Cancer de la prostate : a-t-il un lien avec l’alimentation ?

30 Juil. 2020

L’étude se passe à Montréal. Les résultats médicaux de 4000 hommes, examinés entre 2005 et 2012, sont passés au peigne fin par une chercheuse de l’INRS, la professeure Marie-Elise Parent. Elle cherche à comprendre s’il peut y avoir un lien entre cancer de la prostate et alimentation… Et la réponse est plutôt oui, souligne l’étude.

Pour en arriver à cette conclusion, elle a divisé les 4 000 profils masculins étudiés en trois catégories alimentaires : saine (essentiellement végétale), occidentale avec sel et alcool, et occidentale avec sucreries et boissons (pâtes, pizzas, sodas). D’autre part, elle associe l’âge des sujets, les antécédents médicaux des patients, l’ethnicité mais aussi l’éducation.

Alcool et sel, sans lien véritable avec le cancer de la prostate

Sans véritable surprise, elle s’est aperçue que les hommes ayant une alimentation saine avaient moins tendance à développer un cancer de la prostate. Et que ceux dont l’alimentation était composée de sucre et de boissons gazeuses développaient des cancers de la prostate plus agressifs. Mais contre toute attente, l’alimentation à base de sel et d’alcool (bière et vin) n’a pas permis d’établir un lien clair avec ce type de cancer.

Le choix d’un « profil alimentaire », plutôt que d’isoler un ou plusieurs aliments potentiellement à risque, permet de faire des recommandations nutritionnelles plus globales, à la suite de cette étude. « Plutôt que de miser sur un aliment miracle, on adopte un profil alimentaire » pour se prémunir d’un cancer de la prostate, a conclut la chercheuse.

Cancer de la prostate : faut-il se faire dépister ?

Le cancer de la prostate survient tardivement et il a en général une évolution lente. Beaucoup d’hommes concernés mourront donc d’autre chose que de leur cancer. « On estime que 70 % des hommes de 80 ans ont un cancer de la prostate » rappelle le Dr Jean-Baptiste Méric. Pas question, donc, d’aller dépister ces tumeurs chez des patients âgés ! Il en est tout autrement pour des hommes plus jeunes ou des personnes à risques (patients afro-antillais, hommes dont le père ou le grand-père est mort d’un cancer de la prostate… ). Pour ceux-là, mieux vaut un dépistage dès 45 ans ; pour les autres, à partir de 50 ans.

Le cancer de la prostate ne bénéficie pas d’un « dépistage organisé » comme celui du côlon. Le bilan est réalisé à la demande du patient ou à l’initiative du médecin traitant. Ce dernier passe la main à l’urologue lorsque le dosage de PSA (antigène prostatique spécifique) sécrétée par la prostate, est suspect.

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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