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Autotests Covid au lycée, en pharmacie : comment ça marche ? quel prix ?

22 Avr. 2021

SOMMAIRE :

  • Autotests à l’école (lycée, collège) : qu’est-il prévu pour les élèves et enseignants ?
  • Les auto-tests pharyngés : comment ça marche ?
  • [EN VIDEO] Autotest : le tutoriel
  • A qui s’adressent les autotests ?
  • Quel est le prix des autotests ?
  • Les autotests sont-ils fiables ?

La Haute autorité a donné son feu vert le 16 mars à ces tests antigéniques effectués sur prélèvement nasal. Ils sont disponibles dans certaines pharmacies depuis le 12 avril. En revanche, ne les cherchez pas en supermarché, leur vente étant réservée aux professionnels, “capables d’expliquer leur fonctionnement”, avait justifié Olivier Véran.

Mais ce n’est pas tout, le gouvernement souhaite également les proposer massivement en milieu scolaire, en priorité dans les territoires les plus touchés par l’épidémie Covid-19. Alors que la rentrée des écoliers est confirmée pour lundi 26 avril et celle des collégiens et des lycéens pour le 3 mai, le protocole sanitaire déjà strict sera maintenu et les campagnes de dépistage vont s’accélérer afin de limiter les fermetures d’écoles et les transmissions entre enfants et parents. En effet, le virus circule encore à un niveau élevé dans certaines régions. Pour éviter une nouvelle flambée, la stratégie “tester, tracer, isoler” devrait donc se concrétiser par l’utilisation massive des autotests, en complément des tests salivaires déjà proposés à l’école.

Autotests à l’école (lycée, collège) : qu’est-il prévu pour les élèves et enseignants ?

  • Seuls les lycéens devraient bénéficier de ces autotests antigéniques, selon un rythme d’un test par semaine par adolescent.
  • L’accès aux autotests est prévu dans un second temps aux collégiens.
  • Pour les élèves de primaire, ils seraient a priori exclus étant donné que la HAS recommande leur utilisation à partir de 15 ans uniquement. En primaire donc, il est plutôt prévu d’utiliser des tests salivaires. 
  • Les autotests antigéniques seront également mis à disposition du personnel de l’Education nationale

Le Conseil scientifique explique dans un avis remis au gouvernement le 19 avril que cette stratégie est efficace à condition de tester massivement. “Des dépistages réguliers montrent une efficacité croissante dans la réduction de la taille de l’épidémie lorsque l’adhésion et la fréquence des tests augmentent”, est-il écrit dans cet avis, qui s’appuie sur une étude de Vittoria Colizza (INSERM) et Alain Barrat (CNRS). “Pour une adhésion élevée (75%), des tests une fois par semaine suffiraient à réduire considérablement (autour de 50%) le nombre de cas. Une adhésion totale (100%) fournirait légèrement plus de contrôle.”

Quant à savoir concrètement comment se feront les tests : à domicile avant d’aller au lycée ? Sur place ? Sous la supervision de l’établissement ou des parents ? Le gouvernement devrait donner des informations précises ce jeudi 22 avril lors d’une conférence de presse, en présence du ministre de l’Education Nationale et du ministre de la Santé.

Le Conseil scientifique préconise en tout cas de s’appuyer sur les Fédérations de Parents d’élèves. “La valeur ajoutée de ce dépistage scolaire et les attentes (niveau d’adhésion nécessaire et rythme de prélèvement) devront être expliquées à l’ensemble des acteurs, et la ressource en autotests disponible organisée et sécurisée”, souligne-t-il. Ce déploiement de dépistage par autotest en le milieu scolaire doit aussi “être prévu pour la rentrée scolaire de septembre 2021” etau moins pour le trimestre scolaire de l’automne 2021, en attendant d’avoir une possibilité de vacciner les enfants d’âge scolaire, si elle est mise en place.”

Les auto-tests pharyngés : comment ça marche ?

Comme les tests antigéniques naso-pharyngés, ce sont des tests rapides. La seule différence, c’est que le prélèvement se fait moins profondément dans les narines. Le prélèvement nasal est moins invasif et moins désagréable que le prélèvement naso-pharyngé, “il n’est pas nécessaire d’aller aussi profond, mais simplement à 3 à 4 cm”, avait précisé Cédric Carbonneil (HAS), le 16 mars dernier. La lecture étant simple, elle peut être réalisée par l’usager.

Le prélèvement consiste à introduire un écouvillon spécifique pour le prélèvement nasal dans le vestibule narinaire sur 3 à 4 cm jusqu’au cornet nasal médian. Certains écouvillons présentent une collerette pour aider à apprécier la profondeur de leur introduction. Puis, un mouvement de rotation est réalisé 5 fois avant le retrait de l’écouvillon. Si le prélèvement d’une seconde narine est nécessaire, il faut procéder de la même façon dans l’autre narine avec le même écouvillon. Reste à lire le résultat au bout de 10 à 15 minutes : comme pour un test de grossesse, si deux bandes apparaissent, le test est positif.

