Deuxième vague : Paris et les Bouches-du-Rhône passent en zone de « circulation active du virus »

15 Août. 2020

Selon Santé Publique France, les indicateurs de suivi de l’épidémie sur le territoire national montrent une nette dégradation au cours des derniers jours. 19 départements sont placés en vulnérabilité modérée en raison du taux d’incidence (Bouches-du-Rhône, Gironde, Haute-Garonne, Haute-Savoie, Hérault, Ille-et-Vilaine, Mayenne, Meurthe et Moselle, Nord, Oise, Sarthe, Alpes-Maritimes, Var, Vaucluse, Val d’Oise, Paris, Seine-Saint-Denis, Hauts-de Seine et Val-de-Marne). Et certains ont une incidence proche du seuil d’alerte fixé à 50 cas positifs pour 100 000 habitants et par semaine.

Un décret publié au Journal officiel vendredi 14 août place les départements de Paris et des Bouches-du-Rhône en zone de circulation active du virus. Concrètement, cela autorise les préfets à interdire la circulation des personnes et des véhicules, tout comme l’accès aux moyens de transport en commun, conformément à la loi du 9 juillet sur la sortie de l’état d’urgence sanitaire. Mais aussi de fermer provisoirement des établissements recevant du public, par exemple : les bars, les restaurants et les salles de spectacle.

Le nombre de nouveaux cas progresse : 2 669 nouveaux cas comptabilisés en 24h ce 13 août. Le taux de positivité des tests est en hausse également (2,3%). La raison ? On teste davantage, y compris les cas contacts, a indiqué ce 12 août le ministre de la Santé, précisant que « 600 000 tests » sont actuellement effectués chaque semaine. » Même si, selon lui, « il n’y a pas que l’augmentation du nombre de tests qui explique cela ».

La bonne nouvelle, c’est que l’on observe moins de cas graves. Les personnes infectées sont des populations peu fragiles, jeunes (15-44 ans) ou sans facteurs de risque. Cela signifie aussi que les plus à risque se protègent mieux. Néanmoins, les jeunes doivent rester vigilants, en particulier parce qu’ils peuvent développer des formes « longues » de la pathologie.

« Quand on entend des experts dire que ce serait bien que les jeunes se contaminent, qu’ils aillent poser la question à des personnes jeunes, en parfaite santé, qui ont fait des infections au coronavirus, qui ne sont pas allés en réanimation mais qui, des semaines après ne se sentent pas bien avec des troubles de la mémoire, des troubles du sommeil, des complications respiratoires et cardiaques. »

Deuxième vague : que dit le Conseil scientifique ?

Alors qu’apparaissent dans certaines régions des signes de reprise de l’épidémie de coronavirus, le Conseil scientifique qui guide le gouvernement juge toujours « hautement probable qu’une seconde vague épidémique soit observée à l’automne ou l’hiver ».

« Le virus circule de façon plus active, avec une perte accentuée des mesures de distanciation et des mesures barrières : l‘équilibre est fragile et nous pouvons basculer à tout moment » vers une reprise épidémique incontrôlée en France, a prévenu début août le conseil, en insistant sur l’importance des mesures barrières et du dépistage.

Le Conseil a d’ailleurs demandé aux autorités de mettre en place des « plans de prévention » axés notamment sur les vingt plus grandes métropoles. « Un ‘confinement local’ plus ou moins important en fonction de l’épidémie doit faire l’objet d’une préparation dans ces zones à forte densité de population« . Une note va être envoyée aux maires des 20 plus grandes villes françaises pour les inciter à élaborer un plan anti-deuxième vague.

Invité de la matinale d’Europe 1 ce 10 août, le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy affirme que la rentrée aura bien lieu, mais « de manière différente » et espère que soit mis en place « une réflexion » entre les grandes métropoles pour préparer septembre. « Vingt grandes métropoles françaises seront un point de difficulté pour septembre » (…) C’est là où il y a le travail et les transports, et où les risques sont les plus importants. »

Il s’agit de Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Montpellier, Strasbourg, Bordeaux, Lille, Rennes, Reims, Saint-Étienne, Le Havre, Toulon, Grenoble, Dijon, Angers, Nîmes et Villeurbanne.

Toujours selon Jean-François Delfaissy, « l’école va reprendre, mais de façon différente », car justifie-t-il, « on sait que les enfants ont un risque modérément important de contaminer les autres ». Quant à la reprise économique, si elle aura bien lieu, ses contours restent flous. « Certaines entreprises poursuivront le télétravail, d’autres reprendront normalement », selon lui.  

Quelle est la stratégie du gouvernement ?

