Appli stop-Covid : prête pour le 11 mai ?

28 Avr. 2020

En raison de l’épidémie de Covid-19, « le confinement le plus strict sera poursuivi jusqu’au 11 mai », a annoncé Emmanuel Macron ce 13 avril. A partir de cette date, des mesures seront prises progressivement pour sortir la France du confinement (retour à l’école, retour au travail, etc.) selon un calendrier qui sera adapté régulièrement. Pour faciliter cette sortie, le Président a d’ores et déjà annoncé un dépistage des personnes symptomatiques et des plus fragiles, ainsi que le déploiement d’une application pour repérer les personnes contaminées autour de soi.

Le gouvernement prépare une application baptisée StopCovid. L’objectif, annoncé par le ministre de la santé Olivier Véran : « développer une application qui pourrait limiter la diffusion du virus en identifiant des chaînes de transmission« .

Mais le projet est contesté et suscite des résistances : le traçage numérique implique une « surveillance » contraire au respect de la liberté et de la vie privée. Les partisans de cette application estiment cependant que le recours au Bluetooth est plus protecteur pour la vie privée que la géolocalisation. Alors, l’appli sortira-t-elle ? « Le Premier Ministre en parlera mais à ce stade l’outil n’étant pas prêt, il ne sera pas au cœur du plan », affirme ce 27 avril une source gouvernementale à LCI.

A quoi va servir StopCovid, l’application de déconfinement ?

Le but est de limiter la propagation du coronavirus une fois déconfinés. Alors en élaborant StopCovid « l’idée serait de prévenir les personnes qui ont été en contact avec un malade testé positif afin de pouvoir se faire tester soi-même, et si besoin d’être pris en charge très tôt, ou bien de se confiner », a expliqué le ministre de la Santé. Il ne s’agirait pas d’effectuer un « traçage numérique » qui fait peur aux Français.

En quoi consistera l’application StopCovid ?

Elle ne se basera pas sur nos données GPS, comme peuvent le faire les applications de rencontre type Happn. Mais fonctionnera de façon similaire, grâce au Bluetooth de nos smartphones. Donc aucune donnée de géolocalisation précise, juste une notion de proximité. « Elle retracera l’historique des relations sociales qui ont eu lieu dans les jours précédents, sans permettre aucune consultation extérieure, ni transmettre aucune donnée. Lorsque deux personnes se croisent pendant une certaine durée, et à une distance rapprochée, le téléphone portable de l’un enregistre les références de l’autre dans son historique. Si un cas positif se déclare, ceux qui auront été en contact avec cette personne seront prévenus de manière automatique« , a expliqué le Secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O.

Une application fiable et efficace ?

Reste à savoir si le projet va réellement se concrétiser. En effet, ce 14 avril, à l’occasion d’une audition devant la commission des affaires économiques du Sénat à propos de l’application de tracking, Cédric O. s’est dit « optimiste mais pas totalement certain » de l’utilité du projet. Le problème ? La technologie Bluetooth ne permettrait pas en soi de mesurer exactement la distance entre deux smartphones et donc de savoir s’il y a un réel risque de contamination ou non entre les porteurs des appareils.

Tout le monde sera-t-il inscrit sur l’application ?

L’application StopCovid fonctionnera sur la base du volontariat. Elle n’est pas obligatoire et pourra être désinstallée si l’utilisateur le souhaite. Pour autant, elle ne sera efficace que si un grand nombre de personnes y est connecté. Dans l’idéal, au minimum 60% de la population, selon une étude de l’université britannique d’Oxford. Ce type d’application est déjà en place à Singapour.

Le ministre de la santé a promis des données anonymes, il ne sera pas possible de savoir qui a contaminé qui. L’application respectera le droit européen sur les données personnelles. C’est l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) qui mène les travaux de recherche.

Pourquoi Apple n’en veut pas ?

Le problème, c’est qu’ Apple refuse que le Bluetooth soit activé en permanence sur les iPhone afin de ne pas dégrader les capacités des batteries. En d’autres termes, si la firme met son veto, l’application ne pourrait pas être utilisée par les utilisateurs d’iPhone.

Qu’en pense la CNIL ?

Pour la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), l’application StopCovid présente un risque d’ » atteinte forte » aux libertés. Mandatée par le gouvernement, la Commission a rendu un avis de onze pages, que le JDD s’est procuré. L’absence de localisation et le caractère provisoire et volontaire de cette application, rassurent la CNIL. Elle demeure toutefois vigilante concernant la protection de la vie privée et des données personnelles. « Le fait de collecter les listes de personnes que les individus ont fréquentées » pourrait porter « une atteinte forte » à la vie privée. Elle en appelle donc à « une grande prudence ». La commission soulève par ailleurs le risque « d’accoutumance ».

Quels autres pays utilisent une application pour le déconfinement ?

Après Singapour, l’Allemagne a elle aussi annoncé qu’elle allait lancer une application pour faciliter le suivi individuel des cas et l’identification des chaînes de contamination au coronavirus. En Italie, l’application sélectionnée s’appelle Immuni, elle sera d’abord testée dans certaines régions avant que son utilisation ne soit étendue à tout le pays. Elle aussi utilise la technologie Bluetooth.

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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