5 règles pour simuler son cerveau

9 Fév. 2021

Lorsque l’on apprend, des connexions supplémentaires apparaissent tandis que d’autres, existantes, se renforcent ou s’affaiblissent. “Un peu comme Internet, en somme : la “toile” comporte d’innombrables réseaux, petits et grands, reliés entre eux, compare Michel Le Van Quyen, chercheur à l’Inserm. Elle est le siège d’une constante évolution de ses connexions, qui se réorganisent en fonction des besoins ou des intérêts du moment. Le cerveau a naturellement la capacité d’aller très loin, pour peu qu’on le maintienne régulièrement en activité”, assure-t-il.

C’est d’ailleurs recommandé puisqu’en cas de lésion (AVC…), ceux qui disposent d’un nombre plus élevé de neurones et de connexions cérébrales présenteraient des troubles moins sévères. En d’autres termes, plus on a stimulé son cerveau, plus il se développe et plus il est développé, mieux il résistera aux assauts de l’âge et des troubles cérébraux. Un cercle vertueux en quelque sorte.

Pour mémoriser il faut l’attention, la concentration et l’énergie

Sans plaisir, pas d’envie d’agir, ni de motivation à être curieux, entreprendre, tester, pratiquer, nouer des liens sociaux… “On peut tout à fait vieillir en gardant une mémoire remarquable, à condition d’être motivé et de la stimuler chaque jour, en se faisant plaisir”, insiste Bernard Doutres, pharmacien et spécialiste de la nutrition.

L’important : que vos activités et vos interactions sociales (professionnelles et amicales) soient perçues comme satisfaisantes, donc inutile de vous mettre au Sudoku si vous n’avez aucun attrait pour ça. Et même, chez les personnes présentant un trouble cognitif, les expériences montrent, au début de la maladie, un effet protecteur des émotions positives sur les capacités résiduelles de mémoire. “Tout est bon dès lors que l’on s’appuie sur l’intérêt, la motivation et le plaisir, confirme le Dr Hervé Chneiweiss, médecin neurologue à la Pitié-Salpetrière (Paris). Pour mémoriser, il faut l’attention, la concentration et l’énergie avec des phases d’action et de repos, et toujours la répétition.”

Pour mémoriser, il faut varier les activités

Autre règle : la diversité. Chaque activité, quelle qu’elle soit, stimule différentes zones du cerveau. L’idéal est donc de varier les activités sans se focaliser sur la mémoire, pour faire travailler toutes les zones cérébrales. Certes, la lecture implique toutes nos aires cérébrales et les mots croisés stimulent les deux parties du cerveau, mais cela ne suffit pas. Pas plus que les grilles de Sudoku ou les échecs.

Sortir, discuter, jardiner, aller au cinéma, lire, préparer de bons petits plats ou partir en voyage sont des activités tout aussi importantes pour entretenir les connexions des neurones, mémoriser de nouvelles informations et mobiliser celles déjà en stock. Tout au long de sa vie professionnelle, on peut aussi profiter du CPF (Compte personnel de formation) pour se remettre …

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