploitants devront garantir règles d’usages dans les capacités d’accueil. » Discothèques, salles de jeux, stade et hippodromes resteront fermés au public jusqu’au 21 juin au moins. Les sports de contact demeurent également interdits.

Encore des interdictions jusqu’au 21 juin : discothèques, salles de jeux, stades et hippodromes resteront fermés. Les sports de contact seront de même interdits.

L’état d’urgence sanitaire est maintenu jusqu’au 24 juillet.

Et aussi les mesures pendant la crise sanitaire Covid-19 :

  • L’accès à la téléconsultation est facilité par décret, afin que les patients dont le médecin traitant n’est pas disponible, puisse accéder à la téléconsultation directement.  A compter du 21 mars et pendant toute la durée de l’épidémie, la télémédecine et la téléconsultation sont prises en charge à 100%.
  • La procédure d’arrêt de travail pour les parents contraints de rester chez eux pour garder les enfants dans les zones de circulation du virus ont été simplifiées.
  • Les pharmacies sont autorisées à produire et vendre leur propre solution de gel hydro-alcoolique dont le prix est encadré par arrêté.
  • Le délai d’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) à domicile est -par un décret du 27 mars- allongé à 9 semaines afin d’assurer aux femmes une continuité de leur droit pendant l’épidémie de coronavirus.
  • Maladie professionnelle : la maladie Covid-19 sera reconnue maladie professionnelle pour tous les soignants, « sans avoir à le démontrer ».
  • Un décret publié au Journal Officiel précise quels sont les salariés vulnérables qui peuvent être placés en activité partielle pour éviter le risque de développer une forme grave du Covid-19.

Rappel des gestes barrières qui limitent la propagation du virus :

  • se laver les mains toutes les heures, au savon
  • éternuer et tousser dans son coude,
  • utiliser des mouchoirs à usage unique et le jeter
  • éviter les poignées de main car « l’essentiel des contaminations se fait par les mains »
  • porter un masque 
  • éviter les embrassades
  • garder une distance de 1 m (réunions, file d’attente…)
  • privilégier le télétravail
  • éviter tout déplacement, sauf urgence

Le numéro vert (0800 130 000) mis en place pour répondre aux questions est ouvert 24 h sur 24 h

En cas de signes d’infection respiratoire (toux, fièvre, difficultés respiratoires), si vous habitez dans une zone ou circule le virus ou dans les 14 jours suivant le retour d’une zone ou circule le virus :

– contactez le SAMU Centre 15
– évitez tout contact avec votre entourage
– ne vous rendez pas chez votre médecin ou aux urgences

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) propose une carte interactive des pays où le virus a été détecté.

Pour toute question non-médicale, un numéro vert est mis en place : 0800 130 000.

Pour toute question médicale : contactez le 15.

Sources et informations officielles :

  • Santé publique France met en ligne le point épidémiologique
  • Ministère des Solidarités et de la Santé : Coronavirus COVID-19
  • Gouvernement : informations Coronavirus
  • Ministère des affaires étrangères : diplomatie.gouv.fr
  • Organisation mondiale de la Santé (OMS) : Maladie à coronavirus (COVID-19)

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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