  • Si le test est négatif : il est indispensable de poursuivre les gestes barrière en raison des faux négatifs.
  • Si le test est positif, le test doit être confirmé par RT-PCR pour caractériser le variant et être identifié par l’Assurance maladie dans le cadre du “contact-tracing” et donc prévenir les contacts. L’isolement reste indispensable, comme pour tout autre test.

[EN VIDEO] Autotest : le tutoriel

L’autotest est destiné aux personnes de plus de 15 ans, il ne convient pas aux personnes qui ont des symptômes ou qui sont cas contact. Idéalement, il est à réaliser plusieurs fois par semaine.

A qui s’adressent les autotests ?

La HAS recommande deux indications pour ces tests à effectuer soi-même :

dans la sphère privée, chez les personnes asymptomatiques de plus de 15 ans, par exemple, avant une rencontre avec des proches. Le test antigénique rapide sur prélèvement nasal devra idéalement être réalisé le jour même ou à défaut la veille de la rencontre. “En répétant le prélèvement, par exemple 1 à 2 fois par semaine, on augmente les chances de détecter le virus au début de la maladie”, précise le ministère de la santé, dans son guide d’utilisation des autotests.

en indication médicale en complémentarité des modalités de dépistage existantes chez les personnes asymptomatiques de plus de 15 ans, dans le cadre d’un dépistage à large échelle. Par exemple dans un lycée, dans un immeuble…

Ces auto-tests ne sont pas recommandés chez les enfants, en raison d’un manque de données d’efficacité chez les moins de 15 ans. De plus, le geste peut poser des problèmes chez les jeunes enfants (irritations nasales notamment). Il existe un prélèvement permettant d’insérer l’écouvillons moins profondément (dans la partie avant de la narine) mais il n’est pas pour le moment recommandé par la HAS.

Quel est le prix des autotests ?

Peu de pays ont déployés les autotests. En Europe, ils sont utilisés en Allemagne et au Royaume-Uni. Le ministère de la Santé précise que le prix-limite de vente pour le grand public s’élèvera à 6€ par autotest dans un premier temps. Ce prix-limite de vente passera à 5,2€ dès le 15 mai.

Les autotests ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie, contrairement aux tests PCR et aux tests antigéniques classiques. “Le grand public dispose en effet déjà d’une offre de tests PCR et antigéniques facilement accessibles et pris en charge, dans un réseau dense de plus de 12 000 points de tests”, justifie le ministère de la Santé.

Toutefois, sont exemptés de paiement les salariés de services à domicile ou de particuliers employeurs intervenant auprès de personnes âgées ou en situation de handicap, ainsi que les accueillants familiaux. Pour en bénéficier, ils doivent présenter une pièce d’identité, ainsi qu’un justificatif attestant de leur statut professionnel, dans la limite de 10 autotests par mois.

Les autotests sont-ils fiables ?

Les données sont en cours d’analyse, avait expliqué ce 16 mars, la HAS. Pour être commercialisé et obtenir un marquage CE, un test antigénique nasal ou naso-pharyngé, doit avoir une sensibilité supérieure ou égale à 80% et une spécificité de 99%.

La fiabilité dépend par ailleurs de la bonne réalisation du test : écouvillon adapté (spécifique, un peu plus large), à enfoncer dans la narine sur 3 à 4 cm, et pas juste à l’entrée de la narine ou au contraire trop profondément. Une fois le prélèvement réalisé, les conditions de réalisation définies dans la notice doivent être respectées (température, attente avant de lire l’apparition du résultat…).

“L’auto-prélèvement peut devenir dangereux lorsque l’écouvillonnage est trop profond et dirigé dans la mauvaise direction”, souligne l’Académie de médecine. A l’inverse : un “écouvillonnage trop timide et superficiel”, peut générer des faux négatifs.

“Il est donc primordial de garder à l’esprit qu’un résultat négatif ne signifie pas nécessairement que l’utilisateur n’est pas porteur du virus, explique encore le ministère de la Santé. C’est d’ailleurs le cas de tous les tests disponibles : aucun test ne permet en cas de résultat négatif de lever les gestes barrières.”

Le caractère itératif – c’est-à-dire répété plusieurs fois – de l’utilisation des autotests permet cependant d’augmenter leur fiabilité par la répétition régulière des prélèvements.

Ces tests sont un outil supplémentaire dans l’arsenal des tests disponibles, mais ils sont complémentaires aux tests PCR. En effet, il reste indispensable de pouvoir remonter les chaines de contamination afin de tracer toutes les personnes susceptibles d’être infectées, et que celles-ci puissent se faire tester et que les autorités de santé puissent suivre et contrôler l’épidémie. Un flash code pourrait être associé au kit d’autotest, comme c’est le cas en Allemagne, afin de pouvoir identifier et suivre les cas positifs.

Sources :

  • “Covid-19 : tests rapides, autotests, quelle place dans la stratégie de dépistage ?”, conférence de presse HAS, 16 mars.
  • Interview Olivier Véran au media Brut, 2 avril 2021.
  • Ministère de la Santé

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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