Dépistage du coronavirus : test PCR rapide, test sanguin… pour qui ?

22 Avr. 2020

SOMMAIRE :

  • Les tests de dépistage virologiques (nasaux-pharyngés)
  • Les tests virologiques rapides (salivaires)
  • Les tests de dépistage sanguins

Alors que le monde fait face à une épidémie de coronavirus, une « lente décrue » se confirme en France, avec des capacités de réanimation qui s’améliorent peu à peu. Depuis dix jours en effet, le solde des patients en réanimation est négatif de 89 patients. S’il faut être vigilant, ce chiffre est encourageant et montre l’efficacité des mesures de confinement et des gestes barrière. La sortie de confinement, le 11 mai, impliquera de maintenir les capacités de réanimation des établissements de santé, tout en limitant la diffusion du virus.

« Nous allons apprendre à vivre avec le virus » car « la population n’est pas immunisée », a rappelé Edouard Philippe ce 19 avril, lors d’un point de situation sur l’épidémie Covid-19. Actuellement, 2 à 6 millions de Français seulement seraient immunisés. Du reste, comme le soulignait à ce même point du gouvernement, le Pr Florence Ader, infectiologue, on ne sait pas aujourd’hui si la maladie est immunisante, c’est à dire si une personne qui a contracté le coronavirus en est protégée par la suite.

En attendant de disposer d’un vaccin, qui nous apporterait une immunité durable, le déconfinement ne peut reposer que sur la prévention, donc sur les gestes « barrière », et sur les tests de dépistage. « Nous allons devoir tester vite et massivement », a déclaré Edouard Philippe.

Le gouvernement mise sur les tests PCR. Comme l’a expliqué Edouard Philippe, tant que l’on ne dispose pas de réponse ferme sur la fiabilité et l’intérêt des tests immunologiques (sérologies) on ne peut pas s’appuyer dessus. L’idée est donc de dépister les personnes symptomatiques, via les tests PCR (naso-pharyngés), y compris dans des « drive », puis d’isoler les malades chez eux ou dans des hôtels réquisitionnés afin de disposer d’une prise en charge médicale. Aujourd’hui, a-t-il précisé, « nous sommes à 25 000 tests par jour », soit 175 000 par semaine. L’objectif du gouvernement est d’atteindre 500 000 tests par semaine d’ici le 11 mai. Le Premier ministre a par ailleurs indiqué que les cas contacts seront recherchés, selon une logistique forte et avec l’aide des outils numériques.

Les tests de dépistage virologiques (nasaux-pharyngés)

Comment se fait le dépistage naso-pharyngé ?

Il s’agit d’un prélèvement nasopharyngé non invasif. Un écouvillon (sorte de long coton-tige) est inséré dans le nez du patient afin de récolter des cellules nasales profondes. Cela permet de détecter un brin d’ARN spécifique au Covid-19.

Objectif du test virologique (PCR) : détecter la présence du virus

Savoir si une personne est porteuse ou non du virus, d’où le nom de test « virologique ». Si le test est positif, la personne a du virus dans ses muqueuses. Si le test est négatif, la personne est soit guérie, soit pas encore atteinte. PCR pour Polymerase Chain Reaction, désigne la technique utilisée en laboratoire pour identifier l’ARN.

Durée d’analyse du prélèvement : 3 heures environ

Avantages et inconvénients :

Le résultat du test est obtenu relativement rapidement, ce qui permet -en cas de symptômes- d’être pris en charge rapidement. Mais cela implique de disposer de matériel (réactifs notamment), ce qui limite son déploiement à large échelle.

Pour qui ?

Ils sont réservés en priorité aux :

  • professionnels de santé symptomatiques,
  • personnes âgées symptomatiques,
  • personnes présentant des difficultés respiratoires sévères ou des comorbidités,
  • personnes hospitalisées.

Rappelons que depuis que la France est passée en stade 3, ces tests ne sont plus systématiques. C’est la stratégie choisie par la France, contrairement à d’autres pays, comme l’Allemagne. La raison avancée par le gouvernement ? « Tester tous les patients présentant des symptômes pourrait conduire à saturer la filière de dépistage alors que pour les cas graves et les structures collectives de personnes fragiles, le dépistage permet toujours de prendre des mesures immédiates. » Par exemple, si un patient hospitalité est diagnostiqué positif, il pourrait potentiellement contaminer d’autres malades. Le tester permet de l’isoler et de prévenir la diffusion du virus au sein de l’hôpital.

