Coronavirus chez l’enfant : symptômes, formes, contagion

21 Avr. 2020

Emmanuel Macron, s’est exprimé lundi 13 avril lors d’une allocution très suivie. A cette occasion il a annoncé une sortie de confinement « progressive » à partir du 11 mai. Contrairement à ce qui avait été annoncé quelques jours plus tôt -et préconisé notamment par une étude de l’Inserm- les crèches, écoles, collèges, lycées ouvriront progressivement à compter de cette date, dans des conditions qui restent à définir.

Depuis cette annonce, syndicats de l’enseignement et parents s’inquiètent. La communauté médicale est elle aussi sceptique. « C’est une folie », tranche Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, dans un entretien à L’express. « Si on déconfine mal et trop tôt, l’épidémie peut redémarrer. Et avec des enfants en bas âge, qui ne contrôlent pas bien les mesures barrières, l’école pourrait devenir une poudrière. »

« Aujourd’hui, nous ne connaissons absolument pas la part de jeunes gens qui ont été infectés en France, ni le rôle qu’ils jouent dans la circulation du virus et dans sa transmission. Peut-être sont-ils d’importants vecteurs. Peut-être pas, fait remarquer Anne-Laure Crémieux, professeure de maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis, à Paris, dans Le Parisien daté du 15 avril.

De son côté le ministre de l’Education a tenu à rassurer : « Il n’a jamais été question de faire rentrer tout le monde en même temps ». Ce 21 avril, il a livré les premiers contours que pourrait prendre le retour à l’école : une rentrée progressive, sur 3 semaines selon les niveaux, et en petits groupes de 15 enfants.

En attendant de connaître les modalités finales de cette rentrée inédite, que sait-on aujourd’hui du comportement du SRAS-CoV-2 sur les enfants ?

1 – Les enfants portent et diffusent le virus : ce n’est pas certain !

Au début de l’épidémie, il semblait acquis que le Covid-19 était majoritairement porté et transmis par les enfants, même s’ils n’étaient pas malades ou symptomatiques. C’était d’ailleurs ce qui avait motivé la fermeture des écoles. Aujourd’hui, avec davantage de recul, on s’aperçoit que les enfants sont moins « porteurs » que les adultes. En effet, quand on prélève les enfants en contact avec une personne contaminée, ils sont trois à cinq fois moins diagnostiqués positifs que des adultes placés dans la même situation.

Par ailleurs une étude s’est penchée sur le cas de l’enfant de 9 ans qui avait attrapé le Covid-19 aux Contamines-Montjoie et qui avait continué à fréquenter trois écoles et un ski-club avant que l’alerte sanitaire ne soit donnée. L’étude montre qu’aucune des 172 personnes avec lesquelles l’enfant a été en contact n’a été infectée par le virus, pas même les deux autres enfants de sa fratrie. Ce qui laisse penser que « les enfants pourraient ne pas être une source importante de transmission de ce nouveau virus » et suggère « une dynamique de transmission différente chez les enfants », conclut l’étude publiée dans la revue Clinical infectious diseases.

Pour y voir plus clair, la Société française de pédiatrie lance un étude pour tester par PCR et par prise de sang au bout du doigt 600 enfants entre 3 mois et 18 ans, en région parisienne, la moitié avec des symptômes, l’autre pas. « Cela donnera une idée du pourcentage d’enfants contaminés. » La Société Française de Pédiatrie (SFP) rappelle les « gestes-barrière » qui limitent la propagation du virus et empêchent la contamination, à l’extérieur comme à la maison : se laver les mains très régulièrement (avec du gel hydroalcoolique lors des sorties, avec du savon à la maison), tousser ou éternuer dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique lorsqu’on se mouche…

2 – Les enfants tombent moins malades et quand ils le sont ce sont des formes bénignes

Une chose semble acquise : si danger il y a, il ne concerne pas en premier lieu les écoliers. Les études vont toutes dans le même sens : le Covid-19 touche peu les enfants.

Selon une analyse détaillée des hospitalisations et des décès dus au COVID-19 en France publiée le 21 avril par l’Institut Pasteur, alors que 8,3% des personnes de plus de 80 ans touchées par le virus sont décédées, ce chiffre tombe à 0.001% chez les moins de 20 ans.

Selon une étude chinoise, publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) fin février 2020, parmi les plus de 70 000 cas de coronavirus recensés en Chine, on ne compte « que » 2 % d’enfants et d’adolescents âgés de moins de 19 ans. Les chercheurs ajoutent qu’aucun décès d’enfant de moins de 9 ans n’est survenu. Selon cette vaste étude, les cas sévères sont observés essentiellement chez les personnes âgées et avec des comorbidités.

Au 23 mars, sur les près de 58 000 cas Italiens seulement 597 étaient des enfants et adolescents de moins de 18 ans (1%), le taux d’hospitalisation des enfants était de 11% (17,5% chez les moins de 1 an et 7% chez les plus de 7 ans). Aucun enfant n’a eu recours aux soins intensifs (données de l’Istituto Superiore di Sanità).

Les données Françaises confirme la bénignité de l’infection chez les enfants (les cas graves et les décès sont extrêmement rares). Les enfants de moins de 15 ans représentent moins de 1% des admissions en réanimation en France. Un décès est survenu chez une adolescente de 16 ans (données santé publique France). Un autre cas (10 ans) a été annoncé le 9 avril, mais Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, a précisé qu’il avait des « comorbidités importantes ».

3 – Chez l’enfant, comme chez l’adulte, des symptômes peu spécifiques

Dans une étude publiée le 14 février 2020 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), les chercheurs analysent le tableau clinique des 9 enfants de moins de 1 an atteints par Covid-19 en Chine entre le 8 décembre et le 2 février.

Résultat ? « Les scientifiques évoquent une infection virale « paucisymptomatique » – c’est-à-dire avec des symptômes très peu marqués.

La Société française de pédiatrie note que « les signes cliniques chez l’adulte et chez l’enfant sont non spécifiques ». En clair, on peut observer un symptôme ou l’autre, plusieurs en même temps, ou aucun. De plus, « presque tous les cas d’enfants rapportés sont des cas secondaires, dans le cadre d’une contamination familiale, la maladie des adultes précédant celles des enfants. »

Source :

Société Française de Pédiatrie (SPF)

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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