Chirurgie de l’obésité : tout savoir sur l’abdominoplastie

4 Mar. 2020

Sleeve gastrectomie, by-pass ou anneau gastrique… la chirurgie bariatrique, ou chirurgie de l’obésité, consiste à réduire la capacité de l’estomac afin de diminuer la quantité d’aliments ingérés avec, à la clé, une importante perte de poids de plusieurs dizaines de kilos. « Les patients perdent en moyenne 30 à 70 kg, avec des valeurs extrêmes allant de 20 à 100 kg », précise le Dr Éric Varini, chirurgien bariatrique.

Quel est le principe de la chirurgie réparatrice ?

Une fois cette masse graisseuse perdue, les patients se retrouvent souvent avec un excès de peau. aGénéralement, il se situe au niveau de l’abdomen et peut former un « abdomen pendulum » ou abdomen en besace. Autrement dit, la peau tombe par-dessus le pubis. Cela peut aussi s’observer au niveau des bras, des cuisses ou des seins », détaille le Dr Varini. Pour y remédier, il est possible de pratiquer plusieurs opérations de chirurgie réparatrice. « La plus commune est l’abdominoplastie, qui consiste à retirer l’excès de peau au niveau du ventre. Si cet excès se retrouve également sur les côtés et sur le dos, on peut pratiquer un body lift : le retrait se fait de façon circulaire tout autour de l’abdomen du patienta, explique le chirurgien. Des opérations de chirurgie réparatrice peuvent aussi être pratiquées sur les bras, les cuisses et les seins, mais on ne fait jamais tout en même temps pour éviter les anesthésies longues et les complications.

Qui peut en bénéficier ?

Toutes les personnes ayant perdu beaucoup de poids (qu’elles aient, ou non, subi une chirurgie de l’obésité) et qui se retrouvent avec un excès de peau gênant dans leur quotidien. aLorsque l’on pratique une opération de chirurgie bariatrique, on informe toujours nos patients de la possibilité de subir, par la suite, une opération de chirurgie réparatrice, souligne le Dr Varini. Mais c’est à eux ensuite de revenir vers nous s’ils le souhaitent. On ne va pas proposer l’opération à un patient qui n’en exprime pas le besoin. » Il y a aussi des conditions. Avant de subir une telle intervention, il faut que la perte de poids soit stabilisée, ce qui veut dire attendre au moins un an après la chirurgie bariatrique. « Il faut aussi que le patient présente un bon équilibre nutritionnel et qu’il arrête de fumer au moins dans la période périopératoire (juste avant et après l’intervention), car le tabac retarde la cicatrisation », précise le chirurgien.

Combien de temps est-on hospitalisé ?

« On reste à l’hôpital entre un et cinq jours selon l’importance du geste et il faut compter en moyenne un arrêt de travail de deux à trois semaines », répond le Dr Varini. Pendant un mois, le patient devra porter une contention (gaine, manchon ou panty). La reprise du sport pourra se faire un à deux mois après l’opération.

Quels résultats en attendre ?

Les opérations de chirurgie réparatrice permettent d’améliorer le confort des patients. Ils viennent souvent avec une gêne : des sensations de ballottement au niveau des bras, des frottements au niveau des cuisses, une difficulté à s’habiller, des problèmes de macération au niveau des plis cutanés. « Autant de problèmes qui peuvent être résolus, en grande partie, grâce à la chirurgie », assure le spécialiste.

Combien ça coûte ?

En France, il faut compter :

  • entre 1 500 et 5 000 € pour une abdominoplastie
  • entre 1 500 et 2 500 € pour une chirurgie réparatrice des bras
  • entre 2 500 et 3 500 € pour celle des cuisses.

« Mais les prix peuvent varier en fonction du chirurgien, de la complexité de l’opération et de la ville (province ou Paris) », indique le Dr Varini. Par ailleurs, dans certains cas, ce type de chirurgie peut être précédé ou accompagné d’une liposuccion pour parfaire le résultat, ce qui augmente alors le prix.

Est-ce que c’est remboursé ?

Oui, mais de façon très partielle : 300 € pour l’abdominoplastie et 270 € pour la chirurgie des membres. Une prise en charge qui doit remplir certaines conditions. Pour l’abdominoplastie, il doit y avoir présence d’un abdomen en besace et  pour la chirurgie des membres, il faut obligatoirement qu’il y ait eu une chirurgie de l’obésité auparavant. Une demande d’entente préalable est par ailleurs nécessaire. Certaines mutuelles peuvent néanmoins compléter ce remboursement. Si la Sécurité sociale refuse le remboursement, l’opération sera considérée comme de la chirurgie esthétique. Elle ne sera donc pas remboursée et la personne n’aura pas droit à des indemnités d’arrêt de travail.

À qui doit-on s’adresser ?

Ce type d’intervention peut se faire dans un hôpital public ou en clinique privée. Parfois, ce sont les mêmes équipes qui pratiquent la chirurgie de l’obésité et la chirurgie réparatrice ; parfois, elles sont différentes. Si vous avez subi une opération de chirurgie bariatrique (ou que vous envisagez de le faire), le mieux est d’en discuter avec votre chirurgien. Si vous avez perdu du poids sans l’aide de la chirurgie, parlez-en à votre médecin traitant, qui saura vers quel spécialiste vous orienter.

Témoignage de Céline, 45 ans  « Je suis très satisfaite de mon abdominoplastie »
En juillet 2012, j’ai subi une opération bariatrique (un by-pass, ou court-circuit gastrique). Je pesais 132 kg et j’en ai perdu 60. Néanmoins, même si l’intervention et la perte de poids qui a suivi ont été une véritable renaissance, j’ai très vite ressenti une gêne importante au niveau de l’abdomen. Ma peau pendait, m’empêchait de m’habiller et me complexait énormément. Mais j’ai attendu presque trois ans avant d’opter pour la chirurgie réparatrice. D’abord pour stabiliser mon poids, mais aussi parce que je voulais laisser à mon corps le temps de récupérer, d’autant que j’avais subi d’autres opérations chirurgicales. En juin 2016, j’ai donc eu une abdominoplastie. L’opération s’est très bien passée et je n’ai pas eu de douleurs postopératoires. Cinq mois plus tard, mes cicatrices ne se voient presque plus. Je suis très satisfaite du résultat, même si quelques retouches seront sans doute nécessaires.

Notre expert : Dr Eric Varini, chirurgien bariatrique au pôle obésité du groupe Courlancy, à la clinique Saint-André (Reims)

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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