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Covid-19 : un bain de bouche réduirait la charge virale de 99,9 %

11 Jan. 2021

De nouvelles données en faveur de l’utilisation du bain de bouche pour aider à lutter contre la transmission du SARS-CoV-2 viennent d’être publiées. Une étude réalisée in vitro par un laboratoire de virologie indépendant pour le compte d’Unilever Research Laboratories, montre en effet qu’un bain de bouche utilisant la technologie CPC (chlorure de cétylpyridinium) aurait la capacité réduire la charge virale du covid-19.

“Le bain de bouche, qui contient du CPC à hauteur de 0,07 % et que nous avons testé, réduit de 99,9 % la charge virale du SARS-CoV2, le virus responsable de la COVID-19, après 30 secondes de rinçage” déclare le Pr , Glyn Roberts, Responsable de la R&D soins bucco-dentaires d’Unilever.

Qu’est-ce que le CPC ? Le chlorure de cétylpyridinium ou CPC est un ingrédient largement utilisé et connu pour ses propriétés antibactériennes et antivirales. Il est d’ores et déjà recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) contre le SARS-CoV-2 dans le cadre de la désinfection et de la stérilisation des établissements de soins de santé.

Un geste barrière supplémentaire ?

Ces résultats d’essais préliminaires montrant l’efficacité du CPC contre le covid sont parmi les plus avancés d’une large série d’études en cours qui ont pour objectifs d’évaluer l’efficacité des bains de bouche contre un certain nombre de virus.

En octobre dernier, une étude dirigée par le Pr Craig Meyers, de l’école de médecine de Pennsylvanie (Etats-Unis), montrait déjà que certains bains de bouche pourraient être utiles pour réduire la charge virale (la quantité de virus) dans la bouche après une infection et pourraient aider à réduire la propagation du SRAS-CoV-2, le coronavirus responsable du COVID-19.

Pour cette étude, les chercheurs avaient testé plusieurs rinçages oraux et nasopharyngés sur leur capacité à inactiver les coronavirus humains ayant une structure similaire à celle du SRAS-CoV- 2. En laboratoire, ils avaient traité des solutions contenant une souche de coronavirus humain avec divers rinçages antiseptiques au peroxyde d’hydrogène et diverses marques de bains de bouche. Ils avaient ensuite laissé les solutions interagir avec le virus pendant 30 secondes, une minute ou 2 minutes, avant de rincer les solutions.

Selon le Pr Meyers, la prochaine étape consistera à concevoir et à mener des essais cliniques qui évalueront si les bains de bouche peuvent réduire efficacement la charge virale chez les patients positifs au COVID-19. “Même si l’utilisation de ces solutions pouvait réduire la transmission de 50%, cela aurait un impact majeur” insiste le professeur.

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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