1-Traquer le virus. Alors que l’on ne dispose toujours pas de Vaccin contre le Covid-19, le gouvernement mise sur le dépistage afin d’identifier au plus tôt les clusters. « Nous sommes dans une logique de traque du virus. Nous devons profiter de cette période pour chercher les porteurs peu ou pas symptomatiques, détecter tôt tout cluster et dépister les personnes les plus fragiles, les lieux collectifs où le virus peut circuler », expliquait ce 8 juillet Jérôme Salomon. Par ailleurs, un projet « Obépine » vise à rechercher le virus dans les eaux usées pour quantifier la charge virale et compléter le suivi épidémiologique du Covid-19.

Rappel : dans quels cas dois-je me faire dépister ?

  • Dès le moindre symptôme même léger (fièvre, toux, nez qui coule, mal de gorge, perte goût ou odorat). Je consulte mon médecin ou je fais le test virologique sans prescription et gratuitement.
  • Si je suis averti par l’Assurance Maladie que j’ai été en contact avec une personne dont le test est positif
  • Si je suis averti par mon application STOPCOVID qui m’indique que j’ai eu un contact avec une personne atteinte de la COVID 19
  • Si j’ai participé récemment à une réunion, un rassemblement familial, une fête avec des amis sans respect strict de tous les gestes barrières (distances, lavage des mains, port du masque).

Que dois-je faire si je suis contacté et en attendant les résultats ?

  • Je m’isole immédiatement des autres personnes, reste chez moi, respecte tous les gestes barrières car en phase d’incubation, sans aucun symptôme, je peux être déjà contagieux et contaminer mes proches
  • Je réponds aux demandes de mon médecin et/ou de l’Assurance maladie et leur indique toutes les personnes que j’ai pu rencontrer jusqu’à deux jours avant les symptômes en essayant particulièrement d’identifier les situations à risque auxquelles j’ai pu participer (évènements, réunions, fêtes de famille, soirée entre amis, etc.).

Que dois-je faire après avoir reçu les résultats ?

  • Si le test est positif je reste en isolement strict et ne sors pas, je respecte les recommandations de mon médecin ou de l’Assurance Maladie pour éviter de contaminer mes proches et les personnes les plus fragiles
  • Si le test est négatif, je peux reprendre mes activités et respecte partout et toujours les gestes barrière.

Le respect de l’isolement est essentiel dans la stratégie collective pour pouvoir stopper la propagation du virus.

2-Préparer les services de soin. En outre, l’autre volet de la stratégie est de faire en sorte que le système de santé soit prêt. Concrètement, que l’on dispose de davantage de lits de réanimation. « Afin de parer à toutes les éventualités dans le cas d’une deuxième vague à l’automne, nous avons décidé d’être en mesure d’armer a minima 12 000 lits de réanimation dans les hôpitaux et d’admettre 30 000 malades en réanimation », avait déclaré fin juin Olivier Véran. Pour rappel, lors de la première vague, la France était passé de 5 000 à 9 000 lits de réanimation. En outre, le ministre assure être prêt grâce à l’acquisition de « nombreux respirateurs ». Et promet de consolider « d’ici l’été » un stock national de médicaments de réanimation.

Ce 12 août, Olivier Véran a refait un point sur les stocks : « Nous avons acheté 4 milliard de masques, 2 milliards nous ont été livrés, et d’ici à la fin du mois de septembre, nous disposerons du stock national d’un milliard de masques – 20% sont des FFP2 destinés aux soignants dans les milieux particuliers. Nous aurons constitué notre stock national. Nous avons du matériel de protection en quantité. Nous avons acheté massivement les médicaments nécessaires pour être capables – si c’était nécessaire – d’accueillir 30 000 malades en réanimation sachant qu’au cours de la première vague, il y a eu 17 000 malades hospitalisés en réa. »

3-Maintenir les gestes barrière, indispensables. « Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce sont essentiellement nos comportements qui conditionnent la reprise épidémique : si nous voulons éviter cela, il faut que chacune et chacun continue de respecter les mesures barrières, les mesures d’hygiène, la distanciation physique et le port du masque, surtout en situation de promiscuité et dans un espace clos », avait expliqué au début de l’été, Jérôme Salomon.

« Il y a quatre règles pour le port du masque, a encore expliqué Olivier Véran. A, quand on est à risque, fragile, âgé ; B quand on est dans un lieu bondé ; C pour les endroits clos ; D quand la distance est impossible à gérer. »

Sources :

Conseil Scientifique Covid-19 (juin 2020)

Conseil Scientifique « Se préparer maintenant pour anticiper un retour du virus à l’automne » (27 juillet 2020)

Interview de Olivier Véran au 20h de France 2, mercredi 12 août 2020.

En vidéo : les bons gestes avec son masque en période de forte chaleur, les réponses du Dr Erwan Fourn, infectiologue.

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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