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Consulter un sexologue : pourquoi ? comment ?

1 Mar. 2021

Quand faut-il se décider à voir un(e) sexologue ? Tout simplement “lorsqu’on est confronté à une difficulté dans notre vie intime, pour laquelle on n’est pas parvenu à trouver une solution rapidement. Et il ne faut pas tarder”, répond Sandra Saint-Aimé, présidente du Syndicat National des Sexologues Cliniciens. Très bien, mais de quels types de troubles parlons-nous ?

Pourquoi consulter ?

Problèmes d’éjaculation précoce, troubles de l’érection, addiction problématique à la pornographie qui bouleverse le quotidien : voilà les types de soucis les plus fréquemment rencontrés par les sexologues chez les hommes. “Et chez les femmes, on croise beaucoup de personnes qui ont l’impression de ne pas avoir de libido, explique l’experte. Je dis bien l’impression, parce qu’elles en ont toujours une mais ne savent pas forcément la reconnaître. La libido, ce n’est pas forcément avoir envie de sauter sur son conjoint !”

Mais ce n’est pas tout : “Par ailleurs, on retrouve beaucoup de problèmes de perte de désir, de douleurs pendant les rapports sexuels, voire de vaginisme lorsque la pénétration est quasiment impossible. Sinon, on va également rencontrer des femmes qui ont du mal à retrouver une sexualité après leur accouchement.”

Certains troubles fréquents, en revanche, touchent des tranches d’âge particulières : “Un certain nombre d’hommes et de femmes souffrent de problèmes de confiance en eux qui vont les empêcher d’avoir des rapports sexuels. Chez les patients d’une vingtaine d’années, les consultations sont souvent liées à une problématique d’éducation à la sexualité et de fausses représentations. Une volonté d’hyper-performance, notamment, ou le sentiment d’être responsable du plaisir de l’autre.”

Quand un problème de sexualité en cache d’autres

Pour toutes ces raisons, la consultation d’un sexologue – qui prend en charge les problèmes d’ordre psychologique quand les médecins sexologues s’occupent des troubles d’origine physiologique – peut être un bon moyen de ne pas laisser la situation empirer et de faire le point. Et pas seulement sur la sexualité, d’ailleurs : “Il s’agit d’un baromètre de l’équilibre psychoaffectif et de l’épanouissement de l’individu”, explique Sandra Saint-Aimé. “Même lorsque quelqu’un nous assure que tout va bien dans sa vie et que seule la sexualité pose problème, on interroge aussi le reste. Un problème de sexualité peut par exemple révéler des problèmes de conflits ou de communication au sein du couple. Mais on peut aussi repérer un problème de burnout au travail, ou de saturation mentale, quand brusquement la sexualité se met en berne.”

Mais attention, toutefois, au moment de choisir un(e) professionnel(e). “Il faut être prudent, parce qu’il existe des gens qui se disent sexothérapeutes et n’ont pas nécessairement de vraie formation, poursuit la sexologue. C’est pour cela qu’il existe depuis 1980 un Syndicat National des Sexologues Cliniciens, répertoriant les professionnels de la sexologie, qui ont tous suivi une formation clinique, avec au minimum deux années d’apprentissage, des stages, des mémoires etc. Le grand public peut d’ailleurs se référer à la liste des professionnel(le)s qui adhèrent au Syndicat pour être assuré d’avoir affaire à quelqu’un de compétent.” Le reste du chemin, lui, vous appartient.

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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