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Anxiété, dépression chez l’enfant ou l’ado… Quels signes doivent alerter les parents ?

22 Mar. 2021

Les enfants et les adolescents ne sont pas épargnés par le stress généré par l’épidémie de coronavirus : “les données épidémiologiques montrent une augmentation des symptômes dépressifs chez les moins de 15 ans, ainsi qu’une augmentation des passages aux urgences et du nombre d’hospitalisations après passage de 80 %, a expliqué Angèle Consoli, pédopsychiatre à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à nos confrères de France Inter ce lundi 22 mars 2021. Même chose pour la tranche d’âge 12-17 ans, avec des symptômes anxieux, dépressifs et des crises suicidaires.

Quels sont les “signes d’alerte” qui reflètent une souffrance psychologique chez les enfants et les adolescents ?

Le Center for Disease Control and Prevention (CDC) d’Atlanta (aux États-Unis) a mis en ligne une petite fiche qui liste les “drapeaux rouges” à ne pas ignorer :

  • Le jeune enfant est irritable : il pleure et crie davantage,
  • L’enfant régresse dans ses acquis : on peut notamment assister au retour du “pipi au lit” ou à un retard d’acquisition du langage,
  • L’enfant ou l’adolescent s’isole et/ou s’inquiète de façon disproportionnée,
  • L’enfant ou l’adolescent se dispute davantage avec ses frères et sœurs,
  • L’enfant ou l’adolescent dort et/ou mange mal : horaires de coucher et/ou de lever inhabituels, sommeil plus long ou plus court, grignotages, petit appétit…
  • L’adolescent se montre irritable, susceptible et/ou impulsif : “il semble plus colérique, plus explosif” développe la pédopsychiatre,
  • L’enfant ou l’adolescent se désintéresse des activités jusqu’ici appréciées : “il peut se mettre en retrait” ajoute la spécialiste,
  • L’enfant ou l’adolescent se plaint de maux de tête, de maux de ventre, de douleurs articulaires et/ou musculaires,
  • L’adolescent fume et/ou boit davantage.

De manière plus générale, “un changement de comportement, ce que l’on appelle une “rupture avec l’état antérieur” doit alerter” affirme Angèle Consoli.

Souffrance psychologique chez l’enfant ou chez l’adolescent : comment réagir ?

Sans surprise, la clé de l’apaisement réside dans la communication : “il faut parler avec son enfant, quel que soit son âge, avec les mots adaptés” recommande la pédopsychiatre.

Concrètement, comment fait-on ?Il faut demander [à l’enfant] ce qui l’inquiète, ce qui l’angoisse : parler réduit déjà le niveau d’anxiété.” Ensuite, Angèle Consoli recommande d’adopter un discours “clair et apaisant, qui peut être rassurant“, notamment vis-à-vis de la vaccination contre le Covid-19. Si le dialogue est rompu, ne pas hésiter à prendre rendez-vous chez un(e) professionnel(le).

Les livres et les podcasts peuvent s’avérer d’une aide précieuse : “pouvoir rêver, imaginer, voyager dans sa tête (…) c’est important” souligne la spécialiste. Enfin, il est préférable de limiter l’accès aux écrans : 12 heures par semaine (après l’âge de 9 ans), c’est la limite haute.

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Source: https://www.topsante.com/feed/list/rss/(limit)/30 – Topsante.com

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