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Autotests nasaux anti-Covid : en pharmacie, c’est pour quand ?

25 Mar. 2021

Les autotests de dépistage contre le coronavirus seront en vente “dès cette semaine” en France, avait annoncé dimanche 14 mars le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, invité sur le plateau de BFM TV. “Ce sera assez facile d’accès, a-t-il précisé. Le principe de l’autotest, c’est justement qu’on puisse l’avoir en famille. Ce sera en supermarchés ou en officines en tout cas, si c’est le plus facile, ça va être très facile à organiser.”

Si la Haute autorité a donné son feu vert le 16 mars aux tests antigéniques effectués sur prélèvement nasal, les autotests restent pour l’instant uniquement utilisés par l’Etat lors des campagnes de dépistage massif. “Leur vente en dehors des pharmacies n’est pas autorisée”, a confirmé la DGS au Parisien (daté du 25 mars).

Pourquoi ? “J’ai essayé, et ce n’est pas aussi simple qu’on l’imagine”, a souligné Olivier Véran au Parisien. Autres freins : un part élevée de faux négatifs et la difficulté de tracer les cas contacts lorsqu’une personne se dépiste seule chez elle. Cela impliquerait en effet qu’elle prévienne l’Assurance maladie, mais comment être sûr qu’elle le fasse vraiment ?

A ce jour, une vente en grande surface est donc exclue par le gouvernement. Ils devraient toutefois arriver en pharmacie, une fois que l’Agence nationale de sûreté du médicament et des produits de santé (ANSM) aura donné son accord.

Les auto-tests pharyngés : comment ça marche ?

Comme les tests naso-pharyngés, ce sont des tests rapides. La seule différence, c’est que le prélèvement se fait moins profondément dans les narines. Le prélèvement nasal est moins invasif et moins désagréable que le prélèvement naso-pharyngé, “il n’est pas nécessaire d’aller aussi profond, mais simplement à 3 à 4 cm”, précise Cédric Carbonneil (HAS), ce 16 mars. De plus, la lecture étant simple, elle peut également être réalisée par l’usager.

Le prélèvement consiste à introduire un écouvillon spécifique pour le prélèvement nasal dans le vestibule narinaire sur 3 à 4 cm jusqu’au cornet nasal médian. Certains écouvillons présentent une collerette pour aider à apprécier la profondeur de leur introduction. Puis, un mouvement de rotation est réalisé 5 fois avant le retrait de l’écouvillon. Si le prélèvement d’une seconde narine est nécessaire, il faut procéder de la même façon dans l’autre narine avec le même écouvillon. Reste à lire le résultat : comme pour un test de grossesse, si deux bandes apparaissent, le test est positif.

  • Si le test est négatif : il est indispensable de poursuivre les gestes barrière en raison des faux négatifs.
  • Si le test est positif, le test doit être confirmé par RT-PCR pour caractériser le variant et être identifié par l’Assurance maladie dans le cadre du “contact-tracing” et donc prévenir les contacts. L’isolement reste indispensable, comme pour tout autre test.

A qui s’adressent les autotests ?

La HAS recommande deux indications pour ces tests à effectuer soi-même :

dans la sphère privée, chez les personnes asymptomatiques de plus de 15 ans, par exemple, avant une rencontre avec des proches. Le test antigénique rapide sur prélèvement nasal devra idéalement être réalisé le jour même ou à défaut la veille de la rencontre.

en indication médicale en complémentarité des modalités de dépistage existantes chez les personnes asymptomatiques de plus de 15 ans, dans le cadre d’un dépistage à large échelle. Par exemple dans un lycée, dans un immeuble…

Ces auto-tests ne sont pas recommandés chez les enfants, en raison d’un manque de données d’efficacité chez les moins de 15 ans. De plus, le geste peut poser des problèmes chez les jeunes enfants (irritations nasales notamment). Il existe un prélèvement permettant d’insérer l’écouvillons moins profondément (dans la partie avant de la narine) mais il n’est pas pour le moment recommandé par la HAS.

Les autotests sont-ils fiables ?

Les données sont en cours d’analyse, informe ce 16 mars, la HAS. Elle estime pour l’heure que, pour être commercialisé et obtenir un marquage CE, un test antigénique nasal ou naso-pharyngé, doit avoir une sensibilité supérieure ou égale à 80% et une spécificité de 99%.

La fiabilité dépend par ailleurs de la bonne réalisation du test : écouvillon adapté (spécifique, un peu plus large), à enfoncer dans la narine sur 3 à 4 cm, et pas juste à l’entrée de la narine. Une fois le prélèvement réalisé, les conditions de réalisation définies dans la notice doivent être respectées (température, attente avant de lire l’apparition du résultat…).

Quand seront-ils disponibles ?

L’avis de la HAS, sera suivi par celui de l’Agence du médicament avant commercialisation en pharmacie. Pour l’heure l’ANSM ne s’est pas prononcée.

Sources :

  • “Covid-19 : tests rapides, autotests, quelle place dans la stratégie de dépistage ?”, conférence de presse HAS, 16 mars.
  • Le Parisien, 25 mars.

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