Où se faire dépister ?

  • Pour les patients diagnostiqués à l’hôpital ou avec signes de gravité, ces tests sont réalisés dans les hôpitaux. 
  • Pour les autres patients répondants aux critères de dépistage, il est possible d’être testé dans les laboratoires en ville, après contact du médecin traitant et sur prescription médicale. Les prélèvements sont réalisés à domicile. Il ne faut en aucun cas se rendre directement dans les laboratoires de biologie, mais les appeler au préalable, et seulement si on a une prescription médicale, car il existe un grand risque de contaminer d’autres malades, notamment les plus fragiles.

Rappelons que les patients non testés, sont diagnostiqués sur signes cliniques par un médecin. Ils se soignent à domicile, et sont suivis à distance par leur médecin.

Les tests virologiques rapides (salivaires)

Le CNRS a lancé le 11 avril une étude clinique visant à confirmer l’efficacité d’un nouveau test de dépistage virologique rapide. Leur intérêt par rapport aux tests actuellement utilisés (naso-pharyngés) c’est qu’ils sont encore plus rapides. Nommés EasyCov, ils sont aussi très simples à utiliser : « Il suffit de prélever de la salive, l’un des principaux vecteurs du virus, et de la placer avec les réactifs à 65°C pendant 30 minutes », explique le CNRS. C’est moins que la méthode de test de référence qui demande plusieurs heures de traitement en laboratoire et nécessite des équipements et réactifs importants. Les résultats de l’étude sont attendus pour fin avril.

Les tests de dépistage sanguins

Comment se fait le dépistage sérologique ?

Ils ne sont pas encore en fonction. Ils consistent en une prise de sang.

Objectif du test sérologique sanguin : détecter la présence d’anticorps (immunité)

Une sérologie est par définition un examen du sérum sanguin. Le sérologie consiste à détecter et étudier les anticorps spécifiques d’une pathologie et présents dans le sérum. Ces anticorps reflétant alors l’immunité de l’individu.

Pour le coronavirus, il s’agit de savoir si une une personne a développé des anticorps contre le virus SRAS-CoV2. Concrètement, si la personne a été malade (ou a juste rencontré le virus sans développer de symptômes) et a développé une immunité contre le virus.

Durée d’analyse du prélèvement : entre 10 et 20 minutes

Une entreprise bretonne, NG Biotech, se dit prête à commercialiser un test sanguin rapide, capable d’identifier en 15 minutes, à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt, les anticorps produits par l’organisme suite à une infection par le virus SARS6-CoV-2.

Avantages et inconvénients :

Le principal avantage, c’est que ce test est facilement déployable à grande échelle. Ce qui présente un intérêt : connaître l’immunité de la population (ou immunité collective) afin de savoir si on a 10 % ou 50% de la population qui est immunisée. « Si plus de 50% de la population est immunisée alors le virus s’éteindra de lui-même, faute de nouvelle cible en nombre suffisant », soulignait Olivier Véran lors d’une conférence de presse (28 mars). Pour résumer, plus la population est immunisée moins le virus est en capacité de se propager. Mais l’inconvénient, c’est que la fiabilité de ces tests est incertaine.

Est-ce que les tests de dépistage sont fiables pour l’instant ? Explications de Docteur Visseaux, virologue (AP-HP) dans cette vidéo PUMS

Lire aussi :

  • Comment se protéger du coronavirus
  • Traitements du coronavirus : les pistes prometteuses
  • Quel est le profil des malades touchés par le coronavirus ? 
  • Coronavirus (Covid-19) : la chloroquine, un remède miracle ?
  • Comment savoir si j’ai le coronavirus ?
  • Attention aux remèdes (inutiles) contre le coronavirus
  • Comment faire son gel hydroalcoolique maison ?
  • Comment faire un masque de protection maison ? 
  • A la maison, que faut-il laver et avec quoi ?

Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

Ecoutez & Regardez

Collagen Beauty Booster Pamplemousse

32,90€

Avec qop finies les crèmes, optez pour une solution à diluer pour plus d'efficacité et moins de contraintes. Soin du visage anti-rides et anti-âge, résultats visibles au bout de 30 jours.

Boîte de 30 sticks. Livraison gratuite à partir de 50€ d'achats *

Zéro Retouche & Zéro Injection. Une peau Parfaite & Rapide & Efficace.

Plus d'infos →

Quantité

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer